Nom officiel : Eesti Vabariik
Superficie : 45 227 km2 (le plus petit des Etats baltes , mais de même superficie que le Danemark)
Population : 1 367 000 habitants au 1er janvier 2001(le moins peuplé des pays baltes) ; dernier recensement en 2000
Origine de la population (2000) : 67,8 % d'Estoniens, 25,6 % de Russes, 2,1 % d'Ukrainiens, 1,2 % de Biélurusses, 0,9 % de Finnois , 2,4 % autres.
Langue : La langue officielle de l'Estonie est l'estonien, qui fait partie du groupe linguistique finno-ougrien, de même que le finnois et le hongrois. L'alphabet latin est utilisé pour l'estonien écrit depuis le XVIème siècle. Les Estoniens parlent également l'anglais, le russe et le finnois.
Population urbaine : 67,4 %
Densité : 32,6 habitants/km2
Espérance de vie à la naissance : hommes 65,1 ans ; femmes 76 ans
Religion : Depuis la Réforme, au XVIème siècle, l'Estonie est un pays protestant, de tradition luthérienne, mais les confessions orthodoxe, baptiste, méthodiste et catholique romaine, le judaïsme et l'islam sont également représentés.
Données démographiques(pour mille habitants) :
Accroissement naturel - 3,9
Natalité 9,5
Mortalité 13,4
Mortalité infantile 8,4
Capitale : Tallinn (400 000 habitants)
Villes importantes : Tartu (101 000 habitants), Narva (69 000 habitants), Kohtla-Järve (48 000 habitants), Pärnu (46 000 habitants)
Divisions administratives : 15 districts (maakonnad)
Rivière la plus longue : Pärnu (144 km)
Lacs : 1 400 dont le plus grand Peipus (Peipsi)(3 555 km2 dont 1 529 km2 en Estonie)
Iles : 1 521 dont la plus grande Saarema (2 922 km2)
Point culminant : Sour Munamägi (318 m)
Croissance (2001) : 5 %
Chômage (2001) : 12,4 %
P.I.B :
P.I.B./hab. (2001) : 9 800 Euros
Dette extérieure brute : 62 % du PIB
Principaux partenaires commerciaux en 2001 :
export : Finlande 27,6 % ; Suède 11 % ; Russie 8 % ; Lettonie 7 %
; Allemagne 6 % ; Etats-Unis 2 %
import : Finlande 27 % ; Russie 10 % ; Allemagne 10 % ; Suède 8 %
Principales productions : bois, papier, textiles, agroalimentaire, pêche et électronique
Monnaie : la couronne (kroon)- 1 Euro = 15,75 EEK (parité fixée par la loi du 20 juin 1992)
Chef de l'état : M. Arnold Rüütel , élu Président de la République le 21 septembre 2001 pour 5 ans
L'histoire de l'Estonie en quelques
dates
Les premiers habitants sont arrivés sur l'actuel territoire estonien
il y a 11.000 ans au plus tard, dès que la fonte de la calotte glacière
a rendu la zone habitable.
1ère moitié du 13e siècle : Dans l'histoire de la région
de la Mer Baltique, le 12e siècle est marqué par les croisades.
L'Estonie est incorporée au monde chrétien au début
du 13e siècle, suite aux invasions des croisés germaniques
et danois.
14e siècle : Le commerce dans la région de la Baltique est
dominé par la Ligue Hanséatique. Plusieurs villes d'Estonie
en font partie, dont Tallinn, qui a obtenu son droit de cité depuis
en 1248.
1ère moitié du 16e siècle : La Réforme de l'Eglise
gagne l'Estonie. Désormais, le pays fera partie de l'espace culturel
luthérien.
2ème moitié du 16e et 17e siècle : A partir de 1558,
le territoire de l'Estonie devient théâtre de combats dans une
guerre opposant le Danemark, la Suède, la Russie et la Pologne. La
Suède en sortira victorieuse, gardant la domination sur l'Estonie
jusqu'au début du 18e siècle. En 1632, la première Université est
fondée à Tartu.
18e siècle : Au cours de la Grande Guerre du Nord, l'Estonie passe
sous domination russe (1721). L'Estonie sera la fenêtre que Pierre
le Grand avait souhaité ouvrir sur l'Europe.
19e siècle : Les vents du romantisme national soufflent dans toute
l'Europe. C'est le début du Réveil national estonien. C'est
en 1862 que paraît l'édition populaire de l'épopée
nationale, le Kalevipoeg.
1918 : Le 24 février, proclamation de la République d'Estonie.
Celle-ci ne sera indépendante que sur le papier, jusqu'à ce
qu'elle gagne sa véritable indépendance au terme de la Guerre
de Libération (1918-1920), consacrée par le Traité de
paix de Tartu conclu avec la Russie soviétique.
