Les partenaires en France
Association culturelle Franco Lituanienne
BALTELATINO
147 avenues William Booth
13012 Marseille, France
( 00 33 (0) 66 00 750 95
Balte_latino@yahoo.fr
L’idéologie de la coopération : Marseille – Lituanie !
L' Association BalteLatino fut créée par un groupe de français et lituaniens dont le désir est de faire mieux connaître les Etats Baltes et de partager leurs passions pour la Culture Balte.
L’idée de créer l’Association est née avec l’élargissement de l’Union Européenne et l’entrée des pays baltes qui sont méconnus. Chacun d’entre eux amène sa propre culture et ses mentalités, son histoire, son héritage et ses traditions. Si on veut faire connaissance avec ces nouveaux adhérents de l’Union Européenne, il apparaît nécessaire de conceptualiser et mettre en place des actions culturelles.
L’activité de BalteLatino repose essentiellement sur la création de liens et nouvelles possibilités de coopération vers les Pays Baltes ainsi que la promotion de la culture Balte en France, en Europe et dans le monde entier.
Nous avons le désir de présenter à Marseille et dans les régions de France divers aspects de cette culture dans ce qu'elle a de vivant et d'authentique. Nous avons le souci de proposer des manifestations de qualité et de favoriser les échanges en créant des lieux de rencontre et d'expression, de nouvelles connaissances et amitiés européennes.
L’objet principal de l’Association « BalteLatino » est de créer, développer et mettre en place des liens de coopération dans les domaines culturels, artistiques, éducatifs, et économiques entre Marseille, les régions françaises et les Pays Baltes en particularité, la Lituanie.
L’association « BalteLatino » a pour buts :
- Informer le grand public sur l’évolution de la culture Balte.
- Créer les possibilités de découverte des trois l’Etat Baltes : Lituanie, Lettonie, Estonie.
- Etablir et réaliser le projet de jumelage des villes de Marseille et de Klaïpeda.
- Créer une espace d’accueil convivial pour les Lituaniens de Marseille et Provence pour sauvegarder les racines culturelles.
La France
Superficie: 550 000 kilomètres carrés
Pays le plus étendu d’Europe occidentale
(près d’un cinquième de la superficie de l’Union européenne),
disposant d’une vaste zone maritime (zone économique exclusive
s’étendant sur 11 millions de kilomètres carrés).
Relief:
• Plaines : 2/3 de la superficie totale.
• Principaux massifs
montagneux : les Alpes (dont le point culminant, le
Mont-Blanc est le plus haut sommet d’Europe occidentale - 4
807 mètres), les Pyrénées, le Jura, les Ardennes, le Massif
central et les Vosges.
• Rivages côtiers : ouverte sur
4 espaces maritimes (la mer du Nord, la Manche, l’océan
Atlantique et la mer Méditerranée), la France dispose de
5 500 km de rivages côtiers.
Climat:
Trois types :
océanique (à l’ouest)
méditerranéen (au
sud)
continental (centre et
est)
Environnement:
• Les zones de production
agricole et forestière couvrent une superficie de 48 millions
d’hectares, soit 82 % du territoire métropolitain.
• Le massif forestier
représente à lui seul près de 30% du territoire et constitue
le troisième massif de l’Union européenne après ceux de Suède
et de Finlande. La superficie de la forêt française a
progressé de 46% depuis 1945 et doublé en 200 ans.
• Tandis que l’on dénombre 136
essences d’arbres en France, ce qui est exceptionnel pour un
pays européen, le nombre de grands animaux va croissant :
en 20 ans, la population de cerfs a doublé et celle de
chevreuils a triplé.
Afin de sauvegarder et de mettre en valeur
le patrimoine naturel de la France, l’État a créé :
- 7 parcs nationaux,
- 136 réserves
naturelles,
- 516 zones de protection de biotopes,
-
ainsi que 429 sites protégés par le Conservatoire du
littoral,
- s’y ajoutent 37 parcs naturels régionaux
couvrant plus de 7 % du territoire.
23,9 milliards d’euros sont consacrés à la
protection de l’environnement, soit 396 euros par habitant. La
gestion des eaux usées et des déchets représente les 3/4 de la
dépense totale.
Au niveau international, la France est
partie à de nombreux traités et conventions, dont celles
élaborées par les Nations unies sur le climat, la biodiversité
et la désertification.
http://www.environnement.gouv.fr/
Population: 61,4 millions d’habitants (2003).
Densité : 111
hab/km2.
La France compte 73 aires urbaines de plus de 100 000
habitants.
Les cinq premières sont :
1. Paris:11,2 millions
2. Lyon:1,7 million
3. Marseille-Aix-en-Provence:1,5 million
4. Lille:1,2 million
5. Toulouse:1
million
Organisation administrative
La République française comprend :
• la métropole (divisée en 22
régions et 96 départements),
• ainsi
que 4 départements d’outre-mer (DOM) - Guadeloupe, Martinique,
Guyane, La Réunion,
• s’y
ajoutent 4 territoires d’outre-mer (TOM) - Polynésie
française, Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna,
les Terres australes et antarctiques
françaises,
• les collectivités
territoriales à statut particulier : Mayotte et
Saint-Pierre-et-Miquelon.
http://www.outre-mer.gouv.fr/
Les institutions françaises
La Constitution du 4 octobre 1958 régit le fonctionnement des institutions de la Ve République. Elle a été révisée à plusieurs reprises : élection du président de la République au suffrage universel direct (1962), introduction d’un nouveau titre relatif à la responsabilité pénale des membres du gouvernement (1993), instauration d’une session unique du Parlement, extension du champ du référendum (1995), dispositions transitoires relatives au statut de la Nouvelle-Calédonie (1998), établissement de l’Union économique et monétaire, égal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux et fonctions électives, reconnaissance de la juridiction de la Cour pénale internationale (1999), réduction du mandat présidentiel (2000).
Le Conseil constitutionnel
Composé de neuf membres, il veille notamment à la régularité des élections et à la constitutionnalité des lois organiques ainsi que des lois qui lui sont déférées.
www.conseil-constitutionnel.fr
Le président de la République
Le chef de l’État est élu pour cinq ans au suffrage universel direct (instauration du quinquennat à la suite du référendum du 24 septembre 2000).
Jacques Chirac, cinquième président de la Ve République, a été élu le 7 mai 1995 puis réélu le 5 mai 2002.
Le président de la République nomme le Premier ministre et, sur proposition de celui-ci, les membres du gouvernement (article 8 de la Constitution).
Il préside le Conseil des ministres, promulgue les lois et il est le chef des armées. Il peut dissoudre l’Assemblée nationale et, en cas de crise grave, exercer des pouvoirs exceptionnels (article 16). www.elysee.fr
Le Premier ministre et le gouvernement
Sous la direction du Premier ministre, le gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation.
Il est responsable devant le Parlement (article 20).
Le Premier ministre dirige l’action du gouvernement et assure l’exécution des lois (article 21). Jean-Pierre Raffarin a été nommé Premier ministre le 6 mai 2002. www.premier-ministre.gouv.fr
Le Parlement
Il est composé de deux assemblées :
- Le Sénat est élu pour neuf ans au suffrage universel indirect et renouvelable par tiers tous les trois ans. La dernière élection a eu lieu en septembre 2001.
- L’Assemblée nationale, dont les députés sont élus au suffrage universel direct pour cinq ans. La dernière élection a eu lieu en juin 2002.
Les deux assemblées, outre leur fonction de contrôle du gouvernement, élaborent et votent les lois. À cet égard et en cas de désaccord, l’Assemblée nationale statue définitivement.
Le Sénat
Le Sénat comprend 321 sénateurs se répartissant ainsi suite aux élections de septembre 2001 :
• Groupe Union pour la Majorité Présidentielle: 95
• Groupe socialiste : 83
• Groupe de l’Union centriste : 53
• Groupe des Républicains et Indépendants : 41
• Groupe du Rassemblement démocratique et social européen : 20
• Groupe communiste, républicain et citoyen : 23
• Non inscrits : 6
www.senat.fr
L’Assemblée nationale
L’Assemblée nationale comprend 577 députés, se répartissant ainsi suite aux élections des 9 et 16 juin 2002
• Groupe Union pour la Majorité Présidentielle: 356 (+ 9 apparentés)
• Groupe socialiste: 140 (+ 1 apparenté)
• Groupe Union pour la Démocratie française : 27 (+ 2 apparentés)
• Groupe députés communistes et républicains: 22
• Députés n'appartenant à aucun groupe: 20
www.assemblee-nationale.fr
La justice
Gardienne de la liberté individuelle (article 66 de la Constitution), l’autorité judiciaire de la France est organisée selon une distinction fondamentale entre, d’une part les juridictions judiciaires chargées de régler les litiges entre les personnes, et d’autre part les juridictions administratives pour les litiges entre les citoyens et les pouvoirs publics.
L’ordre judiciaire comporte deux types de juridictions
Les juridictions civiles :
juridiction de droit commun (le Tribunal de grande instance) ou spécialisée (le Tribunal d’instance, le Tribunal de commerce, le Tribunal des affaires de sécurité sociale et le Conseil des prud’hommes qui règle les litiges entre salariés et employeurs).
Les juridictions pénales qui traitent trois niveaux d’infractions :
• les contraventions jugées par le Tribunal de police,
• les délits jugés par le Tribunal correctionnel,
• les crimes par la Cour d’assises.
Il existe enfin une juridiction particulière qui traite du civil et du pénal, le Tribunal pour enfants.
La Cour de cassation, la plus haute instance judiciaire, est chargée d’examiner les recours en droit formés contre les arrêts des cours d’appel.
Au sommet des juridictions administratives se situe le Conseil d’État qui juge en dernier recours de la légalité des actes administratifs. Il est également consulté, pour avis, par le gouvernement sur les projets de loi et sur certains projets de décret.
www.justice.gouv.fr
www.conseil-etat.fr
Hymne et devise
Composé à Strasbourg en 1792, le Chant de guerre pour l’armée du Rhin devint la Marseillaise et fut décrété hymne national le 14 juillet 1795.
