Visite des medias chez EUROCIRCLE !
La Provence,
édition du 27 août 2006
Le service
volontaire européen séduit les jeunes
Peu connu
du grand public, le service volontaire européen (SVE)
peut pourtant être un véritable tremplin pour les
jeunes de 18 à 25 ans qui souhaitent acquérir une
expérience à l’étranger

L’association
Eurocircle est l’une des trois structures
de la ville à accompagner les jeunes dans
l’élaboration de leur projet de départ à l’étranger.
Photo
Sophie SPITERI
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Lamine
à 21 ans. L’année dernière, il décidait d’arrêter
ses études. Finalement, il a profité de cette coupure
pour partir à l’étranger. Il y a deux semaines, il
rentrait de Vil, en Lituanie, après 8 mois de volontariat
dans une pension accueillant les mères seules avec
leur enfants. Grâce à son BAFA, il a pu s’occuper
des animations sur place, et du même coup pratiquer
son anglais. « Cela représente un bond à la puissance
10 dans ma vie ! A la rentrée, je reprend mes études
», explique le jeune homme, qui a rencontré beaucoup
d’étrangers, et n’a qu’une envie maintenant : repartir.
Ce bond, il a pu le faire grâce à l’association Marseillaise
Eurocircle, une organisation d’envoi en service volontaire
européen (SVE), l’un des volet du Programme européen
jeunesse (PEJ) crée en 2000. « Quand il est rentré,
il m’a serrée dans ses bras, alors que c’est un jeune
très réservé d’habitude, et distant », raconte Elsa
Roussely, coordinatrice de l’association depuis bientôt
deux ans. L’expérience aura été bénéfique à Lamine,
tant du point de vue personnel que pour son avenir
professionnel.
Logement,
nourriture et argent de poche
A Marseille,
Eurocircle (5éme arr.) est une des trois structures
à s’occuper d’accueil et d’envoi en SVE, avec Léo
Lagrange (1er arr.) et la mission locale de Marseille.
Leur rôle : accompagner le volontaire dans l’élaboration
d’un projet qui doit être validé au niveau européen,
et l’aider dans sa recherche de la structure d’accueil
adéquate. Cette année, Eurocircle a déjà envoyé 13
jeunes de 18 à 25 ans, partout en Europe (dans les
pays de l’union européenne, de l’espace économique
européen, ou des pays « partenaires », situés en Méditerranée
ou en Europe de l’Est). Avec hébergement, nourriture
et argent de poche : de quoi vivre sans rien dépenser,
grâce aux subvention de l’Europe et aux compléments
financiers de la Région et du Département.
Le
bilan 2005 est plutôt positif : 51 projets retenus,
sur les 77 dossiers déposés. Le plus difficile explique
Georges Sylvestre, le responsable régional du programme,
c’est d’obtenir un bon équilibre des flux entre l’envoi
et l’accueil, de trouver des bons relais, et des structures
à taille humaine ».
Tous les projets doivent être agréés par les agences
nationales du PEJ de chaque pays concerné. Eurocircle
a par ailleurs obtenu une autorisation pour trois
ans d’accueillir un volontaire chaque année. Depuis
début mai, c’est Imogen, 23 ans, originaire d’une
petite ville d’Angleterre qui est accueillie dans
un foyer de jeunes travailleurs.
Ici sa « mission » consiste à s’occuper des échanges
de groupe au sein de l’association. Mais elle l’envisage
avant tout comme « une expérience…Partir de l’Angleterre
pour vivre une autre culture, rencontrer d’autres
volontaires ».
Si aujourd’hui, ce sont en majorité des jeunes diplômés,
qui partent en SVE, le projet Jeunes Avec Moins d’Opportunités
(JAMO) insiste davantage sur le cour terme (6 mois
maximum) pour favoriser le départ des moins fortunés.
La région débourse 30 000 € par an pour tous les projets
européen jeunesse. Qui représentent des premières
expérience de mobilité, suscitant souvent des envies,
voire des projets professionnels.
Armelle
PARION
Sur le même thème, le magazine "Accents
des Bouches-du-Rhône" d'avril 2006 n°164
nous a accorder un article dans sa rubrique "initiatives".
