Activités 2006

1.Séminaire transnational JAMO II Arc Latin du 16 au 18 février 2006

2. Comité de pilotage JAMO du 10 avril 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

Compte rendu du séminaire transnational
JAMO 2 – ARC LATIN

Sommaire :

Jeudi 16/02/06 – matin : Inauguration
Jeudi 16/02/06 – après-midi : Atelier 1 : ARC-LATIN
Vendredi 17/02/06 – matin : Atelier 1 : ARC-LATIN
Jeudi 16/02/06 – après-midi : Atelier 2 : Opérateurs
Vendredi 17/02/06 – matin : Atelier 2 : Opérateurs
Vendredi 17/02/06 – après-midi : Pléniére
Samedi 18 février (Matinée) :
- Atelier 1
- Bourse d’échange de partenaire

Annexe
Planning du séminaire
Liste des participants

PROPOSITION EUROCIRCLE : Cahier des charges

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 16/02/06 – Matinée
Dans son discours de bienvenue M. Guinde a tenu à présenter l’implication du Conseil Général des Bouches du Rhône concernant le secteur de la Jeunesse en difficulté au travers de nombreuses actions pour le logement, la citoyenneté ou encore le passeport 13.
Mais concernant la mobilité, malgré toutes les aides disponibles, il a dénoté que le public en difficulté ayant le plus besoin de s’ouvrir est difficilement touché. Selon lui, la grande question de ce séminaire est de savoir comment l’Etat, les partenaires locaux et la Commission européenne peuvent s’associer pour favoriser la mobilité chez les jeunes ayant moins d’opportunités.
M Bombin, conseiller général du Var, vice-président de la commission citoyenneté du réseau Arc Latin prit à son tour la parole pour évoquer l’Arc-latin. Il rappela sa nature d’association de droit espagnol et son objet qui est de représenter l’ensemble des collectivités et de mutualiser leurs moyens. Il précisa sa constitution actuelle par des départements d’Espagne, de France et d’Italie et demain par leurs équivalents de Malte et d’autres nouveaux adhérents.
Il présenta également l’implication du Conseil Général du Var concernant la mobilité des jeunes. Celui-ci verse une bourse de 391 euros pour chaque SVE. Depuis, si 70 jeunes ont pu partir il nota, comme M. Guinde, que leur niveau social restait plus élevé que prévu. Selon lui, la mobilité représente une expérience plus que favorable, pour les jeunes ayant moins d’opportunité, surtout à leur retour. Il s’agit d’un point de départ de vie extrêmement intéressant. M. Bombin conforta à nouveau le point de vue de M. Guinde en réaffirmant que ce projet grande échelle est sans doute la solution.
Il évoqua ensuite le « forum des jeunes » qui est un projet dont la thématique est « avoir 20 ans dans l’ère euroméditerranéenne ».

M Massey, Directeur Général de la DRDJS, PACA, a souligné l’importance de renforcer le réseau JAMO tant sur le plan local que sur le plan européen et d’apporter à cette démarche le soutien des acteurs publics français et étrangers concernés par les questions de jeunesse.

Après une brève pause, M. Buisson du Conseil Général des Bouches du Rhône présenta le planning de travail du séminaire dont l’objectif est d’obtenir un effet démultiplicateur de l’action des collectivités par un partenariat public/privé. Il invita ensuite les participants au séminaire à se présenter brièvement.

M. Makrutzki, directeur de l’association Eurocircle, remercia d’abord M. Guerini pour son accueil au sein de l’hôtel du département et pour le soutien que le Conseil Général des Bouches du Rhône apporte à Eurocircle. Puis il exprima sa reconnaissance à Mme Olivier, à la DRDJS et aux relations internationales du Conseil Général des Bouches du Rhône sans qui le réseau JAMO n’existerait pas, et présenta enfin les opérateurs étrangers.