La devise de la République française est Liberté, Égalité, Fraternité.
Le drapeau français
En 1789, La Fayette ajoute le blanc, emblème de la royauté, à la cocarde bleue et rouge de la Garde nationale de Paris. Le drapeau tricolore est l’emblème officiel de la République française.
Les symboles de la République et le 14 juillet
La Défense nationale
En 2004, le budget de la Défense s’élève à 32.40 milliards d’euros, soit 2,01 % du produit intérieur brut (PIB) et 11,42 % du budget de l’État.
Traduction de la volonté du Président de la République et du gouvernement de doter la France d'une défense à la hauteur de ses besoins, la loi de programmation militaire 2003-2008 détermine les moyens et les effectifs à atteindre. Elle s'inscrit dans l'effort d'adaptation de notre outil de défense aux enjeux actuels. Celui-ci s'exprime par :
• le renforcement des moyens de lutte contre le terrorisme,
• la sûreté et la fiabilité de la dissuasion nucléaire française,
• l'implication de la France dans la prévention et la résolution de crises (15 à 20 000 militaires déployés en opérations),
• la coopération militaire au sein de l'OTAN et de l'Union Européenne.
Les effectifs des forces armées françaises s’élèvent, en 2004, à 437 789 personnes militaires et civiles, se répartissant ainsi :
• 166 892 dans l’armée de terre
• 69 276 dans l’armée de l’air
• 54 656 dans la marine
• 100 345 dans la gendarmerie
• 46 620 dans les services communs (santé, action sociale...). www.defense.gouv.fr
Modes de vie
Au premier janvier 2004, la population de la France métropolitaine et d’outre-mer est estimée à 61,7 millions d’habitants. La population française représente ainsi 16 % de la population de l’Union. En 2002, l’espérance de vie à la naissance est de 75,6 années pour les hommes 82,9 années pour les femmes. Depuis 1994, elle a augmenté de deux ans pour les hommes, contre un an seulement pour les femmes.
Population
Situation démographique (2002)
Naissances : 796 000
L’indicateur conjoncturel de fécondité est de 1,91 enfant par femme
Taux de natalité : 12.8 ‰
Décès : 539 700
Taux de mortalité : 9,1 ‰
Mariages : 280 600
Depuis le début des années 90, le nombre de couples mariés a baissé, tandis que le nombre de couples non mariés passait de 1,5 million en 1990 à 4,8 millions. Ils représentent aujourd’hui un couple sur six.
Divorces : 114 000
Religions
La République française est un État laïque où toutes les confessions religieuses sont représentées.
Enseignement
En 2002, les dépenses d’éducation se sont élevées à 108,1 milliards d’euros, soit 6,9 % du PIB et 37,8 % du budget de l’État. La dépense d’éducation représente un montant de 1 690 euros par habitant, ou 6 500 euros par élève ou étudiant.
Pré-élémentaire, primaire et secondaire :
• 12 126 000 élèves
• 894 000 enseignants
• 69 178 écoles, collèges et lycées :
Taux d’encadrement : 1 enseignant pour 15,9 élèves
Taux de réussite au baccalauréat (2003) : 80,1 %
Supérieur :
• 2 209 000 étudiants
• 87 000 enseignants
• 90 universités,
• 3 600 établissements de formation supérieure
Taux d’encadrement : 1 enseignant pour 18,1 étudiants
www.education.gouv.fr
Population active
La France compte environ 27,1 millions d’actifs. Au sein de cette catégorie, on dénombre 23,9 millions de salariés et 2,68 millions de demandeurs d’emploi, soit 9,9 % de la population active (janvier 2003). Le taux d’activité s’élève à 62 % pour les hommes et 48,8 % pour les femmes. www.insee.fr
Niveau de vie
Salaire net moyen par salarié : 20440 euros par an.
Épargne brute moyenne des ménages : 1 900 euros, soit 16,1 % du revenu disponible
Revenus salariaux
Au 1er juillet 2003, le montant mensuel brut du salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) est de 1 090,48 euros pour 35 heures de travail hebdomadaire au taux horaire de 7,19 euros.
Revenus fiscaux annuels moyens des ménages
• Professions libérales : 70 126 euros
• Cadres : 39 360 euros
• Techniciens, agents de maîtrise : 21 190 euros
• Agriculteurs, exploitants : 21 114 euros
• Autres professions intermédiaires : 20 000 euros
• Ouvriers qualifiés : 14 960 euros
• Employés : 14 850 euros
Vacances
Congés payés légaux : 5 semaines par an.
Taux de départ en vacances : 69 %.
Syndicalisme
La France compte environ deux millions de personnes affiliées à des syndicats, soit 8 % de la population active. C’est le taux le plus faible des pays de l’Union européenne.
Les principales centrales syndicales sont :
la CGT (Confédération générale du travail),
la CFDT (Confédération démocratique du travail),
FO (Force ouvrière),
la CFTC (Confédération française des travailleurs chrétiens)
et la FSU (Fédération syndicale unitaire).
Protection sociale
Le système français de protection sociale, la Sécurité sociale, a été créé en 1945. Il repose sur le principe de la répartition (les prestations des bénéficiaires sont assurées par les cotisations des actifs).
La dépense de protection sociale, qui représente 29 % du PIB, est financée à 67 % par les cotisations des employés et des employeurs et à 20 % par des impôts ou des taxes affectés, telle la contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS), qui touchent également les revenus autres que ceux liés à l’emploi. C’est le financement quasi exclusif du régime général de la Sécurité sociale. Le financement public ne représente que 13 % des ressources totales. Les secteurs de prestations sont les retraites (49,2 %), la santé (27,2 %), la famille (12,8 %) et l’emploi (indemnisation du chômage, formation professionnelle et insertion sociale) (8,4 %).
La proportion grandissante de retraités par rapport à celle des actifs ainsi que les progrès de la médecine et l'allongement de la durée de vie, ont conduit au déficit du régime général de la Sécurité sociale et en 2003 à la réforme du régime général d'assurance vieillesse. www.travail.gouv.fr
Santé
La santé est une préoccupation majeure des Français : ils ont dépensé, en 2003, 147 milliards d’euros en soins et biens médicaux.
La Sécurité sociale finance à 75 % la dépense, la part des ménages et des sociétés d’assurance progresse. Une importante réforme a été engagée en 2004 pour équilibrer les comptes de la branche assurance maladie de la sécurité sociale.
www.sante.gouv.fr
Culture et loisirs
En 2003, le ministère de la Culture dispose d’un budget de 2,63 milliards d’euros . Le financement de la culture s’élève à quelque 13 milliards d’euros, assuré pour moitié par l’État et pour moitié par les collectivités locales.
Les ménages français dépensent en moyenne 1 075 euros par an pour la culture, les loisirs, le sport et les jeux.
Livres
En 2002, 60 258 titres de livres ont été édités, dont 30 714 titres nouveaux et 29 544 réimpressions.
401 millions d’exemplaires ont été vendus cette même année par 350 maisons d’éditions.
Chiffre d’affaires des éditeurs (2002) : 2,7 milliards d’euros.
Journaux
30 % des Français lisent un quotidien tous les jours parmi 10 titres nationaux et 65 titres régionaux.
Tirage global annuel : 2,3 milliards d’exemplaires.
Périodiques
Parmi les cent premiers, six ont un tirage supérieur à un million d’exemplaires et huit tirent à plus de 500 000 exemplaires.
Avec 1 354 exemplaires vendus pour 1 000 habitants, les Français sont les premiers lecteurs de magazines dans le monde
Télévision
La télévision reste le premier loisir des Français, la durée moyenne d’écoute est de l’ordre de 3 heures 15 par jour et par personne.
Le paysage audiovisuel français compte plus de 180 chaînes de télévision :
-4 chaînes publiques nationales : France 2, France 3, Arte (chaîne culturelle franco-allemande) et La Cinquième (chaîne à vocation éducative).
- 3 chaînes privées nationales : TF1, M6 et Canal Plus (chaîne à péage qui compte 6,4 millions d’abonnés sur le marché français et 6,7 millions d’abonnés sur le marché international).
- plus d’une vingtaine de chaînes câblées nationales ou locales (40 % de foyers raccordés à un réseau câblé), 7,5 % des ménages sont abonnés aux programmes du câble.
- un bouquet innombrable de chaînes captables par satellite (Canal Satellite, TPS...).
- TV5 et Canal France International (CFI) sont les deux chaînes de télévision du dispositif de l’action audiovisuelle extérieure de la France. www.tv5.org
Radio
La société Radio France regroupe les chaînes radiophoniques du service public : France Inter, France Info (chaîne d’information en continu), France Culture, Radio Bleue, FIP.
Le secteur privé est représenté par RTL (la radio la plus écoutée de France), Europe 1 et Radio Monte Carlo, chaînes généralistes et une kyrielle de radios musicales, thématiques, associatives et régionales émettant en modulation de fréquence.
Radio France Internationale (RFI) (45 millions d’auditeurs dans le monde), RMC-Moyen-Orient émettant en direction du Proche et du Moyen-Orient, et Medi 1 vers les pays du Maghreb, constituent le dispositif de l’action radiophonique extérieure de la France. www.rfi.fr
Informatique et multimédia
Si l’ordinateur est considéré avant tout comme un outil professionnel utilisé par 79 % des Français, il investit de plus en plus les foyers : 43 % en sont équipés.
« Nouvelle forme d’accès au savoir », l’internet a rapidement conquis les Français qui sont 17 millions à l’utiliser à l’école, au travail ou à leur domicile.
Le développement d’internet en France a connu en quelques années une croissance rapide et remarquée : chaque institution, quotidien, administration ou entreprise dispose de son site, couvrant une large palette thématique (sport, éducation, services, cinéma...).
Enfin, les portails, les fournisseurs d’accès (tel Wanadoo du groupe France Telecom) et les sites de services sont les plus fréquentés.
Cinéma
La France, qui a inventé le cinématographe en 1895, reste très dynamique dans ce secteur. 212 films y ont été produits en 2003 (deuxième rang mondial pour les investissements cinématographiques).