1918-1939 : Période de la première indépendance estonienne.
L'Estonie aura le temps d'instaurer des relations diplomatiques avec les
principaux pays de l'arène internationale et d'ancrer son image dans
la conscience collective européenne. Cette indépendance sera
mise en cause par la conclusion du Pacte germano-soviétique en août
1939.
1939-1991 : Après l'occupation soviétique de 1940, l'Estonie
fera partie de l'axe nazi de 1941 à 1944. Elle est à nouveau
annexée par la Russie soviétique à l'automne 1944. Une
partie importante de la population choisit d'émigrer, une autre sera
déportée en Sibérie. Ceux qui restent tentent de s'adapter
au nouveau régime.
Fin du siècle : L'Estonie réussit à restaurer son indépendance,
par le biais de la "Révolution chantante" de 1989.
Source : site internet de l'Ambassade d'Estonie en France : www.est-emb.fr
Tourisme
la découverte de la beauté nordique de l'Estonie
L'Estonie est un pays dont le secteur touristique se développe rapidement.
Grâce à une politique accueillante vis-à-vis des touristes,
l'Estonie accueille tous les ans deux fois plus de visiteurs qu'elle n'a
d'habitants. Nous vous proposons ci-dessous un bref survol de l'Estonie en
tant que destination touristique en espérant pouvoir entendre dans
l'avenir bien plus souvent que jusqu'ici la langue de Molière sur
les pavés des ruelles étroites de la vieille ville de Tallinn.
L'un des principaux attraits de l'Estonie est la curieuse façon dont
l'Histoire et la modernité y cohabitent. Le visiteur est tout d'abord
agréablement surpris par l'architecture moderne, les hôtels
confortables, les cafés conviviaux et galeries d'art contemporaines.
En même temps, il sentira aussi la présence réelle d'une
riche Histoire, évoquée par les girouettes, les tourelles des
châteaux et les flèches des églises, les toits en tuiles
rouges et les clôtures en pierre, vieilles de plusieurs siècles,
les monuments de l'architecture paysanne. Dès le Moyen Âge,
l'Estonie est devenue partie intégrante de l'espace culturel européen
et le commerce, à travers ses ports, a contribué à faire
prospérer le pays tout en le faisant connaître à l'étranger.
L'un de ses ports séculaires est Tallinn, la capitale, ville dont
le charme unique en fait une destination incontournable.
Tallinn est l'une de ces rares villes entourées encore aujourd'hui
par un authentique mur medieval d'enceinte bien préservé. Le
reflet des torches et des lanternes sur les pavés, la lueur du coucher
de soleil sur les bâtisses du 16e siècle, la vue sur la mer
du haut de la colline de Toompea, mais aussi le bruit familier des tramways,
les foires d'artisanat pleines de vie et de couleurs, le plaisir des conversations
sur les terrasses des cafés, l'animation des festivals et des traditionnelles
journées de la vieille ville, manifestations toujours mémorables
- Tallinn, c'est tout cela. La vieille ville est féérique et
un peu secrète, et quoi de plus normal pour une ville millénaire
inscrite sur la liste du patrimoine culturel mondial de l'UNESCO. L'abondance
des touristes à Tallinn est la meilleure publicité possible
pour la ville et témoigne de sa convivialité, de son attirance
et de son hospitalité séculaires.
Si vous arrivez en Estonie en été, n'oubliez pas que la capitale
estivale officiellement reconnue du pays est la ville de Pärnu. Pärnu
est une ville qui vit de l'été et pour l'été et
qui respire à son rythme. On peut parfois avoir l'impression, dans
les rues de sa vieille ville minuscule mais remarquablement bien conservée,
d'entendre moins souvent l'estonien que le finnois, l'anglais, l'espagnol
ou le français. Pärnu et aussi Haapsalu sont aussi célèbres
pour avoir été parmi les destinations de vacances favorites
de la dernière famille impériale russe, les Romanov, et de
leurs proches. Ces sites bénéficient d'un microclimat unique
dont les effets revigorants sur l'organisme humain sont bien connus. Villes
balnéaires, Pärnu et Haapsalu défendent depuis toujours
les vertus des bains de boue thérapeutiques. Un rapport qualité /
prix extrêmement intéressant, une tradition de service de grande
qualité et un accueil agréable attirent tous les ans dans les établissements
thermaux et les sanatoriums de ces deux villes des milliers de touristes
qui, après les soins, y trouvent tout ce qu'il faut pour se détendre
et pour se divertir.
