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PRÉSENTATION DE L’ORGANISME :
C.I.D.F PHOCEEN[1] (Centre d’Information aux Droits des Femmes)

Le CIDF PHOCEEN intervient en différents quartiers de Marseille et sur une zone couvrant le département des Bouches du Rhône. J’ai interviewé Madame Sylvie Brione, responsable du B.A.I.E. (Bureau d’Accueil Individualisé vers l’Emploi), c’est à dire un pôle de l’activité du C.I.D.F. Elle est aussi la responsable des trois projets dont je vais raconter. Sa formation concerne le domaine sociologique : maîtrise de sociologie et DESS APST[2] ; sa profession au CIDF est l’accompagnement en emploi et insertion professionnelle. Elle a été très disponible avec moi, en me donnant aussi  la documentation relative aux projets qu’elle suit.

 GRILLE D´ENTRETIEN PERSONNES-RESSOURCES

1.Raison sociale de  la structure :
« Le CIDF PHOCEEN est une association loi 1901 déclarée en Préfecture des Bouches du Rhône. L’association appartient à un réseau national fédéré par une tête de réseau à Paris, le CNIDFF (Centre National d’Information et de Documentation des Femmes et des Familles). Notre organisme est agrée par l’Etat, Ministère Délégué à la Parité et à l’Egalité Professionnelle »

2.Origine et date de la création : 

« 1995, pour regrouper diverses antennes existantes sur le territoire, crées autour des années 80 »

3.Fonctionnement de la structure :

-organisation du travail :
« Nous sommes tenus au recrutement de personnel à un niveau de Maîtrise

-financements :  ils sont mobilisés sur agrément et sur action. Nos financeurs sont :
1.      D.R.D.F.E. (Délégation Régionale aux Droits des Femmes et à l’Egalité) ;
2.      Conseil Régional PACA (Provence, Alpes Côte d’Azur) ;
3.      Conseil Général du Département des Bouches du Rhône ;
4.      F.A.S.I.L.D. ;
5.      Politique de la Ville ;
6.      Mission Locale Aubagne (antenne de l’A.N.P.E.[3] spéciale pour les jeunes) ;
7.      Fond Social Européen (pour le projet Equal)

-personnel : 17 salariés, réparties dans les fonctionnes suivantes :
1.      Direction : 2 personnes à temps partiel ;
2.      Juristes : 4 personnes dont une juriste en droit international ;
3.      Accompagnateurs(rices)à l’Emploi : 5 personnes ;
4.      Formatrice : 1 personne ;
5.      Accueil/secrétariat : 3 personnes
6.      Entretien : 1 personne.

-         type de services proposés : nos services sont articulés en trois pôles :
1.      Accès aux droits : permanences d’informations juridiques, sociales et professionnelles ; informations collectives d’accès aux droits[4], bureau régional de ressources juridiques  internationales.
2.      Accès à l’emploi : information, orientation, accompagnement vers l’emploi ; actions quotidiennes, opérations expérimentales, appui à la création d’activité ; formation aux concours d’entrée aux écoles d’aides-soignantes et d’auxiliaires de puériculture.
3.      Appui au montage et à l’accompagnement de projets soutenant l’égalité femmes/hommes/ lutte contre les exclusions et les discriminations des femmes au développement économique, social, culturel et associatif »

4.Mission de la structure :
« Les missions de base du CIDF s’appuient sur une fonction d’accueil et d’accompagnement. Nous suivons le public reçu dans notre structure en respectant trois modalités : confidentialité, gratuité, anonymat. Le Bureau d’Aide Individualisé vers l’Emploi, dont je suis la responsable, répond aux exigences d’un référentiel établissant les conditions de construction avec le public de parcours visant à l’emploi ; notre champ d’intervention couvre différentes situations : personnes en difficultés sociales, humaines, bas niveau de qualification, recherches de formation, reconversion, reprise d’emploi après de longues périodes d’arrêts, créations d’activité. La formation que nous proposons, s’adresse essentiellement à des personnes en difficulté face à une démarche scolaire, démarche d’examen, personnes de formation générale de bas niveau, ou personnes en reconversion. Le CIDF répond principalement aux demandes des femmes, sans exclure les hommes de son public. Nous complétons notre mission de base, d’actions complémentaires s’adressant aux publics des associations ou groupements de femmes dans les quartiers, pour sensibiliser à l’accès aux droits personnels, sociaux, professionnels. Nos actions se déclinent sous deux types d’interventions : individuelles et collectives. Les premières visent à construire avec la personne un parcours d’accès à l’emploi ; les seconds se déroulent en partenariat avec d’autres structures »