58,4 % des français vont au cinéma au moins une fois dans l'année et 34,6 % au moins une fois par mois. Equipée de plus de 5240 salles de cinéma - dont 97 multiplex - la France est un des pays qui dispose du réseau de salles le plus dense.
www.cnc.fr
Musique et danse
La France compte 11 300 artistes dramatiques et danseurs, 16 200 artistes de la musique et du chant et 250 festivals de musique, d’art lyrique et de danse, 8 700 artistes de variétés.
Par ailleurs, les amateurs sont de plus en plus nombreux en raison du récent et important développement de l’enseignement de ces deux disciplines (4 300 établissements spécialisés pour le seul domaine musical).
Théâtre
Quelque 50 000 représentations par an (théâtres nationaux, centres dramatiques nationaux, scènes nationales et théâtres privés) attirent 8 millions de spectateurs réguliers. En marge des grandes scènes de Paris, de sa banlieue, des villes de province et des festivals renommés tel celui d’Avignon, on a vu se développer plus d’un millier de compagnies théâtrales indépendantes.
Musées et monuments
Quelque 1 200 musées attirent plus de 70 millions de visiteurs par an.
Le Louvre, le château de Versailles et le musée d’Orsay accueillent à eux seuls près de 15 millions de personnes chaque année.
La plupart des villes de province possèdent également un ou plusieurs musées. Par ailleurs, plus de 1 500 monuments sont ouverts au public (8 millions de visiteurs par an), la tour Eiffel étant le plus visité d’entre eux avec 6 millions de visiteurs par an. Enfin, quelque 38 000 bâtiments sont protégés par le ministère de la Culture au titre des monuments historiques.
www.culture.gouv.fr
Sports
La pratique du sport s’est considérablement développée au cours des dernières années. On compte près de 10 millions de licenciés dans les fédérations sportives : le football et le tennis sont les deux sports regroupant le plus de licenciés. Le judo, la pétanque, l’équitation, le badminton et le golf connaissent, ces dernières années, un succès remarqué. Tout comme les sports de découverte ou d’aventure tels le cyclisme tout terrain, la randonnée, l’escalade, le parapente, le canoë-kayak, etc. comptent de plus en plus d’adeptes.
www.jeunesse-sports.gouv.fr
La culture en fête
Fête de l’internet, Journées du patrimoine, Fête de la musique, Lire en fête, Semaine de la science, sont autant de manifestations culturelles et récréatives que les Français aiment partager.
Leur succès est chaque année renouvelé :
les Journées du patrimoine ouvrent à la visite des monuments historiques (ministères, ambassades, entreprises, banques) qui sont d’ordinaire fermés au public. La Semaine de la science a pour objectif d’informer de l’évolution de la science et ses implications pour la société. Événement axé sur le thème du livre et de la lecture, Lire en fête organise des rencontres avec des écrivains, des ateliers d’écriture, des concours de nouvelles et fait découvrir les métiers du livre. Enfin la Fête de l’internet sensibilise le public aux enjeux de la société de l’information.
Économie
Par son produit intérieur brut (PIB), la France est la quatrième puissance économique mondiale. Ses atouts sont divers : transports, télécommunications, industries agro-alimentaires, produits pharmaceutiques, mais aussi le secteur bancaire, l’assurance, le tourisme, sans oublier les traditionnels produits de luxe (maroquinerie, prêt-à-porter, parfums, alcools...).
La France, dont l’excédent commercial s’est élevé à 4 milliards d’euros en 2003, est le quatrième exportateur de biens (principalement biens d’équipement) dans le monde et le deuxième pour ce qui concerne les services et l’agriculture (notamment céréales et agro-alimentaire). La France reste le premier producteur et exportateur agricole européen.
Par ailleurs, la France réalise 62 % de ses échanges commerciaux avec ses partenaires de l’Union européenne (50 % avec la zone euro).
La France se situe au quatrième rang mondial des pays d’accueil des investissements directs provenant de l’étranger. En effet, les investisseurs apprécient la qualité de la main-d’œuvre française, le haut niveau de la recherche, la maîtrise des technologies avancées, la stabilité de la monnaie et une bonne maîtrise des coûts de production.
• Produit intérieur brut - PIB (2003) : 1 551 milliards d’euros
• Taux de croissance du PIB (2003) : 0,5 %
• Inflation (2003) : 2,2 %
• Excédent commercial (2003) : 4 milliards d’euros
Agriculture
Exploitations agricoles : 664 000
Population active agricole : 916 000
Surface agricole utilisée : 27 856 000 d’hectares, soit 51 % du territoire métropolitain
• Principales productions françaises (2002)
- Céréales : 69 millions de tonnes, dont 37,3 millions de tonnes de blé tendre et 16,4 millions de tonnes de maïs en grain, premier producteur de l’UE, cinquième producteur mondial.
- Vin : 52 millions d’hectolitres, deuxième producteur mondial et de l’UE, après l’Italie.
- Lait : 24 millions de litres, deuxième rang de l’UE après l’Allemagne et cinquième rang mondial.
- Betteraves sucrières : premier rang de l’UE et deuxième rang mondial (33,4 millions de tonnes).
- Graines oléagineuses : premier rang de l’UE (5 millions de tonnes).
• Effectifs des animaux (2002)
Cheptel bovin : 20 millions de têtes
Cheptel porcin : 15,3 millions de têtes
Cheptel ovin : 9,3 millions de têtes
Cheptel caprin : 1,2 million de têtes
• Production de viande (2002)
Bovin : 1,9 million tec (Tonne-Equivalent-Carcasse)
Porcin : 2,4 millions tec
Ovin-caprin : 1,4 million tec
Volaille : 2,2 millions tec
Forêts
Les sols boisés occupent environ 16,3 millions d’hectares, soit 30 % du territoire national.
Au troisième rang sur le plan de la superficie au sein de l’UE, le massif forestier français a progressé de 46 % depuis 1945 et s’accroît chaque année d’environ 74 000 hectares. Il est majoritairement constitué de feuillus (2/3), les résineux représentant le tiers restant.
L’Office national des forêts (ONF) est chargé de la gestion des forêts domaniales (1 760 000 hectares) ainsi que des bois et forêts appartenant aux collectivités publiques (1 810 000 hectares)
Les 11 700 000 hectares restants appartiennent à quelque 3 500 000 propriétaires privés. Richesse biologique et paysagère, lieu de promenade et de détente, la forêt française permet aussi une récolte annuelle de 52 millions de mètres cubes de bois, hors effet des tempêtes de décembre 1999. Elle participe ainsi de manière irremplaçable au développement rural en approvisionnant en matière première plusieurs branches d'activité qui fournissent de nombreux emplois.Enfin, elle contribue à la lutte contre le changement climatique en stockant le carbone atmosphérique. Le stockage annuel supplémentaire de la forêt française est évalué à 10 millions de tonnes de carbone.
Énergie
Taux d’indépendance énergétique : 50,5 %
Consommation d’énergie primaire : 274,6 millions de tonnes équivalent pétrole (tep).
Principales entreprises du secteur : TOTAL, EDF-GDF
Répartition de la consommation d’énergie
Pétrole: 33,8 %
Electricité primaire: 42 %
Gaz : 14,6 %
Charbon: 4,9 %
Energies renouvelables thermiques: 4,7 %
Production nette d’électricité : 566,9 milliards de kWh, dont 77,8 % d’origine nucléaire.
Facture énergétique : 22,7 milliards d’euros.
Industrie
Secteurs industriels français les plus performants
• Bâtiment et travaux publics
Chiffre d’affaires annuel : 113,04 milliards d’euros.
Parmi les premiers bâtisseurs européens, on compte 5 groupes français (Bouygues, premier groupe européen, SGE - Vivendi, Groupe GTM, Eiffage, Colas).
Effectifs : 1 450 000 personnes
• Industries agro-alimentaires
Chiffre d’affaires annuel : 131,2 milliards d’euros.
Effectifs : 418 000 personnes.
Principaux secteurs : industries de la viande, du lait, du grain, confiserie, boissons et alcools. Premier exportateur et deuxième producteur de l’UE.
Excédent commercial : 7,8 milliards d’euros.
Nombre d’entreprises : 4 250.
Les principaux groupes : Danone, Eridania Beghin-Say, Nestlé France, Besnier, Pernod-Ricard, Seita, Sodiaal, Socopa et Bongrain.
• Industries de la chimie
Chiffre d’affaires : 85 milliards d’euros.
Effectifs : 234 200 personnes.
Les principales entreprises du secteur : Air Liquide, Rhodia, Hutchinson, Atofina.
• Industries de la mode et du luxe
Ce secteur regroupe la haute couture, la joaillerie, la bijouterie, la maroquinerie de luxe, la parfumerie, les cosmétiques, la cristallerie.
Les principaux groupes du secteur :
Yves-Saint-Laurent, LVMH, Chanel, Baccarat, Hermès, Jean-Paul Gaultier, Dior, Cartier.
Chiffre d’affaires : 28,8 milliards d’euros.
Effectifs : 182 134 personnes.
• Industrie pharmaceutique
Chiffre d’affaires annuel : 32,85 milliards d’euros.
Effectifs : 99 000 personnes.
Quatrième producteur mondial et cinquième exportateur mondial.
Les principales entreprises :
Sanofi-Synthélabo, Pierre Fabre, Servier et Aventis.
• Industrie automobile
Chiffre d’affaires annuel : 88 milliards d’euros.
La France est le troisième exportateur mondial de voitures particulières.
En 2002, la balance commerciale dans le secteur a dégagé un excédent de 11,2 milliards d’euros.
PSA (Peugeot-Citroën) et Renault sont les deux principaux groupes du secteur automobile. La production en 2002 s’est élevée à 5 646 500 véhicules.
Effectifs : 333 000.
• Transformation des matériaux (acier, aluminium, verre, plastiques, caoutchouc)
Chiffre d’affaires : 59,19 millliards d’euros.
Les principales entreprises : le groupe Usinor (transformation de l’acier), Péchiney (aluminium), Saint-Gobain, premier producteur de verre et deuxième exportateur mondial. Plastic Omnium et Sommier Allibert sont les deux leaders français de la transformation des plastiques et Michelin est le premier producteur mondial de pneumatiques.