La côte ouest avec ses forêts ombrageuses, ses eaux scintillantes,
ses superbes toits en chaume tout simples, ses châteaux et ses ruines
est d'une beauté irrésistible. Il n'y a pas de voyageur qui
ne soit fasciné par les îles estoniennes avec leur mystère
et leurs paysages uniques. Hiiumaa, la deuxième île d'Estonie,
ancien repaire de pirates, est un pays de mythes et de légendes. C'est
un paradis pour les randonneurs, les cyclistes et les amateurs de plages.
Sa nature intacte, ses phares, ses ruines vieilles de plusieurs siècles
et ses monuments de la Deuxième Guerre mondiale figurent parmi les
principales curiosités de cette véritable "perle de la
Baltique".
Saaremaa, la plus grande île d'Estonie, dont la capitale Kuressaare
peut s'enorgueillir de son château épiscopal du 14e siècle,
le mieux conservé de toute la région, constitue également
une curiosité à part. Véritable Mecque pour les touristes,
l'île est aussi en train de devenir un grand centre de soins thermaux.
La capitale de l'Estonie du Sud, Tartu, est la ville des étudiants.
L'Université de Tartu, fondée en 1632, a été pendant
des siècles le berceau et le symbole de la conscience nationale estonienne.
A quelques dizaines de kilomètres de Tartu l'on trouvera la petite
ville d' Otepää, le paradis estonien des skieurs, hôte de
la Coupe du monde du ski de fond. En été, Otepää offre
de magnifiques possibilités pour les randonnées et pour les
loisirs avec ses collines, ses 130 lacs et la diversité de ses paysages.
Les sites touristiques incontournables en Estonie
Tallinn
Cité médiévale inscrite au patrimoine mondial de l'humanité par
l'UNESCO, la vieille ville renvoie à une ambiance d'un autre temps.
Tout rappelle ici le Moyen Age. L'intérêt de Tallinn réside également
dans ses galeries d'art, ses musées (une trentaine), ses églises,
ses palais, mais aussi dans ses lieux branchés et ses restaurants
gastronomiques. Ancienne ville hanséatique, Tallinn est aujourd'hui
sans doute la plus high-tech et la plus moderne des capitales baltes.
(voir également article particulier)
Parnu et Haapsalu
Les deux sattions balnéaires du pays sont réputées pour
leurs belles plages et leurs établissement thermaux.
Tartu
Ancien comptoir de la Hanse, connu pour son festival de musique qui se tient
tous les quatre ans (il a lieu en 2003 fin septembre.
Le parc national de Lahemaa
Sanctuaire animalier, avec de superbe manoirs, des villages pittoresques
et des paysages surprenants.
Tourisme à Tallinn
Tallinn la médiévale
Selon une légende du Moyen-Age, un vieil homme émergeait chaque
printemps du lac bordant la capitale de l'Estonie pour s'enquérir
de l'avancement de la construction de la ville. Habiles, les gardesrépétaient
inlassablement que la cité n'était toujours pas finie.......évitant
ainsi que l'homme ne déclenche un cataclysme.
Aujourd'hui, nulle trace du vieil homme, mais la réponse reste d'actualité :
la ville est toujours très loin d'être achevée. Nouvelles
tours, nouveaux hôtels, nouveaux restaurants, nouveaux magasins.......Depuis
la chute de l'Union Soviétique et la déclaration d'indépendance
du plus petit des Pays baltes en 1991, Tallinn est en pleine mutation !
Mais la capitale estonienne n'oublie pas sa longue histoire et, derrière
les remparts, elle aime cultiver son passé moyenâgeux. La vieille
ville, classée au patrimoine mondial de l'Unesco, sait d'ailleurs
parfaitement replonger le visiteur au temps des guildes et des chevaliers.
Un étonnant voyage dans le temps !
Sans oublier qu'avec la mise en place cette année d'un tout nouveau
vol direct entre Paris et Tallinn, la capitale de l'Estonie pourrait bien
rapidement devenir la nouvelle destination à la mode.
Pourquoi y aller ?
Pour la vieille ville : remparts, rues pavées, anciennes demeures
du XIIIème et du XIVème siècles et ambiance médiévale
festival tous les mois de juin....
Pour les nuits blanches. De mai à la fin juillet, les journées
sont interminables et les nuits très courtes. A la mi-juin, le jour
le plus long dépasse les 19 heures !
Pour la nature. Au bord de la mer Baltique, Tallinn et sa région offrent
une nature très préservée, propice à de nombreuses
excursions.
Qui y va ?
Plus de 3,2 millions d'étrangers se sont rendus en Estonie en 2002.
La part des voyages à la journée est particulièrement
importante : 1,36 million ont passé au moins une nuit en Estonie.