5.Comment s’adresse à vous le public ?
« Il arrive qu’il soit nous adressé par d’autres structures partenaires ou par auto orientation ou parce qu’on l’a informé de notre existence (passe la parole) »

6.Partenaires sollicités :
« Selon les actions menées, on travaille avec :
·          POLE 13[5], pour des mesures d’accompagnement à l’emploi.
·          PLIE MARSEILLE, même objet.
·          ANPE, dans le programme Entreprendre, pourquoi pas ?.
·          EDUCATION NATIONALE (MINISTERE), membre du Comité de Pilotage égalité filles/garçons.
·         CONSEIL GENERAL, pour le projet mixité orientation dans les Collèges.
·          MISSION LOCALE AUBAGNE, pour trois objets :
1.      Etude de faisabilité de l’atelier d’insertion confections de costumes.
2.      Partenaire de l’action conductrice de bus
3.      Partenaire du Projet TR.AC.E. (Trajet d’Accès vers l’Emploi) 2003.
·          CCIMP MARSEILLE, pour le Projet Equal l’entrepreneuriat au féminin
·          C.R.F St. Mauront, partenaire du Projet Illis
·          CITE DES METIERS, partenaire de l’élaboration du projet de fonctionnement
·          DRDFE, pour le Bureau d’Aide Individualisé vers l’Emploi

PRESENTATION DES PROJETS :
J’ai interviewé Madame Brione au sujet de trois projets qu’elle suit et dont elle est la responsable ; il s’agit de :
1.une étude-enquête "Favoriser l’intégration des femmes dans des emplois traditionnellement masculins"
2.le projet TR.AC.E. 2003
3.le projet "Mixité orientation" dans les Collèges[6].

Madame Brione me raconte : «  Le constat, si tu veux le fil conducteur des trois projets, c’est que les femmes sont orientées seulement sur 5/6 secteurs d’activité, contre les neufs pour les hommes. Il s’agit de secteurs à bas niveau de qualification ou dévalorisés parce que très saturés, en plus à forte précarisation, tels que : l’éducation, la santé, l’action sociale, l’administration, le commerce et le service aux entreprises et aux particuliers. Ce sont les conséquences directes du choix de l’orientation scolaire des filles. On a aussi constaté que, du côté  de la demande d’emploi, il y a des métiers à fort taux d’employabilité (ainsi dites emplois sous tension par l’ANPE ), tels que, par exemple, le métier de conducteur de bus[7]. Ce profil a connu, pendant ces dernières années, soit un fort taux de retraités (les ainsi dits baby boomers), soit une baisse du flux lui venant de l’armée (quand il y avait le service obligatoire, les jeunes soldats prenaient leur permis de conduire des bus pendant la période du service ; ensuite, ils trouvaient aisément leur emploi, ainsi que les employeurs bénéficiaient d’un taux d’offre d’emploi presque constant).

Ces constats ont entraîné une réflexion : pourquoi pas des femmes ? Dans ce cadre est née une enquête : Favoriser l’intégration des femmes dans des emplois traditionnellement masculins, conduite par le réseau des CIDF, le CNIDF chapotant l’étude, dont l’objectif est  de cerner les conditions défavorables de l’intégration des femmes dans ces secteurs à fort taux d’employabilité. Les outils de cette enquête sont : une guide de préconisation (dans laquelle on peut trouver des conseils soit aux femmes, soit aux entreprises, soit aux organismes de formation) et des colloques périodiques (le prochain a été prévu le 8 et le 9 décembre prochaines à Paris) entre les responsables des CIDF, visant à faire le point sur la démarche de l’enquête. Chaque CIDF a choisi de développer ses études sur un métier qui soit :
Ø      porteur d’emploi dans la région concernée,
Ø      à bas niveau de qualification,
Ø      traditionnellement considéré masculin

En tant que responsable du CIDF PHOCEEN de cette enquête, j’ai choisi de traiter le métier de : agent cynophile de sécurité. La modalité que j’ai choisie c’est d’interviewer trois groups cible :
1.      femmes qui déjà faisaient ce métier
2.      entrepreneurs qui recrutent des femmes pour ce métier
3.      organismes de formation.