• Télécommunications et technologies de l’information et de la communication
Chiffre d’affaires annuel : 73 milliards d’euros.
Parc téléphonique : 35 millions de lignes.
France Telecom représente 48,2 % du marché, Cegetel-SFR 34,2 % et Bouygues Telecom 17,6 %.
La téléphonie mobile connaît un essor important avec 29,7 millions d’abonnés (janvier 2002).
Dans le secteur des télécommunications, Alcatel est le quatrième fabricant d’équipements de télécommunications, il occupe la première place dans le secteur des systèmes de transmission et il est leader mondial des réseaux câblés sous-marins.
La télévision numérique est représentée par Thomson Multimédia, fabricant de décodeurs de télévision numérique.
En 2003, le commerce électronique représente 3,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires).
• Industrie aéronautique et spatiale
Chiffre d’affaires : 24 milliards d’euros.
Effectifs : 101 500 personnes.
Principales entreprises :
EADS (Airbus, Eurocopter, Astrium, MBDA, ...), Dassault Aviation, Snecma, Arianespace.
La vitrine de l’industrie et de la technologie françaises sur internet :
www.industrie.gouv.fr/francetech
Recherche et développement
La dépense nationale de recherche et développement s’élève à 31,44 milliards d’euros, soit 2 % du PIB ce qui place l’effort français de recherche au quatrième rang parmi les pays de l’OCDE.
Elle est financée à hauteur de 43 % par le secteur public qui assure le fonctionnement (en particulier entretien des bâtiments, salaires des personnels et équipement des laboratoires) des grands centres nationaux de recherche (CNRS - toutes disciplines, INSERM - médecine, INRA - agronomie...).
La recherche financée par les entreprises (57 %) se concentre sur des branches à haute densité technologique telles que la construction aéronautique et spatiale, la pharmacie, la construction automobile, les équipements de communication, et les instruments de précision.
La France se situe au quatrième rang des pays de l’OCDE dans le domaine de la recherche, après le Japon, les États-Unis et l'Allemagne.
Transport
• Réseau routier
Le plus dense du monde et le plus long de l’Union européenne avec 985 902 km (voies communales, chemins départementaux, routes nationales et autoroutes), dont 10 225 km d’autoroutes (deuxième rang européen).
Si la route représente 73 % des transports de marchandises, le transport combiné progresse fortement.
• Réseau ferroviaire
31 986 km de voies (1er janvier 2003). La France détient le record de vitesse (515 km/h) avec le TGV (train à grande vitesse), lequel circule sur un réseau spécial de 1 547 km autorisant une vitesse commerciale égale ou supérieure à 270 km/h.
Trafic annuel : 315 millions de voyageurs sur le réseau principal, 83 millions sur le réseau TGV, 560 millions sur le réseau Ile-de-France et 126 millions de tonnes de fret transportées.
• Transport aérien
Près de 100 millions de passagers par an et 4,7 milliards de tonnes-km de fret par an. 904 aéronefs (avions et hélicoptères) volent sous pavillon français.
Aéroports de Paris :
709 200 mouvements d’avions commerciaux (2002), 71 millions de passagers (sixième rang mondial) et 1,7 million de tonnes de fret et poste (2002).
• Flotte de commerce
210 navires jaugeant au total 4,1 millions de tonneaux, transportent annuellement 91,5 millions de tonnes de marchandises. La flotte française se situe au vingt-huitième rang mondial pour le tonnage de sa flotte.
Marseille, premier port français et méditerranéen, se place au cinquième rang européen avec un trafic de marchandises s’élevant à 92,4 millions de tonnes.
Secteur tertiaire
Secteur financier et bancaire
Avec 884 milliards d’euros, la capitalisation boursière des actions inscrites à la bourse de Paris représente 50 % du PIB français, ce qui place la capitale française au septième rang mondial.
Les principales banques françaises sont :
BNP Paribas, Crédit agricole, Société générale, Crédit Lyonnais et Crédit Agricole.
Assurances
Le secteur français des assurances consolide sa place au quatrième rang mondial avec un chiffre d’affaires de 210 milliards d’euros.
Axa, deuxième société d’assurances européenne, CNP et AGF sont les trois principales sociétés d’assurances françaises. Les assurances de personnes (vie et santé) poursuivent leur développement (+ 3 %). Les assurances de dommages (biens et responsabilité) sont en croissance de 7 %. Le secteur de l’assurance emploie quelque 200 000 personnes.
Tourisme
Avec 76,5 millions de touristes étrangers, la France est le pays le plus visité au monde.
À cette fin, la France dispose de
• 18 375 hôtels,
• 8 330 terrains de camping,
• 900 villages de vacances,
• 190 auberges de jeunesse,
• 41 000 gîtes ruraux et communaux,
• 22 000 chambres d’hôtes.
La France arrive au troisième rang mondial des recettes du tourisme après les États-Unis et l’Espagne avec un montant de 34,5 milliards d’euros.
L’excédent commercial dans ce secteur s’élève à plus de 15 milliards d’euros.
Commerce extérieur
La France se situe au deuxième rang mondial pour l’exportation de services et de produits agricoles, au quatrième rang mondial pour les biens (d’équipement, principalement).
L’excédent commercial de 2002 s’est élevé à 7,3 milliards d’euros. Les exportations françaises, qui ont atteint un montant de 411,6 milliards d’euros en 2002, représentent 26,5 % du PIB. Quant aux importations, elles se sont élevées à 380,2 milliards d’euros.
Ces chiffres démontrent une forte croissance de l’excédent du secteur des biens d’équipement (8,5 milliards d’euros), un excédent agro-alimentaire de 7,8 milliards d’euros.
L’industrie civile affiche un excédent de 11,28 milliards d’euros.
La France effectue 62 % de ses échanges avec ses partenaires de l’Union européenne.
Son excédent avec l’UE s’est élevé à 8 milliards d’euros en 2002. L’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni, la Belgique, le Luxembourg, l’Espagne ainsi que les États-Unis sont les principaux clients de la France.
La monnaie unique
Le 1er janvier 2002, l’euro est devenu la monnaie unique de 300 millions d’européens répartis dans 12 pays de l’Union européenne (la zone euro).
Ce fut l’aboutissement d’un long processus de réflexion, de préparation des économies nationales puis de transition vers l’euro.
1969 : au Sommet de La Haye, les six États membres de la Communauté économique européenne (CEE) se fixent comme objectif l’Union économique et monétaire (Plan Barre).
1971 : le plan Werner propose une convergence des économies nationales en vue de doter la CEE d’une monnaie unique. L’instabilité des monnaies européennes hypothèque lourdement le projet.
1972 : un contrôle de la fluctuation des monnaies européennes est instauré avec la création du Serpent monétaire européen, puis en 1979 avec le Système monétaire européen (SME).
1986 : l’Acte unique inscrit dans le traité de Rome l’objectif de la réalisation progressive d’une Union économique et monétaire (UEM).
1990 : première étape de l’UEM avec la libre circulation des capitaux.
1992 : le traité de Maastricht définit les critères de convergence entre les économies des pays participants, étape préalable à la monnaie unique.
2 mai 1998 : le Conseil européen arrête la liste des pays participants : Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Finlande, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas et Portugal (arrivée de la Grèce en 2001).
1er juin 1998 : création de la Banque centrale européenne (BCE), en charge de la politique monétaire européenne.
1er janvier 1999 : l’euro devient la monnaie unique. Le taux de conversion est fixé irrévocablement entre l’euro et les monnaies nationales (1 euros = 6,55957 FF). Les transactions sur les marchés de capitaux se font en euros.
1er janvier 2002 : entrée en vigueur de l’euro dans les 12 pays participants.
17 février 2002 : le franc disparaît.
Changer de monnaie implique un effort d’adaptation de la part des consommateurs, des entreprises et des services publics.
Une multitude d’aspects de la vie quotidienne nécessitent un ajustement : étiquetage des prix, conversion des comptes bancaires, création de milliards de nouvelles pièces et de billets de banque, retrait des francs...www.finances.gouv.fr
A quoi sert la monnaie unique ? L’économie européenne constitue un vaste marché unique. Les États membres de l’Union européenne réalisent la majorité de leurs échanges commerciaux à l’intérieur de l’Europe.
La monnaie unique fait disparaître les problèmes de change, et contribue à la construction européenne en dotant l’Europe d’une monnaie internationale. En facilitant les échanges et les investissements, les États de la zone euro ont aussi cherché à renforcer l’emploi en Europe.
Les euros
Les pièces. Afin de symboliser l’union et la diversité de l’Europe, les pièces comportent une face commune aux douze pays de la zone euro (reconnaissable aux 12 étoiles symboliques), et une face nationale.En France, 3 symboles ornent la face nationale des pièces : Marianne (figurant la République et la liberté), l’arbre (symbole de vie) et la Semeuse (allégorie de la fécondité). Quelle que soit leur face nationale, les pièces peuvent circuler dans toute la zone euro.
Les billets. Trois éléments sont imprimés sur les billets : des portails et des fenêtres au recto, et des ponts au verso. Ces éléments s’inspirent de sept styles architecturaux ayant marqué la culture européenne : le classique, le roman, le gothique, la renaissance, le baroque et le rococo, l’architecture du fer et du verre, et enfin l’architecture moderne.
La politique étrangère
La politique étrangère de la France repose sur une tradition diplomatique longue de plusieurs siècles et sur quelques principes fondamentaux : droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, respect des droits de l’Homme et des principes démocratiques, respect de l’État de droit et coopération entre les nations. Dans ce cadre, la France s’est attachée à sauvegarder son indépendance nationale tout en œuvrant au développement de solidarités régionales et internationales.
La construction européenne
Dès 1945, la construction européenne se trouve au cœur de la politique étrangère française. Plusieurs raisons majeures à cela : restaurer la paix et garantir la sécurité des États, consacrer la forme démocratique de gouvernement, et bâtir un espace économique et monétaire intégré susceptible de garantir la prospérité aux peuples européens.