La Finlande est le premier marché emetteur (plus de 1,82 millions
de visiteurs), suivie de la Lettonie (400 000), de la Russie (280 000) et
de la Suède (130 000). 150 000 Français ont visité le
pays en 2002. 5 000 d'entre eux s'y sont rendus en ferry depuis Helsinki
ou Stockholm principalement et près de 3 000 dans le cadre d'une croisière.
Moins de 6 000 Français ont passé au moins une nuit à Tallinn.
Type de séjour
La formule la plus plébiscitée reste celle du circuit combinant
les trois capitales baltes, avec parfois un séjour à Helsinki
ou à Saint-Petersbourg. Tallinn est également une escale importante
lors des parcours des croisiéristes en Europe du Nord. Les week-ends
devraient se développer grâce au vol direct Paris-Tallinn de
la compagnie Estonian Air (mardi, jeudi et dimanche).
Adresses utiles
Office du Tourisme de Tallinn
Vadabuse valjak 7 - 15199 Tallinn
Tél : +372 6 404 412 - Fax : + 372 6 404 208
Site internet : www. tourism.tallinn.ee
e-mail : turismiinfo@tallinnlv.ee
Office du tourisme d'Estonie
Roosikrantsi 11 - 15199 Tallinn
Tél : +372 6 279 770 - Fax : +372 6 279 777
Site internet : www.visitestonia.com
e-mail : info@visitestonia.com
Quelques renseignements pratiques
Décalage horaire : une heure par rapport à la France (quand
il est midi à Paris, il est 11 heures à Tallinn)
Formalités pour les citoyens de l'Union Européenne : passeport
en cours de validité + 3 mois.
Langues . L'estonien est une langue finno-ougrienne, proche du finnois et
du hongrois .......Les Estoniens parlent très souvent anglais, russe
et finnois. Le français est plutôt du domaine du marginal ......
Santé. Aucun vaccin n'est exigé et aucun risque particulier
n'est à signaler. En cas d'urgence, composer le 112.
Monnaie. La couronne estonienne ou "kroon" (1 EEK = 0,06 Euros
- 1 EURO + 15,65 EEK). L'ensemble des cartes de crédit sont acceptées
dans la plupart des magasins, restaurants et hôtels. Par contre, les
Traveller's cheques ne sont pas toujours acceptés dans les magasins,
mais ils peuvent être échangés facilement dans les banques.
Télécommunications. Pour téléphoner de France
vers l'Estonie : 00+372+...... Pour téléphoner d'Estonie vers
la France : 00+33+numéro sans le 0 initial.
Achats. On trouve à Tallinn de nombreuses boutiques vendant des bijoux
réalisés à partir de l'ambre, une spécialité........lituanienne.
L'artisanat estonien est, quant à lui, principalement composé d'objets
en bois : jouets, bols, couverts,....Les amateurs pourront également
rapporter différentes sortes de vodkas locales.
La culture estonienne
Historiquement, l'Estonie se trouve dans l'espace culturel européen.
Sa position géographique au bord de la Mer Baltique a influencé de
multiples façons la culture et le peuple estoniens. En tant que petit
peuple, les Estoniens ont accordé tout au long de l'Histoire une grande
importance à la culture et à l'éducation. De par sa
position géographique, l'Estonie a vu passer ou s'installer des représentants
de divers peuples et cultures. D'ailleurs, la plus grande ville d'Estonie,
Tallinn (anciennement Reval), a été la ville la plus orientale
de « l'Union européenne » du Moyen Âge, la Ligue
Hanséatique.
Naturellement, tout cela a laissé une trace dans l'histoire de la
culture estonienne, la marque la plus visible étant sans doute la
tolérance et le respect des Estoniens envers les représentants
d'autres peuples et cultures. C'est ainsi que, dans la première moitié du
XXe siècle, l'Estonie a été le premier pays en Europe à adopter
une loi sur l'autonomie culturelle, garantissant aux différentes ethnies
vivant en Estonie le droit de sauvegarder et de développer leurs cultures
nationales.
L'estonien fait partie des langues finno-ougriennes. Le plus ancien livre
en langue estonienne parvenu jusqu'à nos jours, le catéchisme
de Wanradt et Koell, a été publié en 1535 à Wittenberg.
L'épopée nationale, le Kalevipoeg, a été collectée
et rédigée par Friedrich Reinhold Kreutzwald et est parue entre
1857 et 1861 dans les publications de la Société Savante Estonienne.
Son édition populaire a été publiée en Finlande
en 1862.
Les écrivains estoniens les plus connus sont Anton Hansen Tammsaare,
Eduard Vilde et, naturellement, Jaan Kross, un classique vivant dont les œuvres
ont été traduites dans des dizaines de langues.
