Chers
partenaires d'EUROCIRCLE,
Le président Chirac espérait faire avancer à Biarritz, près de la frontière espagnole, la réforme de l'Union européenne et fixer le calendrier pour l'élargissement à l'est et la date d'adhésion de la Pologne. Mais le sommet débuta le vendredi, 13 octobre, les derniers meurtres de l'organisation séparatiste basque ETA imposait un dispositif de sécurité important; les diplomates gémissaient parce que les événements en Israël et en Yougoslavie planaient sur le sommet et le non des danois à l'euro jetait un ombre sur la réunion. En outre, le ministre allemand des affaires étrangères, Joschka Fischer, Jacques Chirac puis finalement le britannique Blair avaient présentés avant le sommet leurs propres visions européennes et seul les plus optimistes y voyaient quelques convergences.
C'est un bilan modeste que tire le chef du sommet Chirac lorsqu'il constate "il y a eu de vrais avancées. Tous sont décidés à parvenir à Nice à un accord riche en contenu."
Eurocircle ne met pas en doute pas cette détermination, mais dans les domaines décisifs
- de l'étendue des décisions à la majorité qualifiée,
- de la question du nombre de commissaires après l'adhésion de nouveaux membres et
- de la pondération des voix au Conseil des ministres de l'Union,
nous ne voyons, contrairement à Jacques Chirac, aucune avancée vers un rapprochement des points de vue des Etats membres.
La proposition de charte européenne des droits fondamentaux, en revanche, a été accueillie comme prévu sous les applaudissements des chefs d'Etat et de gouvernement ce qui ouvre la perspective de la proclamation solennelle de la liste, composée de 54 articles, des droits fondamentaux des citoyens de l'Union européenne à l'occasion du prochain sommet européen en décembre à Nice où ce document tant loué, avec les interdictions qu'il comporte de l'esclavage et du clonage humain, doit être adopté officiellement. Le chancelier allemand Schröder a une nouvelle fois souligné que cette charte doit donner naissance à une constitution européenne et acquérir un statut de loi.
Nous soutenons l'insistance de Schröder, mais accordons beaucoup plus d'importance à l'aboutissement des négociations en coulisse pour préparer une réussite de la présidence française lors du sommet de Nice,
La rédaction EC-News