Dès lors, le général de Gaulle, les présidents Pompidou, Giscard d'Estaing, Mitterrand et Chirac ne cesseront d'œuvrer à la concrétisation et au développement de ce socle européen pour en faire une puissance économique et une enceinte politique respectée.
Avec un produit intérieur brut de 9 710 milliards d'euros en 2003, l'Union européenne égale désormais l'ensemble nord-américain et devance l'Asie.
Le 1er mai 2004, dix nouveaux membres ont rejoint l'Union européenne. Forte de vingt-cinq pays, l'Union européenne forme le troisième ensemble de la planète avec 3 % des terres émergées, 7,5 %des habitants et le quart de la richesse mondiale.
L'élargissement, une dynamique historique
Adhésions aux communautés européennes puis à l'Union européenne …
| Une Europe à… | ||
| 25 mars 1957 | 6 | Signature du traité de Rome : France, Allemagne, Italie, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg |
| 1er janvier 1973 | 9 | Danemark, Irlande, Royaume-Uni |
| 1er janvier 1981 | 10 | Grèce |
| 1er janvier 1986 | 12 | Espagne, Portugal |
| 1er janvier 1995 | 15 | Autriche, Finlande, Suède |
| 1er mai 2004 | 25 | Chypre, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, République Tchèque, Slovaquie, Slovénie |
Les dates clés de l'élargissement
| 9 novembre 1989 | Chute du mur de Berlin |
| 21-22 juin 1993 | Conseil européen de Copenhague : approbation du principe de l'élargissement de l'Union européenne et définition des critères que les pays candidats devront respecter en vue de leur adhésion |
| 30 mars 1998 | Début des négociations d'adhésion avec les premiers pays candidats |
| 24-25 mars 1999 | Conseil européen de Berlin : définition du calendrier financier de l'élargissement |
| 7-9 décembre 2000 | Conseil européen de Nice : modification des institutions européennes en vue du fonctionnement d'une Union européenne élargie |
| 12-13 décembre 2002 | Conseil européen de Copenhague : conclusion des négociations pour les dix pays candidats |
| 16 avril 2003 | Signature du traité d'adhésion à Athènes |
| Courant 2003 | Ratification du traité d'adhésion dans les 25 pays |
| 1er mai 2004 | Entrée des dix nouveaux membres dans l'Union européenne |
| Juin 2004 | Elections au Parlement européen dans les 25 pays de l'Union européenne |
La sécurité internationale
En matière de sécurité, les années de la guerre froide ainsi que la période instable qui leur a succédé ont conféré à l’ensemble des nations démocratiques, dont la France, d’importantes responsabilités. Partie au traité de l’Atlantique Nord (OTAN), la France est également membre de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) et du Corps européen, au sein duquel la France compte près de 13 000 hommes.
Enfin, étant l’une des cinq puissances nucléaires, avec la Grande-Bretagne, les États-Unis, la Russie et la Chine, la France assure le maintien et l’adaptation de sa dissuasion aux nouvelles réalités stratégiques et entend prendre en compte la dimension européenne de sa défense, tout en œuvrant à l’interdiction totale des essais nucléaires et en s’engageant en faveur de la maîtrise des armements et du désarmement.
L’action au sein de l’ONU
La politique étrangère de la France est conduite dans le respect des buts et principes de l'Organisation des Nations unies. Ceux-ci sont en effet conformes aux idéaux qui sous-tendent la tradition républicaine française. Aussi la France n'a-t-elle cessé, depuis 1945, de défendre cette organisation dont elle est le quatrième contributeur financier, avec un montant de 84,35 millions d'euros en 2004 versé au budget ordinaire de l'Organisation, et 107,57 millions d'euros attribués aux institutions spécialisées du système onusien.
Membre permanent du Conseil de sécurité, la France a participé directement à de nombreuses opérations de maintien de la paix (Proche-Orient, Cambodge, ex-Yougoslavie, RD Congo, Éthiopie-Érythrée, Sierra Leone, Côte d'Ivoire, Haïti...).
Pour l'année 2003, le montant des contributions françaises au titre des opérations de maintien de la paix a été de 140,34 millions d'euros.
La France soutient également l'action de l'Organisation en matière d'aide au développement, notamment par les contributions et l'aide technique qu'elle apporte aux principaux programmes chargés de la lutte contre la pauvreté (PNUD), la protection des enfants (Unicef) ou la lutte contre les drogues (PNUCID).
La coopération internationale
La France fonde sa politique de coopération internationale sur deux vecteurs, l’influence et la solidarité.
La Direction générale de la coopération internationale et du développement (DGCID) assure la mise en œuvre de cette politique autour de quatre axes principaux :
• Aider au développement par la coopération
La France entend maintenir l'effort de solidarité à l'égard des pays les plus défavorisés, et a consacré 6,4 milliards d'euros à l'aide publique au développement en 2003. Cette somme représente 0,41% du PIB français.
La part la plus importante des crédits français d'aide au développement est consacrée à l'aide bilatérale directement apportée aux pays bénéficiaires par les administrations françaises ou leurs opérateurs.
En 2003, le développement de l'Afrique est resté une priorité de la politique étrangère française. La part de l'aide bilatérale à l'Afrique subsaharienne est aussi passée de 49 % en 2002 à 57 % en 2003.
• Encourager les échanges culturels et l’usage du français
La France dispose de 151 établissements culturels français à l'étranger, installés dans 91 pays, et d'un réseau comprenant 283 Alliances françaises.
La politique de promotion du français touche 82 millions d'apprenants dans 130 pays et s'appuie sur un corps de 900 000 professeurs. L'Agence pour l'enseignement du français à l'étranger coordonne les activités des 268 établissements scolaires français dans le monde.
• Promouvoir la coopération scientifique et universitaire
La France entend tout à la fois appuyer l'internationalisation de la recherche française et étendre l'information sur les systèmes scientifiques des pays partenaires.
L'Observatoire des sciences et techniques et les 28 centres français de recherche installés à l'étranger assurent notamment la mise en œuvre de ces objectifs.
En matière de coopération universitaire, la France gère plus de 200 filières d'enseignement supérieur francophones dans le monde, et renforce en particulier ses relations avec des partenaires tels que l'Allemagne et les États-Unis. L'accueil des étudiants étrangers se développe : ils sont aujourd'hui 220 000 (2003).
• Assurer la présence du français dans le paysage audiovisuel mondial
La présence audiovisuelle française à l’étranger se renforce, et le soutien aux opérateurs majeurs du secteur tels que la chaîne francophone TV5 et Radio France Internationale (RFI) est désormais une priorité du gouvernement.
La France appuie en outre la diffusion du cinéma et du documentaire français .
L’action humanitaire
La France accorde une place spécifique à l’action humanitaire dans sa politique étrangère, et se montre ainsi fidèle aux valeurs dont elle a été l’inspiratrice. Elle a joué en effet un rôle essentiel dans le développement de l’action humanitaire et du droit international humanitaire.
Les services du ministère des Affaires étrangères coordonnent les interventions des organismes institutionnels français tels que la Sécurité civile, le SAMU mondial, et le Service de santé des Armées. Les crédits réservés à ces actions ont été de 9,3 millions d’euros en 2001. Sur ce total, 4,12 millions d’euros sont versés sous forme de subventions aux ONG françaises opérant à l’étranger. Dans ce domaine, la France apporte également son soutien aux activités des organisations multilatérales.
En 2000, 52 millions d’euros ont été consacrés aux programmes des organisations internationales et des différentes agences humanitaires de l’ONU : Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR), Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), Programme alimentaire mondial (PAM), Office de secours et de travaux pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), Comité international de la Croix-Rouge (CICR)...
Enfin, la contribution française aux programmes mis en œuvre dans le cadre européen s’élève à plus de 100 millions d’euros. À travers ECHO, l’Office humanitaire de la Communauté européenne, la France apporte son aide aux pays ou aux peuples en détresse subissant les effets de catastrophes naturelles ou de crises politiques.
La lutte contre le terrorisme
Victime du terrorisme international, sur son sol comme à l'étranger, la France a depuis longtemps montré sa détermination à combattre le terrorisme sous toutes ses formes, quels qu'en soient les auteurs.
La France, qui considère que la lutte sans concession contre le terrorisme doit être menée dans le respects des droits de l'Homme et des libertés publiques, est dotée d'une législation anti-terroriste spécifique.
Les résolutions des Nations Unies, adoptées à la suite des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, ont renforcé la coopération internationale contre le terrorisme.
La France participe activement aux travaux du Comité du contre-terrorisme des Nations Unies (CCT).
Présence française dans le monde
On compte près de 2 millions de Français vivant à l’étranger. Ils se répartissent géographiquement ainsi :
En Europe:52,9 %
En Amérique :19,1 %
En Afrique du Nord, Proche et Moyen Orient :12,5 %
En Afrique sub-saharienne :10,3 %
En Asie et Océanie 5,3 %
La moitié d'entre eux sont des résidents temporaires (durée moyenne du séjour : 4 ans). Il s'agit principalement de cadres et techniciens d'entreprises françaises, d'agents de l'État ou de membres d'organisations humanitaires.
L'autre moitié sont des résidents permanents parmi lesquels on compte les français à double nationalité dont la population s'est accrue de 85 % entre 1984 et 2002.
Histoire
La France avant la Révolution : une lente gestation
Il est bien difficile d'attribuer à la France une date de naissance ; faut-il choisir 496 et le baptême de Clovis roi des Francs, 987 et le sacre d'Hugues Capet, fondateur de la dynastie qui régna pendant neuf siècles sur le pays ou 1789 et la Révolution, quand la France s'affirme comme une nation dans un État déjà constitué ? Historiens et citoyens sont partagés sur ses origines. La communauté nationale a d'ailleurs fêté les trois anniversaires : les 1 500 ans de la conversion de Clovis au catholicisme, le millénaire du sacre d'Hugues Capet et le bicentenaire de la Révolution. La pluralité des choix possibles montre, en tout cas, que la France, comme un être vivant, s'est lentement constituée, intégrant des apports multiples à partir desquels elle a construit son identité.