La musique a été et demeure une partie indissociable de la
culture estonienne. Être un « peuple chantant » fait partie
de l'identité estonienne. La tradition des Festivals panestoniens
de chant a débuté à 1869 à Tartu où a
eu lieu le premier Festival réunissant près de mille chanteurs
et musiciens venus de tout le pays. Aujourd'hui, c'est devenu une fête
qui, tous les cinq ans, rassemble près de 30.000 chanteurs et musiciens
devant un public de quelque 200.000 personnes. La tradition des Festivals
de chant en Estonie a inspiré, en 1988, ce qu'on appelle la « Révolution
chantante », qui a réuni des centaines de milliers de personnes
sur la Place du Chant pour exprimer leurs aspirations politiques et chanter
des chansons patriotiques.
C'est en chantant que l'Estonie s'est libérée de l'occupation
soviétique. Nombre de compositeurs estoniens tels Arvo Pärt,
Veljo Tormis, Erkki-Sven Tüür, Lepo Sumera, Sven Grünberg,
ainsi que des chefs d'orchestre et de chœur comme Neeme Järvi,
Eri Klas ou Tõnu Kaljuste, ont une renommée mondiale.
Dans la culture estonienne, un rôle important revient aux théâtres,
et notamment à deux d'entre eux : le théâtre Estonia à Tallinn
(fondé en 1865) et le théâtre Vanemuine à Tartu
(fondé en 1883). Les théâtres estoniens cultivent différents
styles et leurs répertoires contiennent des œuvres d'auteurs
dramatiques aussi bien classiques que contemporains.
Les films d'animation estoniens se sont fait un nom de par le monde, notamment
ceux de réalisateurs comme Priit Pärn, Riho Unt, Priit Tender
et Janno Põldma. C'est également le cas des films documentaires
comme ceux de Mark Soosaar. Tous les étés, un festival international
du film anthropologique a lieu à Pärnu et, en hiver, c'est au
tour du « Festival de cinéma des nuits noires » à Tallinn.
Les athlètes estoniens enregistrent de bonnes performances lors des
compétitions sportives internationales. Le basket-ball est considéré comme
la discipline préférée des Estoniens, mais ces dernières
années il est suivi de près par le football. L'Estonie a participé pour
la première fois aux Jeux Olympiques en 1912. Aux JO de Sydney, Erki
Nool a remporté la médaille d'or du décathlon. Aux Jeux
Olympiques d'Hiver de Salt Lake City en 2002, les skieurs Andrus Veerpalu
et Jaak Mae ont remporté, l'un, une médaille d'or et une médaille
d'argent, et l'autre, une médaille de bronze.
Politique
Composition du gouvernement de la République d'Estonie
Président de la République : M. Arnold RUUTEL (08.10.2001)
Gouvernement du 09 avril 2003
Premier Ministre, M. Juhan PARTS
Ministre des Affaires étrangères, Mme Kristiina OJULAND
Ministre de la Défense, M. Margus HANSON
Ministre des Finances, M. Tonis PALTS
Ministre de l'Intérieur, M. Margus LEIVO
Ministre des Affaires sociales, M. Marko POMERANTS
Ministre de la Justice, M. Ken-Marti VAHER
Ministre de l'Education et des Sciences, M. Toivo MAIMETS
Ministre de la Culture, M. Urmas PAET
Ministre de l'Agriculture, M. Tiit TAMMSAAR
Ministre de l'Economie et des Communications, M. Meelis ATONEN
Ministre de l'Environnement, M. Villu REILJAN
Ministre sans Portefeuille, chargé des Affaires régionales,
M. Jaan OUNAPUU
Ministre sans Portefeuille, chargé de la Population et des Nationalités,
M. Paul-Eerik RUMMO
La politique de sécurité estonienne
L'une des principales tâches de la diplomatie estonienne est de renforcer
la sécurité de l'Estonie et d'assurer sa place dans l'architecture
de la sécurité et de la défense européenne et
transatlantique. L'objectif de l'Estonie est de participer, dans la mesure
de ses possibilités, aux opérations communes internationales,
partant du principe de l'indivisibilité de la Sécurité et
de sa volonté de contribuer de façon réelle au règlement
des questions communes en cette matière.
C'est après la restauration de l'indépendance en 1991 que les
forces de Défense estoniennes ont vu le jour. Dans le développement
des forces armées, l'accent a été mis sur la formation
aussi bien que sur le matériel. Les forces armées estoniennes
comprennent les forces de Défense (Marine, Armée de Terre et
Armée de l'Air), ainsi que la Ligue de Défense, organisation
militaire volontaire. Le budget estonien de la Défense s'élève à 2
% du PIB en 2002. L'Estonie a conclu des accords de coopération en
matière de Défense avec 20 pays, dont la France.