En ce qui concerne le projet TR.AC.E., il s´agit d´un dispositif d´accompagnement à l´emploi pour les jeunes avant 25 ans, avec très grosses difficultés sociales autres de l´emploi. La Mission Locale d´Aubagne[8] (il s´agit d´une antenne ANPE[9] spéciale pour les jeunes) a mis en place une équipe pluridisciplinaire qui puisse s´occuper des problèmes des jeunes dont on vient de parler, tels que : hébergement, psychologiques, de santé, de manque de diplôme. En outre, la Mission Locale a demandé à d´autres structures, à des opérateurs externes de sous traiter l´accompagnement des jeunes bénéficiaires du projet. Pour la première fois on a demandé au CIDF d´accompagner que des jeunes filles, le but étant de placer toutes les 15 participantes soit sur une formation professionnelle qualifiante soit sur un emploi de plus de 6 mois (c´est le seuil minimum de durée des contrats d´embauche à partir duquel nous considérons l´insertion réussite). Le projet démarrera à partir du mois de juillet pendant 18 mois. L´apport du CIDF, notamment du Bureau d´accueil individualisé vers l´emploi, c´est  d´élargir les choix professionnels de ces jeunes filles vers des emplois traditionnellement considérés masculins. Préalablement il est essentiel de construire avec chaque bénéficiaire du projet d´un cheminement qui va l´amener à l´emploi sur des bases autres que celles qu´elle s´est peut être définie. Cette démarche sera faite en plusieurs étapes :
Ø      On parlera avec chaque fille d´abord du rôle social et économique de la femme : pour pouvoir se situer au sein d´une société, dans un contexte économique, mais également reconnaître sa propre identité, il est nécessaire de travailler sur les schémas culturels, éducatifs, sociaux des rôles différenciés des hommes et des femmes. Il s´agit de se construire une personnalité, de se situer parmi les autres mais en connaissance et non seulement par le regard des autres. Cette première étape permet de placer les bases de relations égalitaires entre les hommes et les femmes ;
Ø      Ensuite, on traitera le thème de la représentation de l´emploi féminin et masculin : à partir d´une identité propre, d´une position parmi les autres, l´instauration de relations des uns par rapport aux autres, une extrapolation peut se faire sur le monde professionnel et sur les réalités et les représentations des emplois dits "féminins"et "masculins" ;
Ø      Ensuite, on abordera le thème de l´élargissement des choix professionnels : sur les bases égalitaires définies, sur la réalité de l´emploi "féminin", sur la connaissance des possibilités d´emploi local ou plus général, il est proposé une démarche d´élargissement des choix professionnels. Il s´agit de dépasser les représentations des emplois par leur pratique sexuée et de les approcher en terme de compétences, d´offres, de possibilités, d´accès à  l´emploi durable et qualifié. Au delà de la découverte de nouveaux métiers, emplois, c´est également l´accès à de nouvelles formations qui s´ouvre pour le public, formation qualifiante. Enfin, c´est s´ouvrir sur de plus nombreuses perspectives de projets professionnels. Dans cette partie, nous pensons nécessaire d´effectuer également un travail en amont et en aval d´accompagnement à l´environnement de l´emploi : l´entourage familial, l´entourage professionnel doit être pris en compte pour que la jeune puisse réellement assumer ses choix.
Ø      Parallèlement on abordera aussi les freins qui s´imposent aux jeunes femmes dans la définition d´un projet professionnel dans lequel le projet de vie personnelle, familial, intervient. Ces projections créent souvent des barrières qui excluent ce public de l´accès à certains emplois. En outre, se projeter dans la vie c´est également chercher à la construire, à en maîtriser le parcours. C´est pour cela que nous proposerons aux jeunes filles suivies par notre projet de l´information sur la santé et la contraception.

Quant aux modalités à suivre dans la démarche du projet, nous ferons en sorte que soient les bénéficiaires mêmes à faire une démarche collective de recherche sur différents métiers, sur des entreprises locales. A ce sujet, le CIDF fera des interventions, complémentaires à la recherche collective des jeunes filles, auprès des entreprises, visant à aborder le thème de l´emploi féminin, préparer les lieux d´enquête, de recherche des jeunes, et aussi à apporter un appui complémentaire à l´équipe de la Mission Locale sur la place des femmes dans les entreprises. Un autre outil sera fourni aux jeunes filles afin de les aider dans leur recherche collective, c´est à dire qu´ on leur organisera des rencontres périodiques avec des hommes et des femmes exerçant des métiers dits "masculins", afin de leur fournir des témoignages sur des parcours de vie.

Les 15 jeunes filles seront recrutées compte tenu de leur profil, qui doit être assez ouvert et offrant des potentialités psychologiques et éducatives pour entrer dans la démarche.

Le CIDF travaillera étroitement avec le pilote du projet (Mission Locale d´Aubagne) et le réseau des partenaires.