L'Antiquité et le Moyen-Age n'ont certes pas produit une France à l'image de celle que nous connaissons et, à la fin du XVe siècle, le domaine capétien ressemble davantage à un archipel composite qu'à l'Hexagone actuel. Ces longues périodes sont cependant essentielles, car elles établissent les trames du peuplement et jettent les bases de l'organisation du territoire, en fixant l'emplacement de la plupart des villes et des réseaux de communication. C'est à partir de ces pôles et de ces axes que les solidarités territoriales vont fonctionner et que l'espace français va se construire, à travers des guerres, des annexions, des cessions, des héritages, des mariages. Quelques phases sont essentielles dans ce long processus : la domination romaine d'abord, qui maille la Gaule de villes et de routes et qui établit un embryon d'unité linguistique en répandant l'usage du latin ; l'expansion médiévale, aussi, qui voit renaître les villes, se multiplier les villages et se développer les échanges du XIe au XIIIe siècle.
De cette lente émergence, il faut aussi retenir les brassages humains. Aux noyaux de peuplement préhistoriques attestés par de nombreux sites, dont quelques-uns comme Lascaux ont une renommée mondiale, se sont ajoutés les apports celtes, ceux des peuples de la Méditerranée, Grecs et Romains, ceux des nomades guerriers venus de steppes, comme les Huns, ceux des peuples nordiques et germaniques, Vandales, Suèves, Burgondes, Alamans, Wisigoths, Francs et, plus tard, Arabes et Vikings... Ces peuples ont en partie déterminé les souches de population de certaines régions mais, surtout, ils se sont fondus dans le creuset qui deviendra la France. C'est également au cours de cette période, sous l'autorité des Capétiens, que se construit progressivement le territoire et que se mettent en place les institutions et l'administration qui le gèrent et l'organisent. Le choix de Paris comme capitale est à cet égard décisif : le territoire et l'État qui en émane trouvent là un centre à partir duquel l'unité de la France se réalise.
Le legs de la Révolution et de l'Empire
La France s'affirme comme nation avec la Révolution de 1789. Le 14 juillet 1790, lors de la fête de la Fédération, des délégués venus de tout le pays proclament leur appartenance à la même communauté nationale. L'idéal affiché alors est celui de la liberté de chacun dans le respect de tous, du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, d'institutions faites pour garantir le bien-être social... Ces aspirations, formulées dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789, sont héritières de la philosophie des Lumières du XVIIIe siècle et fortement imprégnées de la pensée d'auteurs comme Montesquieu, qui a posé le principe de la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire dans L'Esprit des lois (1748), ou comme Jean-Jacques Rousseau qui développe les notions d'égalité politique et de souveraineté du peuple dans Du contrat social (1762). Ces textes ont d'ailleurs beaucoup inspiré les rédacteurs de la Constitution des États-Unis d'Amérique en 1787. Les valeurs qui sont ainsi mises en avant se veulent universelles et peuvent être considérées comme fondatrices de la démocratie moderne. Elles auront d'ailleurs un grand retentissement et guideront les mouvements de libération nationale au XIXe siècle, avant d'être largement reprises dans la Déclaration universelle des droits de l'homme, adoptée le 10 décembre 1948 par les Nations unies.
Ces principes ne seront cependant pas immédiatement acquis. S'ils sont inscrits en grande partie dans la première Constitution, dont la France s'est dotée en 1791, et encore plus largement dans celle de 1793, il faudra du temps, de nombreux combats politiques et des luttes sociales avant qu'ils ne deviennent des droits inaliénables. La Ire République est proclamée le 22 septembre 1792, mais la Constitution démocratique à laquelle elle donne naissance en 1793 ne sera jamais appliquée. La guerre civile à l'intérieur, les combats qu'il faut mener sur tous les fronts contre les États européens coalisés contre la France aboutissent à la mise en place de la Terreur, bien éloignée des nobles principes de 1789. Après l'exécution de Robespierre en juillet 1794, la Convention thermidorienne (1794-1795) et le Directoire (1795-1799) conduisent à la prise du pouvoir par Bonaparte, consul de 1799 à 1804 puis empereur des Français. La monarchie, abolie en 1792, cède la place à l'Empire, bien différent dans ses structures et son organisation mais où les Français se retrouvent sujets, comme par le passé, après avoir été d'éphémères citoyens.
Pendant les guerres de la Révolution et de l'Empire, la France a tenté d'imposer son modèle et ses institutions à une partie importante de l'Europe ; mais la volonté initiale d'apporter la liberté aux « peuples opprimés » s'est vite muée en conquêtes et en annexions, le « droit des peuples à disposer d'eux-mêmes » apparaissant alors comme une formule bien vaine... La France perd son Empire en 1815 mais ne recouvre pas pour autant liberté et démocratie. La monarchie est restaurée avec Louis XVIII. Charles X lui succède en 1824 puis, à la suite des journées révolutionnaires de juillet 1830, Louis-Philippe entame un règne de dix-huit ans. La Révolution de 1848 met en place la IIe République qui, comme la Première, débou- che sur un coup d'État, celui de Louis- Napoléon Bonaparte en 1851 et l'instauration du Second Empire (1852-1870). Sous ces différents régimes, le recours aux citoyens n'a guère été pratiqué : jusqu'en 1848, le vote se fait au suffrage censitaire, donc limité à une minorité, et l'expression politique du plus grand nombre passe en fait par quelques épisodes insurrectionnels vite réprimés. Cependant, derrière l'instabilité politique s'opèrent des changements de fond à travers lesquels se construit la France moderne. Ils sont d'abord d'ordre territorial et administratif. En 1789, l'unité administrative de la France était inachevée. La France était divisée en circonscriptions diverses, apparues à des périodes différentes et qui se chevauchaient : baillages, gouvernements, généralités, États provinciaux, pays. Une telle complexité entraînait des lenteurs et des conflits de compétence et limitait une gestion efficace du pays. Sur ce plan, la Révolution et l'Empire vont perfectionner l'œuvre centralisatrice entreprise sous l'Ancien Régime. En 1790, le territoire est divisé en départements, eux-mêmes divisés en cantons découpés en communes, qui constituent encore aujourd'hui les entités locales stables de l'espace de vie des Français. Bonaparte complète le dispositif et lui donne cohérence et efficacité par la loi du 28 Pluviôse an VIII (17 février 1800), qui institue les préfets et les maires, ces derniers aujourd'hui élus étant alors nommés.
Les circonscriptions administratives sont donc homogénéisées sur une base égalitaire et le recrutement des personnels par concours substitue le mérite aux anciens privilèges. C'est au cours des mêmes périodes que l'on assiste à la naissance de véritables services publics, au renforcement du rôle de l'État dans l'aménagement du territoire, la création d'infrastructures, l'urbanisme. La volonté unificatrice passe aussi par le souci de créer des normes et des repères communs partout valides, ce qui se traduit aussi bien par l'institution du Code civil que par le cadastrage systématique de la propriété ou encore par le choix du système métrique et l'unification des poids et mesures, cette dernière décision étant aujourd'hui devenue universelle.
La période qui va de la Révolution au Second Empire est aussi marquée par une profonde transformation de l'économie et de la société. Même si les bouleversements que la France a connus entre 1789 et 1815 ont permis à l'Angleterre de prendre une avance économique certaine, la France entre, elle aussi, dans l'âge industriel, celui des charbonnages, de la ma- chine à vapeur, des forges modernes, des grandes manufactures textiles et du chemin de fer. Le Second Empire apparaît à cet égard comme une période décisive, surtout après 1860 : la démocratie a été confisquée, l'affairisme bat son plein, l'aventure coloniale entreprise en 1830 avec la conquête de l'Algérie se poursuit, mais le pays enregistre des transformations profondes et rapides qui vont en faire une puissance moderne : développement de l'industrie, création de banques et de grands magasins qui inaugurent le système de distribution moderne, remodelage urbain, extension importante du réseau de chemins de fer, politique de reboisement et de lutte contre l'érosion... Cependant, si l'essor économique est incontestable, le progrès social reste à la traîne et, dans cette première moitié du XIXe siècle, les conditions de vie sont dures et la misère aiguë pour le prolétariat qui s'entasse dans les villes industrielles.
1870-1914 : la France républicaine, crises et consolidation
Après la défaite de la France devant l'Allemagne en 1870, la IIIe République apparaît, en dépit des turbulences internes qu'elle doit surmonter et de la Première Guerre mondiale qui meurtrira profondément le pays, comme une période de stabilisation et de consolidation. La République a été proclamée le 4 septembre 1870 et Adolphe Thiers en devient le premier Président le 31 août 1871, alors que l'insurrection de la Commune de Paris s'est achevée par une répression sanglante à la fin du mois de mai 1871. Les débuts du régime sont difficiles et pourtant cette République sera la plus durable de toutes puisqu'elle se maintient jusqu'en 1940. D'abord monarchiste, A. Thiers se rallie progressivement à l'idée républicaine et les textes législatifs qui définissent l'organisation et le fonctionnement des pouvoirs sont adoptés entre février et juillet 1875. Mais il faut attendre les élections des 14 et 28 octobre 1877, qui donnent une majorité républicaine à la Chambre des députés, pour que le régime soit légitimé.
Jusqu'à la guerre de 1914, la République doit faire face à deux crises graves qui menacent son existence même : le boulangisme (1886-1889), qui rallie des mécontentements de toutes origines et menace les fondements parlementaires du régime, et l'affaire Dreyfus (1894-1899), qui révèle l'ampleur de l'antisémitisme en France et les divisions profondes qui partagent le corps social et les courants politiques. Ces crises sont d'autant plus menaçantes pour la République qu'elles se déroulent sur un fond de tensions sociales et politiques vives : luttes ouvrières, actions violentes des ligues et factions politiques, affrontements entre cléricaux et anticléricaux qui aboutissent en 1905 à la séparation de l'Église et de l'État. Par ailleurs, des scandales politiques et financiers et des actes terroristes (assassinat du président Sadi Carnot en 1894) viennent exacerber les tensions. Cependant, les acquis de cette période sont importants sur le plan institutionnel et social et dans le domaine des libertés publiques. Aux lois de 1882 et 1885 instituant l'école primaire obligatoire et gratuite, s'ajoutent les lois sur la liberté de la presse (1881), la liberté syndicale (1884), la réglementation du travail des femmes et des enfants (1892), la liberté d'association (1901). La modernisation économique se poursuit en dépit de crises conjoncturelles et la France est l'un des principaux berceaux des innovations scientifiques et techniques qui sont à l'origine de la deuxième révolution industrielle. Pendant la Belle Époque qui précède la Grande Guerre, le rayonnement international de la France est grand : elle dispose du deuxième empire colonial du monde, joue un rôle diplomatique de premier plan et s'impose comme le pays phare de l'art et de la culture.