L'Estonie participe aux opérations de maintien de la paix sous le
commandement de l'OTAN, (SFOR, KFOR), ainsi qu'aux missions de l'OSCE en
Géorgie. Elle a également participé aux missions de
maintien de la paix de l'ONU, telles que la FORPRONU/ONURC (en ex-Yougoslavie,
au sein des unités danoises) et la FINUL (au Liban, au sein du contingent
norvégien) et participe actuellement à la mission d'observateurs
ONUST (au Proche-Orient).
Les institutions estoniennes
Type : démocratie parlementaire.
Le Président de la République, Chef de l'État, est élu
au premier tour de scrutin par le Riigikogu (parlement) et au second tour,
si nécessaire, par un collège électoral. Législature
: 5 ans. Depuis 2002, le Président estonien est M. Arnold Rüütel.
Prochaines élections : septembre 2006.
Parlement : le Riigikogu, 101 députés. Législature :
4 ans. Les dernières élections du Riigikogu ont eu lieu le
2 mars 2003.
Chef du Gouvernement estonien : le Premier Ministre est M. Juhan Parts (Res
Publica)
Institution suprême de justice : La Cour de Justice.
Division administrative : 15 départements, 205 municipalités
rurales et 42 villes.
Dernières élections locales : le 20 octobre
2002.
Système électoral : représentation proportionnelle.
Les députés du Riigikogu sont élus au suffrage universel
direct pour 4 ans. Pour voter, il faut avoir 18 ans révolus et avoir
la nationalité estonienne.
Elections municipales : Tous les résidents permanents ayant 18 ans
révolus, citoyens ou non-citoyens, peuvent voter aux élections
municipales. Législature : 3 ans. Prochaines élections : octobre
2005.
La coopération régionale de la Mer Baltique, la coopération
balte
La région de la Mer Baltique est l'une des régions les plus
dynamiques et les plus stables en Europe. La coopération régionale
a un rôle important à jouer pour contribuer à son développement.
Elle s'effectue à trois échelons : la coopération entre
les trois Pays baltes, la coopération entre Pays baltes et Pays nordiques,
ainsi que la coopération entre les pays de la région de la
Mer Baltique (NB 8) et la Commission européenne dans le cadre du Conseil
baltique.
La coopération trilatérale entre l'Estonie, la Lettonie et
la Lituanie remonte à 1934, date de la conclusion du Traité d'entente
et de coopération mutuelles entre les trois pays. L'esprit du Traité a
inspiré les efforts communs en vue de la restauration de l'indépendance à la
fin des années 80 et au début des années 90, ainsi que
la création des institutions de coopération balte. En 1990,
avant même la restauration de leur indépendance, les trois pays
ont pris la décision de mettre en place une instance de coopération
entre leurs Gouvernements et leurs Parlements, appelée Conseil balte.
Par la suite, le Conseil balte a donné naissance aux actuels forums
de coopération balte, qui sont l'Assemblée balte (1991), organe
interparlementaire, le Conseil des Ministres balte (1994), organe intergouvernemental,
et le Conseil des Présidents baltes (1993).
L'on peut affirmer sans prendre trop de risques que la coopération
entre les différentes administrations des trois Pays baltes couvre
tous les domaines. L'exemple de coopération balte sans doute le plus
connu au niveau international est celui de la coopération entre les
forces de défense des trois pays, favorisée par un même
contexte de sécurité et par des orientations communes. Il existe à ce
jour quatre grands projets communs en matière de défense :
le BALTRON, Escadron de Marine balte, le BALTNET, réseau balte de
surveillance aérienne, le BALTBAT, unité commune de maintien
de la paix, et le BALTDEFCOL, le Collège de défense commun.
Il faut également souligner l'existence d'une coopération très étroite
quant à la surveillance des frontières et à la lutte
contre la criminalité.
La coopération de l'Estonie, de la Lettonie et de la Lituanie avec
l'Islande, le Danemark, la Finlande, la Norvège et la Suède
n'a cessé de se renforcer au cours des années au point de se
trouver aujourd'hui à un niveau tel que l'on peut parler d'une coopération
entre partenaires égaux sous le dénominateur commun NB 8. Parmi
les principaux domaines de coopération, citons les technologies de
l'information, l'environnement, l'énergie, ainsi que la lutte contre
la drogue et la propagation des maladies infectieuses. Une grande importance
est accordée également aux projets communs des Pays nordiques
et des Pays baltes, orientés sur la Russie du Nord-Ouest, lesquels
bénéficient de la bonne connaissance qu'ont de la Russie les
Pays baltes.