En ce qui concerne le projet Mixité d´orientation dans les collèges, à partir du mois de septembre on déterminera l´axe d´approche avec chacun des collèges concernés par le projet. Ils sont :
1.      le Collège du Vieux Port (zone géographique : 1er et 2ème arrondissements de Marseille) ;
2.      le Collège Versailles, Marseille
3.      le Collège Belle de Mai, Marseille
4.      le Collège Edgar Quinet, Marseille
5.      le Collège Jacques Brel (celui-ci se trouve à Port de Buc, une ville aux alentours de Marseille)

On est parti d´un constat : dans le domaine de l´éducation et de l´insertion économique, il y a une forte déséquilibre de la répartition des sexes sur les différentes filières d´orientation. Cette situation a des répercussions importantes sur la place des femmes et des hommes dans le développement économique : secteurs trop féminisé, filières fortement concurrencées. Par conséquent, il y a une dévalorisation des emplois relevant des filières ou les femmes sont sur représentées, tels que celles-là dont on a déjà parlé auparavant. Tout cela découle du fait que une forte proportion de jeunes filles sortent sans qualification du système scolaire, parce qu´elles choisissent une formation générale ; la voie de l´apprentissage, qui pourrait être un moyen de formation adaptée à leur situation, est désertée par elles, ainsi que les filières de formation professionnelle. Il en résulte une population sans qualification, de faible formation initiale, fragilisée pour l´entrée sur le marché du travail.

Tout cela ressort d´une pré-étude sur les réalités du Département des Bouches du Rhône, qui a été conduite en suivant des données statistiques concernent la formation scolaire dans la Région PACA (Provence, Alpes, Côte d´Azur), fournis par l´INSEE [10]. Ces données sont reparties par sexe. De l´analyse de ces données descend :
a.       que les filles, malgré leur réussite scolaire, abandonnent leurs études avant la fin d´un second ou troisième cycle universitaire[11] ;
b.      qu´il y a une désaffection des filières scolaires proposant une formation professionnelle ou technique

Les causes de l´abandon après un premier cycle universitaire peuvent être liées à un conditionnement culturel largement défavorable aux filles, un manque de soutien des parents, des idées stéréotypes qui freinent l´investissement des filles à l´école et leurs aspirations à une vie professionnelle à part entière. 

Quant à la désaffection par les filles des filières proposant une formation professionnelle ou technique, ça est du à :

  1. le manque certain d´information sur les formations et les débouchés proposés,
  2. le fait que l´orientation vers cet enseignement est souvent le résultat d´une orientation par l´échec st non d´une orientation sélective (ceci vaut d´ailleurs pour les deux sexes),
  3. le manque de capacité d´accueil de certaines structures
  4. le fait que les spécialités techniques ou professionnelles sont marquées comme typiquement masculines.

On s´aperçoit donc que c´est d`s le collège qu´il convient d´agir pour réduire les inégalités et tendre vers une diversification des choix d´orientation des filles.

Un autre constat c´est qu´à diplôme et niveau égale les femmes occupent des postes moins valorisants que les hommes, elles sont sujets à des contrats plus précaires et que les niveaux de salaire sont moins élevés que pour les hommes. Tout cela conduit à la nécessité de travailler afin que les chefs d´entreprise changent leur vision selon laquelle l´embauche d´une femme dans un service typiquement masculin pourrait nuire à la bonne marche de l´entreprise.

Face à ces constats, il s´agit de déterminer les objectifs à poursuivre et les actions qui en découleront.

 

objectifs

Publics visés

Proposition d´actions

Moyens à mettre en œuvre

Partenaires

Elargir les choix d´orientation des filles :

Ø       changer les représentations culturelles

Ø       favoriser l´insertion économique des filles

Ø       veiller à l´adaptation et à l´actualisation de l´action

Les scolaires

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les acteurs du système éducatif

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les professionnels

Ø       informer les élèves sur les filières, les métiers, la nécessaire diversification de l´orientation,

Ø       rendre l´élève acteur de son orientation,

Ø       favoriser l´émergence d´un projet professionnel personnel,

Ø       promouvoir les filières scientifiques et industrielles

Ø       sensibiliser les jeunes filles à l´apprentissage

Ø       faire prendre conscience aux jeunes des préjugés et idées reçues sur les métiers dits « féminins ou masculins »

Ø       Valoriser l´image des femmes qui choisissent des métiers non traditionnels

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ø       Former les acteurs du système éducatif (professeurs, chefs d´établissement etc.) aux questions de l´élargissement des choix d´orientation des filles à l´égalité des chances filles-garçons à l´école

Ø       Créer des conditions d´accueil favorables aux jeunes filles dans tous les établissements (équipements, conditions d´enseignements et formation en entreprise).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ø       Sensibiliser les professionnels sur la compétence égale des filles et des garçons. Mettre en avant le fait que c´est la formation qui prévaut