1914-1945 : d'une guerre à l'autre
Les premières années du XXe siècle voient la mon- téedes tensions internationales en Europe ; les rivalités politiques, commerciales, coloniales entre les puissances s'inscrivent sur un fond de nationalisme croissant exacerbé par des crises régionales comme celles du Maroc et des Balkans. La France a constitué une Triple-Entente avec la Russie (ac- cords de 1893), elle-même alliée à la Serbie et à la Grande-Bretagne (par l'Entente cordiale, signée en 1904). Face à ce bloc s'est formée la Triple-Alliance des « empires centraux » qui comprend l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et le royaume d'Italie, soutenus par l'Empire ottoman. L'assassinat du prince héritier d'Autriche-Hongrie par un Serbe de Bosnie, le 28 juin 1914 à Sarajevo, alors sous domination autrichienne, est l'étincelle qui met le feu aux poudres : le système d'alliance patiemment constitué fonctionne et conduit au déclenchement de la Première Guerre mondiale.
Le 3 août 1914, la France entre en guerre contre l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie aux côtés de l'Angleterre et de la Russie, rejointes plus tard par l'Italie et les États-Unis. Les Français sortent victorieux de ce conflit long de quatre années mais le bilan est lourd pour le pays comme pour les autres États d'Europe qui ont participé à la guerre. Le nord et l'est du territoire ont été dévastés, l'effort de guerre a épuisé les finances et l'économie nationale et interrompu les progrès sociaux engagés ; mais surtout, la guerre se solde par un véritable désastre humain : près d'1,5 million d'hommes jeunes ont été tués et près de 3 millions blessés, alors que le nombre des naissances s'effondrait, hémorragie démographique d'autant plus grave qu'elle touchait un pays dont la croissance de la population était déjà très affaiblie.
La guerre avait permis de réaliser l'Union sacrée des partis politiques autour de la défense de la nation, union symbolisée par la forte personnalité de Georges Clemenceau, le « Père la Victoire », au pouvoir jusqu'en janvier 1920. La vie politique des années vingt est ensuite dominée par des coalitions de droite, à l'exception de la période 1924-1926 où le Cartel des gauches, unissant socialistes et radicaux, est au pouvoir. Depuis décembre 1920 et la création du Parti communiste, la gauche socialiste s'est divisée. La crise économique des années trente, les difficultés financières et sociales, la détérioration de la situation internationale avec l'arrivée au pouvoir du fascisme en Italie et du nazisme en Allemagne, aggravent les divisions dans le pays et favorisent la montée de nombreux mouvements antiparlementaires, conservateurs nationalistes et d'ex- trême droite qui s'organisent en « ligues ».
Ces organisations multiplient les manifestations violentes, comme celle du 6 février 1934 qui suscite en réaction une alliance antifasciste rassemblant les socialistes, les communistes et les radicaux et donne naissance au Front populaire. La gauche réunie triomphe aux élections de 1936 et le gouvernement de Front populaire, avec Léon Blum à sa tête, réalise d'importantes réformes : semaine de travail de quarante heures, conventions collectives, congés payés, premières nationalisations, modification du statut de la Banque de France. Toutefois, les divisions intérieures et surtout les difficultés extérieures ne sont pas réglées. Après avoir cru échapper aux hostilités par les concessions faites à Hitler à Munich, en 1938, le nouveau président du Conseil, Édouard Daladier, engage le pays, aux côtés des Britanniques, dans la Seconde Guerre mondiale (3 septembre 1939).
La guerre laissera une France doublement traumatisée, par la défaite rapide et inattendue devant les armées allemandes, d'une part, mais aussi par la politique de collaboration avec l'ennemi qui est mise en place par le gouvernement de Vichy, d'autre part. La débâcle de l'armée devant l'invasion nazie, en mai 1940, jette des millions de civils sur les routes de l'exode. L'armistice est signé le 22 juin 1940. La France est divisée en deux zones, l'une occupée et l'autre libre. La IIIe République s'effondre ; le 10 juillet 1940, le Parlement donne tout pouvoir au maréchal Pétain, héros de la Première Guerre mondiale, qui met en place à Vichy, capitale provisoire, un régime nouveau, l'État français : régime à caractère personnel, autoritaire, corporatiste et discriminatoire à l'égard des Juifs, qui sont soumis dès 1941 à un statut spécial. La collaboration avec l'Allemagne nazie est engagée le 24 octobre 1940 par l'entrevue de Montoire entre Pétain et Hitler. Elle conduit le régime de Vichy à apporter son appui aux vainqueurs en soutenant l'effort de guerre allemand, en traquant les opposants au nazisme et en livrant les Juifs à la déportation. La Légion des volontaires français contre le bolchevisme combat même aux côtés des divisions allemandes sur le front de l'Est.
Cependant, la Résistance qui s'est manifestée dès les premiers jours de l'Occupation sera le ferment d'une France nouvelle qui prend les rênes du pays après la guerre. On peut dresser son acte de naissance au 18 juin 1940, quand le général de Gaulle appelle de Londres les Français à poursuivre le combat aux côtés des Alliés. Une résistance extérieure, composée des Forces françaises libres (FFL) et d'un Comité français de libération nationale (CFLN) se forme autour de lui. Des territoires coloniaux se rallient. En France la résistance intérieure, d'abord très limitée, s'organise et se renforce, constituant de véritables réseaux qui, outre les actions conduites dans le pays, apporteront un appui précieux aux Alliés par leur travail de renseignement et leur aide militaire lors du débarquement.
En Afrique du Nord, libérée par les Alliés dès novembre 1942, une nouvelle armée française se constitue et participe aux combats. Au printemps 1943, sous l'impulsion de Jean Moulin, délégué du général de Gaulle en France occupée, le Conseil national de la résistance (CNR) unit les principales organisations de résistants ; de Gaulle, alors installé à Alger, met sur pied le gouvernement provisoire de la République française, issu du CNR. Si le rôle de ce combat ne fut pas décisif dans la victoire alliée sur le nazisme, il a été essentiel pour la France car il a convaincu les Anglais, les Américains et les Soviétiques plus tardivement, qu'il fallait faire à la France une place dans le camp des vainqueurs, plutôt que de l'occuper à la Libération, comme on l'aurait fait d'un territoire ennemi. La France sera ainsi présente comme un acteur à part entière de la victoire, lors de l'acte de capitulation de l'Allemagne le 8 mai 1945. En ce sens, on peut affirmer que la Résistance, personnifiée par de Gaulle, a permis à la France pourtant militairement vaincue, de conserver son rang sur la scène internationale.
La reconstruction : 1945-1958
Deux guerres en trente ans ont représenté pour la France une période d'épreuves. Les pertes humaines ont été moindres pendant la Seconde Guerre (600 000 morts environ) que pendant le premier conflit mondial. En revanche, les pertes matérielles sont beaucoup plus lourdes. Combats et bombardements ont détruit villes, usines, ponts, gares et voies ferrées. S'y ajoutent les pertes causées par l'exploitation intensive par l'occupant, d'une économie asservie. Cependant, on peut parler de véritable élan dans la remise sur pied du pays ; les temps sont difficiles mais la paix restaure la confiance en l'avenir, comme en témoigne la vigoureuse reprise démographique du baby- boom, et l'aide américaine du plan Marshall permet de parer au plus pressé.
Dès 1945 et bien que la situation soit difficile, des mesures d'urgence sont prises : nationalisations de secteurs clés de l'économie (énergie, transport aérien, banques de dépôt, assurances) et de grandes entreprises (Renault), création de la Sécurité sociale, des comités d'entreprise et mise en œuvre d'une planification économique dont la responsabilité est confiée à Jean Monnet. Mais les forces politiques issues de la Résistance, communistes, démocrates-chrétiens et socialistes, qui soutiennent le gouvernement provisoire du général de Gaulle, se divisent rapidement sur le choix des institutions et sur les grandes options économiques. Le chef de la France libre finit d'ailleurs par quitter le gouvernement en janvier 1946 et fonde un nouveau parti politique, le Rassemblement du peuple français (RPF) en 1947. Il faut deux assemblées constituantes élues au suffrage universel (le vote des femmes a été instauré en 1944) et trois référendums pour que soit enfin adoptée la Constitution de la IVe République, promulguée le 27 octobre 1946, qui institue une Assemblée nationale toute-puissante et un Président aux pouvoirs limités. En janvier 1947, Vincent Auriol est élu président de la République par le Parlement.
Aux divisions politiques internes s'ajoutent bientôt celles nées de la guerre froide et de la décolonisation. Malgré l'opposition des communistes, la France affirme son atlantisme et se range résolument dans le camp occidental. Elle intègre l'Organisation européenne de coopération économique (OECE), créée en avril 1948 pour répartir l'aide américaine, et adhère à l'Alliance atlantique (OTAN) en avril 1949. Par ailleurs, après la division de l'Allemagne, la France opte pour une politique d'entente avec la RFA qui sera à la base de la construction européenne. Jean Monnet, Robert Schuman et le chancelier Konrad Adenauer sont les principaux artisans de ce rapprochement qui aboutit en 1951 à la création de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA), première structure autour de laquelle va se construire l'Europe unie. Si la France repousse la création d'une Communauté européenne de défense (CED), elle joue un rôle actif dans l'institution de la Communauté économique européenne (CEE) (ou Marché commun), qui voit le jour avec le traité de Rome, le 25 mars 1957.