L'Estonie est membre fondateur du Conseil baltique qui fête ses 10
ans cette année. Parmi les priorités régionales fixées
dans le cadre de cette instance, l'Estonie accorde une importance toute particulière à l'économie, à la
protection de l'environnement et à la lutte contre la criminalité.
Un certain nombre de pays, dont la France, participent aux travaux du Conseil
baltique en tant qu'observateurs, ce qui témoigne de leur intérêt
pour le développement de la région.
L'Estonie et L'Union européenne
En décembre 2002, le Conseil européen de Copenhague a déclaré closes
les négociations d'adhésion engagées avec l'Estonie
comme avec les neuf autres pays. La clôture des négociations
sera suivie de la rédaction du Traité d'adhésion, qui
sera signé en avril 2003. Les pays adhérants deviendront les
membres à part entière de l'Union européenne dès
le 1er mai 2004 après la ratification du Traité par les futurs
et actuels pays membres ainsi que par le Parlement européen.
Etre membre actif de l'Union européenne sera l'un des priorités
du gouvernement estonien. Tous les partis politiques estoniens sont en faveur
de l'adhésion de l'Estonie à l'Union européenne. Au
sein de la population estonienne, le soutien à l'adhésion est
de 57 %, contre 36 % d'opposants (Sondage d'opinion publique réalisé par
l'institut de sondage Emor, novembre 2002).
Chronologie des relations
Le développement politique et économique de l'Estonie lui a
permis de se rapprocher rapidement de l'Union européenne.
Novembre 1994 - l'Estonie devient partenaire associé de l'Union de
l'Europe Occidentale.
1er janvier 1995 - l'Accord de libre-échange entre l'UE et l'Estonie
(signé le 18 juillet 1994, sans période de transition prévue)
entre en vigueur sans restrictions.
12 juin 1995 - l'Estonie signe l'Accord d'association avec l'UE.
24 novembre 1995 - l'Estonie soumet sa demande d'adhésion à l'UE.
Janvier 1996 - la Délégation de la Commission européenne
s'installe à Tallinn.
16 juillet 1997 - la Commission européenne présente son avis
sur l'Estonie et recommande à l'UE d'engager des négociations
d'adhésion avec l'Estonie.
13 décembre 1997 - au sommet de Luxembourg, le Conseil européen
décide d'ouvrir en avril 1998 les négociations d'adhésion
avec l'Estonie et 5 autres pays candidats.
1er février 1998 - entrée en vigueur de l'Accord européen.
31 mars 1998 - ouverture entre l'Estonie et l'UE de la Conférence
intergouvernementale pour l'adhésion (comme avec les 5 autres pays
candidats du premier groupe : la Pologne, la Slovénie, la République
Tchèque, la Hongrie et Chypre).
13 décembre 2002 - le Conseil européen de Copenhague a déclaré closes
les négociations d'adhésion.
1 mai 2004 - comme les neuf autres pays adhérants l'Estonie deviendra
suite à la procedure de ratification du Traité d'adhésion
un membre à part entière de l'Union européenne.
Les relations (aussi bien politiques qu'économiques) entre l'Estonie
et l'Union européenne sont régulées par l'Accord d'association
(Accord européen) qui constitue la base légale du processus
d'adhésion de l'Estonie à l'UE. Dans le cadre de l'Accord,
l'Estonie participe à divers programmes dans les domaines de la recherche,
de l'éducation, de la culture et de l'environnement.
La Commission européenne établit régulièrement
des rapports (Regular Report) d'évaluation des progrès réalisés
par les pays candidats pour remplir les critères de Copenhague.
Les rapports sur les progrès réalisés par l'Estonie
(le dernier datant du novembre 2002) l'ont caractérisée comme
un Etat démocratique doté d'institutions stables et d'une économie
de marché effective.
Sur la base de ce rapport, le gouvernement estonien définit tous les
ans ses priorités en matière d'adhésion à l'UE,
lesquelles sont inscrites dans le Plan National pour l'Adoption de l'Acquis
Communautaire (National Plan for the Adoption of the Acquis, NPAA).
Les médias estoniens
Beaucoup disent que les Estoniens sont ambitieux et nulle part ailleurs cela
n'est plus vrai que dans la Presse et les médias du pays. En l'espace
d'un peu plus de dix ans, les Estoniens ont fait leur chemin en partant
d'une Presse sans liberté pour aboutir à une Presse ouverte
et libre et ont désormais adopté de plein cœur l'Internet
comme l'un des principaux moyens de communication.
