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Chers partenaires d'EUROCIRCLE,

Lorsque vous tiendrez la 55ème édition des EC-News (avec pour thèmes principaux jeunesse, éducation, langues et espace méditerranéen) entre vos mains, les mesures de rétorsion contre l'Autriche feront partie du passé et la question se pose de savoir comment réagir à l'avenir face à des Haiders, des Le Pens ou des Berlusconis, un parti comme le NPD (s'il n'est pas interdit d'ici la) ou le Vlaams Block.
En premier lieu force est de constater que l'action des quatorze pays de l'Union européenne contre l'Autriche s'est avérée inefficace, voire même contre productif, car le signal politique juste a été la proie d'un erreur à deux niveau :
D'abord l'action concertée, engagée par les pays puis annoncée par la présidence de l'Union européenne a donnée l'impression que la puissante Union partait en croisade contre le petit pays qu'est l'Autriche. D'autre part les gouvernements ont condamné trop tard et sans suffisamment de fermeté les boycotts privés - contre des stations de ski par exemple - pour pouvoir éviter l'impression que les sanctions soient dirigées contre le peuple autrichien.
Résultat des courses : le FPÖ l'a emporté sur l'Union européenne, de larges pans de la population se sont solidarisés avec Haider et les sages nommés par l'Union ont blanchi la coalition viennoise. Quel a été l'erreur ?
Une première réponse est que l'Union européenne n'est pas (encore) le niveau où il est possible agir efficacement contre les tendances d'extrême droite. Dans l'Union européenne, le communautaire et le national ne sont pas suffisamment liés politiquement pour que l'Union ne soit pas soupçonnée d'ingérence dans les affaires intérieures d'un pays membre dans des cas comme celui-ci. L'équilibre délicat entre l'Union et ses pays membres exige une certaine retenue; le droit de s'immiscer est actuellement l'affaire des différents pays. Que conseiller à l'Union dans ce contexte 
1.Une surveillance contrôlée

Dans le respect des décisions démocratiques d'un peuple, l'Union peut surveiller, évaluer et publier les résultats du suivi des mesures et lois concrètes de politiques comme Haider et Berlusconi notamment en matière de protection des minorités et d'antidiscrimination.

2.Renforcement de toutes les tendances et actions démocratiques

Qu'il s'agisse d'intégration d'organisations dans des partenariats européens, d'échanges de stagiaires ou de coopération entre PME, tous les acteurs qui s'engagent sur les valeurs fondamentales de L'Europe et initient des actions solidaires et démocratiques méritent le soutien des institutions européennes.
3.S'opposer au tendances antidémocratiques
La coopération dans le cadre des institutions européennes, la où elle est indispensable, doit se limiter au affaires techniques. Les représentants des partis extrémistes ne doivent en revanche pas bénéficier de visites de courtoisie ou d'honneurs. Avec un premier ministre italien possible comme Berlusconi, Jospin et Schröder peuvent négocier des subventions agricoles mais ne doivent pas boire du vin. Il s'agit de pas grand chose mais les petits gestes sont souvent le plus efficaces face au tendances antidémocratiques.

Sur ces paroles et en attendant l'édition du mois de novembre nous vous souhaitons bonne lecture de la présente édition;

La rédaction EC-News