La IVe République devra faire face à une grave crise engendrée par la décolonisation. Celle-ci commence en Indochine, d'où la France doit se retirer après huit années d'une guerre difficile. Pierre Mendès France, président du Conseil, met fin au conflit (accords de Genève, le 20 juillet 1954). Le Maroc et la Tunisie deviennent indépendants en 1956, tandis qu'une décolonisation pacifique s'amorce en Afrique noire. La décolonisation de l'Algérie, en revanche, donne lieu à un conflit qui durera de 1954 à 1962 et sera fatal à la IVe République.
La France depuis 1958
A la suite d'émeutes de Français d'Algérie, le 13 mai 1958 à Alger, le dernier gouvernement de la IVe République, dirigé par Pierre Pflimlin, tombe. Le général de Gaulle est appelé par le président de la République, René Coty, à assumer la direction du gouvernement. Il met en chantier l'élaboration du texte constitutionnel qui va organiser le nouveau mode de fonctionnement des institutions. La Constitution de la Ve République est adoptée par référendum le 28 septembre 1958. Elle accorde une place éminente au président de la République. De Gaulle est investi de cette fonction suprême par un collège de députés, sénateurs et élus locaux, le 21 décembre 1958.
A partir de 1960, les pays de l'Afrique française accèdent à l'indépendance et vont garder avec la France des liens privilégiés, mais la guerre qui se poursuit en Algérie constitue l'abcès principal hérité de la République précédente. Des troubles graves, en métropole et en Algérie, ainsi que le putsch des généraux, qui s'emparent du pouvoir à Alger le 22 avril 1961, conduisent à accélérer les négociations avec le gouvernement provisoire de la République algérienne et aboutissent aux accords d'Évian, approuvés massivement par référendum le 8 avril 1962. Un million de rapatriés doivent quitter l'Algérie indépendante et se réinsérer en France. Par le référendum du 28 octobre 1962, de Gaulle fait adopter l'élection du chef de l'État au suffrage universel direct. Il est élu président le 19 décembre 1965.
La prospérité économique et l'assainissement monétaire permettent au général de Gaulle de mener une politique extérieure très active. Son but est d'affirmer l'indépendance et le rôle mondial de la France. Il s'appuie, pour y parvenir, sur la capacité de dissuasion dont dispose le pays depuis qu'il maîtrise l'arme nucléaire – le 13 février 1960, la première bombe atomique française a été testée à Reggane, au Sahara. La France devient la troisième puissance nucléaire derrière les États- Unis et l'URSS, avec cependant une capacité de feu très éloignée de celle des deux grands. Afin de bien marquer la nouvelle indépendance acquise, de Gaulle décide de retirer la France du commandement militaire intégré de l'OTAN, tout en restant membre de l'Alliance atlantique.
La politique européenne de la France se développe dans deux directions : mener à bien ce que de Gaulle baptise « la détente, l'entente et la coopération » avec les pays de l'Est pour mettre un terme à la guerre froide et préparer la construction d'une Europe de l'Atlantique à l'Oural ; mettre en œuvre le traité de Rome, tout en défendant très fermement la souveraineté des États et leurs intérêts fondamentaux. L'établissement d'une étroite coopération franco-allemande, facilitée par les relations personnelles que vont entretenir le chancelier Adenauer et le général de Gaulle, fait de l'Allemagne et la France l'un des « moteurs » de la construction européenne.
De grands projets économiques voient le jour en France : paquebot France (1962), avion supersonique Concorde (1969), début de l'exploration spatiale (1965), soutien à l'innovation technologique et aux industries de pointe (aéronautique, informatique, télécommunications). Cependant, au cours des années soixante, les profondes mutations de l'économie française, ainsi que les changements sociologiques importants qu'enregistre le pays suscitent des inquiétudes et des aspirations sociales nouvelles. La multiplication de nouveaux médias (radio à transistor, télévision) contribue à donner un écho national à ces revendications que les événements de mai-juin 1968 (mouvement de grèves et contestation estudiantine ayant pris une ampleur particulière en France) vont catalyser.
Moins d'un an plus tard le général de Gaulle quitte définitivement le pouvoir après l'échec d'un référendum sur la régionalisation et la réforme du Sénat, le 28 avril 1969.
Georges Pompidou lui succède (élection du 15 juin 1969). Après la mort prématurée de ce dernier, Valéry Giscard d'Estaing est élu président de la République, le 19 mai 1974. Sous G. Pompidou, un pas décisif est accompli : la France lève son veto à l'entrée de la Grande-Bretagne dans la CEE, étendue à l'Irlande et au Danemark, et l'Europe passe à neuf membres en 1973. Le septennat de V. Giscard d'Estaing s'accomplit sur fond de changement économique radical, la forte croissance des Trente Glorieuses s'achève au milieu des années soixante-dix et la France entre dans une crise durable. D'importantes réformes sont cependant accomplies : majorité à dix-huit ans, autorisation de l'interruption volontaire de grossesse (IVG), fin de la censure au cinéma et dans l'audiovisuel... V. Giscard d'Estaing est, par ailleurs, l'initiateur des réunions du G7 (Groupe des sept pays les plus industrialisés) et, avec le chancelier allemand Helmut Schmidt, il est à l'origine de l'organisation du Système monétaire européen (SME) et de l'élection au suffrage universel des députés au Parlement européen.
Alors que la majorité au pouvoir connaît des dissensions politiques croissantes, l'opposition met en place, dans les années soixante-dix, une stratégie de conquête du pouvoir sous la direction de François Mitterrand, et, pour la première fois sous la Ve République, la gauche accède au pouvoir, avec l'élection de F. Mitterrand à la présidence de la République en mai 1981. Cette alternance montre que la Constitution de 1958 permet un changement démocratique de majorité politique tout en garantissant la stabilité des institutions. François Mitterrand est élu pour un second septennat en 1988. Ses deux septennats furent marqués par un ensemble de mesures sociales, par l'extension et le renforcement des libertés locales et de la liberté d'expression, par l'abolition de la peine de mort, etc. En 1995, Jacques Chirac est élu à la présidence de la République. Il est réelu en mai 2002 pour cinq ans.
La cohabitation a sans doute été la grande nouveauté politique de la période récente. Elle intervient quand le président de la République et le gouvernement issu de la majorité parlementaire appartiennent chacun à l'un des camps qui se partagent la vie politique en France (voir chapitre « Les institutions et la vie politique »).
Indépendamment des changements de coalitions politiques de ces dernières années et de leurs divergences politiques, il existe un certain nombre de permanences fondamentales, quelle que soit la couleur politique des gouvernements au pouvoir, notamment sur la construction européenne, dont tous les Présidents et les Premiers ministres ont été des artisans convaincus, mobilisant leur majorité pour ce projet, et le maintien de la France dans la compétition économique mondiale, en encadrant le repli des activités en difficulté (pêche, sidérurgie, textile...) et en favorisant le développement de branches nouvelles (aérospatiale, télécommunications, biotechnologies, activités liées à l'environnement, etc.).
Tourisme
Avant votre départ
Selon votre nationalité, la durée et le motif du séjour que vous projetez d'effectuer en France, il peut être nécessaire de vous munir d'un visa avant votre départ. Dans ce cas, vous devez vous rendre au consulat français dans votre pays. Vous trouverez les coordonnées sur le site Internet du Ministère des Affaires Etrangères Française : http://www.diplomatie.gouv.fr/venir/visas/index.html
Pour les ressortissants d'un pays de l'Union Européenne, la carte d'identité en cours de validité est suffisante.
Pour les ressortissants d'autres pays, le passeport est obligatoire, avec un visa pour certains.
Pour vérifier si vous êtes concernés : http://www.diplomatie.gouv.fr/venir/visas/index.html
Les mineurs voyageant seuls doivent être porteurs d'une autorisation de sortie de territoire signée par leurs parents.
Aucun vaccin n'est exigé pour venir en France.
Ayez toujours avec vous vos papiers d'identité en règle.
Douanes
Si vous voyagez à l'intérieur de la Communauté Européenne, il n'y a pas de limitation quant à vos achats pour vos besoins personnels (sauf véhicules neufs et achats par correspondance). Un seuil est à respecter pour les cigarettes (800 pièces) et l'alcool (spiritueux : 10 L., vins : 90 L.)
Les voyageurs venant de pays tiers (extérieurs à la C.E.) doivent déclarer les marchandises transportées et devront s'acquitter de droits ou taxes sur les objets d'une valeur supérieure à 175 €. Dans tous les cas, certaines marchandises sont interdites ou soumises à de strictes formalités : stupéfiants, contrefaçons, armes, végétaux, ivoire...
Enfin, pour tous, l'entrée ou la sortie de sommes supérieures à 7 600 € doit faire l'objet d'une déclaration à la douane.
En cas de doute, renseignez-vous auprès du service des douanes à Paris, Tél. : + 33 (0) 825 308 263
Site Internet: http://www.douane.gouv.fr/
Assurances
Vous êtes ressortissant d'un pays européen ? Avant votre départ, demandez à votre centre de remboursement un "formulaire européen E. 111". Il vous permettra de vous faire rembourser vos frais médicaux et pharmaceutiques à votre retour.
Pour les ressortissants des autres pays, adressez-vous à une société d'assurance ou d'assistance qui vous couvrira en cas de maladie ou d'accident en France.
Taxe de séjour
Lors d'un séjour dans une commune française, il est généralement demandé aux locataires une taxe de séjour ou une taxe de séjour forfaitaire, dont le tarif est affiché à la mairie et varie de 0,20 EUR à 1,50 EUR par personne et par jour en fonction du confort et du standing du logement. Ce tarif ne comprend pas la taxe additionnelle départementale, lorsqu'elle existe.
Cette taxe est collectée par le propriétaire du logement et sera incluse dans votre note d'hôtel, de location saisonnière (meublés de tourisme, villages de vacances), de camping...
Exonération de la taxe de séjour
Les enfants de moins de treize ans sont exonérés de cette taxe.
La taxe n'est pas perçue dans les colonies et centres de vacances collectifs d'enfants.
Les fonctionnaires et agents de l'Etat appelés temporairement dans une station en sont exemptés, ainsi que les bénéficiaires de certaines aides sociales.
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