Hier et aujourd'hui
Les Estoniens apprécient, depuis longtemps, la lecture et entretiennent
une histoire d'amour avec leur Presse. Les graines de l'affection des Estoniens
pour la presse ayant été semées depuis des siècles,
sa résurgence récente, après 50 ans d'occupation soviétique,
a débuté en 1989 avec la publication du premier hebdomadaire
créé avec des capitaux privés, l'"Eesti Ekspress".
En 1992, Raadio Kuku a été la première station de radio
indépendante de l'Etat. Ces exemples furent rapidement suivis par
une floraison de la Presse, avec un large éventail de journaux, revues
et de stations de radio privés. Toutefois, lorsque les réalités
du marché ont surgi, beaucoup ont capoté ou ont été absorbés
par des groupes de médias plus importants. Aujourd'hui, le marché s'est
consolidé et est dominé par de grands éditeurs appartenant
aux groupes de Presse de premier plan.
Actuellement, plus d'une centaine de journaux sont publiés en Estonie
et des dizaines de sites Internet diffusent des informations et des reportages.
Journaux et périodiques
Les principaux quotidiens sont le "Postimees" (Le Postillon), couplé avec
le magazine mensuel d'actualités "Luup" (La Loupe), "Eesti
Päevaleht" (Le Journal Quotidien Estonien), "SL Õhtuleht" (Le
Journal du Soir) et le journal économique "Äripäev" (Le
Quotidien des Affaires). Les quatre plus grands quotidiens tirent entre 20,000
et 70,000 exemplaires par jour et leur tirage cumulé avoisine les
200,000 exemplaires par jour. Les deux hebdomadaires les plus importants,
L'"Eesti Ekspress" (Express Estonien) et le "Maaleht" (Le
Journal de la Campagne) ont un tirage total de 90,000 exemplaires par semaine.
Des centaines de périodiques sont publiés en Estonie qui couvrent
les sujets que l'on peut s'attendre à trouver chez n'importe quel
marchand de journaux. Mais sur les présentoirs, de très nombreux
quotidiens et revues tant en langues nordiques qu'en anglais, allemand, français
ou russe viennent concurrencer les publications estoniennes.
Radio et Télévision
Les Estoniens aiment aussi beaucoup la radio. Le pays compte environ une
trentaine de stations de radiodiffusion, dont une, l'"Eesti Raadio" (Radio
Estonienne) est une station de service public appartenant à l'Etat.
Il y a trois chaînes de télévision à couverture
nationale, dont deux sont privées : Kanal 2 et TV3. ETV, la chaîne
publique de Télévision Estonienne et la chaîne privée
TV3 se disputent la première place en captant le plus grand nombre
de téléspectateurs. Cependant, en plus des radios et télévisions
estoniennes, ils est également possible de recevoir les quatre grandes
chaînes de télévision de Finlande ainsi que nombre de
ses stations de radio. Le cable et le satellite sont également répandus
tandis que la réception d'Internet à haut débit commence à enregistrer
une croissance exponentielle.
Presse électronique
La Presse électronique est déjà bien implantée.
Au rang des plus importants portails Internet figurent "Everyday", "Delfi", "Neti", "Hot", "Zone" and "Eesti
Päevaleht Online". De récentes études de marché révèlent
que près de la moitié de la population utilisent régulièrement
Internet. Cela a accru de manière spectaculaire l'importance des services
Internet de deux agences d'informations d'Estonie : Baltic News Service (BNS)
et Estonian News Agency (ETA).
Liberté de la Presse
Il y a en outre plusieurs grands organismes représentant les intérêts
des médias et de la Presse en Estonie. Pour les éditeurs de
journaux et périodiques existe la puissante Eesti Ajalehtede Liit
(Association estonienne des journaux). Pour sauvegarder la liberté et
la qualité de la Presse, un organisme qui fait autorité a été créé :
Avaliku Sõna Nõukogu (ASN ; le Conseil de la Presse). Celui-ci
est garant du Code de Déontologie de la Presse, lequel se conforme
aux normes internationales en vigueur et est adopté par tous les plus
grands organes de Presse en Estonie.
La ténacité et l'ambition de la Presse et des autres médias
estoniens face à une forte concurrence étrangère sur
un petit marché n'ont d'égal que la volonté des Estoniens à avoir
leur mot à dire. Beaucoup d'Estoniens profitent déjà des
bienfaits et de l'ouverture d'esprit qu'offre Internet et il est réjouissant
de voir toutes les facettes des médias estoniens adopter cette technologie
et la façonner à leur propre image.
Les
partenaires en Estonie
Centre Estonien de Travail des Jeunes
Annekreet Heinloo
Chief Specialist
Arrangement of International Youth Work
Estonian Youth Work Centre
tél: +372 638 07 63
fax: +372 638 07 56
Uuslinna 10
11415 Tallinn
Estonia
![]() |
|||||||||
|