Ø       Inciter les chefs d´entreprise à s´investir dans des missions d´information prônant l´égalité des chances professionnelles entre filles et garçons

Ø       Adapter les postes de travail aux deux sexes

Ø       Tenir à disposition des élèves des documents actualisés et diversifiés

Ø       Créer des fiches descriptives des métiers et formations insistant sur la nécessaire mixité professionnelle,

Ø       Organiser des stages de découverte de certains métiers et des mini- stages en entreprise,

Ø       Utiliser des outils variés : vidéos, expositions, forum, table ronde sur des thèmes choisis par les élèves,

Ø       Organiser des rencontres avec des jeunes lycéennes de la voie technologique, industrielle et d´apprentissage

Ø       Favoriser le parrainage des élèves de la dernière classe du collège avec ceux des lycées professionnels,

Ø       Créer des ateliers thématiques répondants aux préoccupations des jeunes filles

Ø       Mettre en place des journées de regroupement des équipes éducatives pour travailler sur les thèmes concernés, pour favoriser les échanges et susciter de nouveaux projets

Ø       Organiser des actions de formation continue sur ce thème dans les instituts de formation des maîtres et pour tout le personnel déjà en poste

Ø       Constituer des équipes ressources par établissement pour travailler avec les élèves sur leurs représentations des métiers et animer des actions dans le cadre de la diversification des choix des filles

Ø       Mettre en place une campagne de sensibilisation auprès de chaque établissement

Ø       Mettre au point de nouvelles démarches pédagogiques susceptibles d´intéresser davantage les filles aux disciplines scientifiques et techniques

Ø       Réaliser des enquêtes de terrain mettant en valeur les freins potentiels à l´accueil des filles dans tous les établissements et travailler à dépasser ces freins

 

 

Ø       Proposer des conférences-débats aux acteurs professionnels pour soulever avec eux les actions qu´ils jugent prioritaires pour favoriser une plus grande égalité des chances

Ø       Favoriser leur participation dans tous les établissements et rencontres organisées

Ø       Travailler l´image de l´emploi dans l´industrie et les différents secteurs d´activité

 

Sont concernés :

Ø       Aussi bien les parents, que les membres de l´éducation nationale

Ø       Le Conseil Général des Bouches du Rhône

Ø       Les associations les bureaux et points d´informations jeunesse

Ø       Les

organismes consulaires (chambre des métiers) et les organismes de recherche qui peuvent fournir des éléments précieux

Ø       Les organismes de formation

Ø       Les entreprises, artisans, chambre d´agriculture, l´ensemble des professionnels

Il ne s´agit pas que chacun réagisse individuellement mais bien de faire jouer la complémentarité et l´apport précieux de chacun d´entre eux. La confrontation des différents partenaires favorisera un débat plus proche des réalités et des difficultés à surmonter dans ce domaine.


COORDONNEES DE LA RESPONSABLE DES PROJETS :
1.      adresse : CIDF PHOCÉEN 5 rue Moustier 13001 Marseille
2.      téléphone : 0033 (0)496110799
3.      fax : 0033(0)491555725
4.      e mail : cidf.emploi@wanadoo.fr
5.     
internet : www.infofemmes13.com


[1] On appelle phocéen(ne) tout ce qu’est pertinent à la ville de Marseille, elle même souvent définie la ville phocéenne

[2] Diplôme d’Etudes Supérieurs Spécialisées. Analyse Pluridisciplinaire des Situations de Travail. Il s’agit d’un diplôme de troisième cycle universitaire, c’est à dire d’un titre de spécialisation après la maîtrise.

[3] Agence Nationale pour l’Emploi

[4] J’ai participé au séminaire sur les violences sexistes, organisé par Mesdames Creuseueau et Giorgi, deux des quatre juristes du CIDF, le 20 mai 2003

[5] Programme d’Orientation Locale vers l’Emploi du Département 13 : Bouches du Rhône

[6] En France, le niveau collège correspond à peu près à l’italien Scuola Media dell’obbligo

[7] Le CIDF a déjà fait de l’accompagnement du publique femmes sur l’opération "conductrice de bus"

[8] Aubagne est une petite ville aux alentours de Marseille

[9] Agence Nationale pour l´Emploi

[10] Institut Nationale de la Statistique et des Etudes Economiques

[11] Le second cycle universitaire c´est le niveau maîtrise, équivalent à l´italienne laurea di secondo livello ; le troisième cycle universitaire prépare soit à la formation doctorale, soit à des études spécialisées