- Helen Brandmeister d’Estonie, représentante de l’association « NGO CONTINUOUS ACTION » : Partenaire JAMO depuis la première heure dans le cadre du SVE et de différents projets européens.
- Vita Pavilonyte de Lituanie, représentante de l’agence « NGO YOUTH EXCHANGE AGENCY »: Egalement partenaire JAMO depuis 2003. M.Makrutzki insista sur leur importante expérience avec les jeunes ayant moins d’opportunités.
- Alexandra Krygier de Pologne, représentante de la fondation « NOWY STAW FUNDATION ».
Son organisation a été créée il y a 15 ans afin d’organiser des échanges de jeunes au niveau international. Ils coopèrent dans le cadre du SVE et de différents projets européens
- Markus Klopsch d’Allemagne, représentant de l’association « Bildungsmarkt Berlin » :
Depuis 1986 son organisation propose des initiations et formations aux jeunes et aux adultes qui sont au chômage. Ils aident les jeunes qui ne peuvent pas partir à l’étranger en utilisant le programme Leonardo. Ils travaillent pour l’intégration de ces jeunes dans la Communauté européenne.
- Olena Filatova, représentante de « l’association des auberges de jeunesse ukrainienne ». L’association souhaite développer des actions SVE
- Sorin Victor de Roumanie, représentant de « Millenium Centre ». Nouveau partenaire JAMO, le Millenium centre participe à des projets européens qui associent nos partenaires grecs.
- Kornélia Both de Hongrie représentante de l’association « Artemisszió Alapítvány », partenaire dans le cadre du SVE puisqu’elle est également la SVE d’Eurocircle
- Guillaume Tonnaire d’Espagne, représentant de l’association « Barcelona volontariat »: le plus grand partenaire espagnol dans le cadre de JAMO.
- Roberta Stebel d’Italie représentante de l’agence « Europe direct Trieste ».
- Dimitri Vachtanidis de Grèce, représentant de l’association « Kids in Action »
Depuis 2003 son organisation travaille dans le domaine de la culture et de l’Art de rue. Ils sont au service de ceux qui ont des problèmes économiques et des enfants handicapés. Ils sont partenaires d’Eurocircle dans différents projets européens.

Enfin les délégations qui représentent les collectivités espagnoles et italiennes :
- Sonia Moreno représentante de la province de Huelva (Espagne)
- Simonneta Panzani représentante de la province de Mantova (Italie)
- Isabella Tisci représentante de la province de Puglia (Italie)

Corinne Vidal, chargé de mission à la Représentation de la Commission européenne à Marseille, pris ensuite la parole. Elle commença son discours par une présentation de l’implication de la Commission européenne et des politiques de l’Union européenne en faveur de la jeunesse.
Puis elle présenta, par Power Point, la proposition de la Commission concernant le prochain programme Jeunesse : « jeunesse en action » 2007-2013.
Cette proposition, datant de juillet 2004, a été étudiée en octobre par le Parlement et en novembre par le Conseil des ministres ; la procédure d’adoption se faisant en codécision. Si les objectifs ont été adoptés reste à valider le budget. Le Parlement a déjà fait une demande d’augmentation du budget prévu, mais tous les impacts sur le budget n’ont pas été encore abordés, des efforts de formation et d’information devraient être faits.
Quelques objectifs spécifiques du programme :
- Promotion de la citoyenneté active des jeunes
- Développement de la solidarité des jeunes
- Compréhension mutuelle des peuples
- Débloquer la qualité des systèmes en soutien aux activités de jeunes
- Favoriser la coopération européenne en matière des politiques de jeunesse
Les objectifs généraux sont les suivants :
- La diversité culturelle
- La lutte contre la discrimination
Les publics cibles : Les opérateurs jeunesse, les jeunes qui auront entre 13 et 30 ans mais cela fait l’objet de discussion auprès du Parlement qui privilégie les 15 - 25 ans.
Les jeunes avec moins d’opportunités reste un public prioritaire auquel une attention particulière doit être apportée.
Les actions du programme :
L’action 1 : « jeunesse pour l’Europe », qui représente un tiers du budget soutient les échanges de jeunes, la nouveauté étant la participation à la vie démocratique.
L’action 2, le SVE, la nouveauté pour le SVE sont les projets de groupe et la coopération entre les services civils volontaires.
L’action 3 : « jeunesse pour le monde » s’ouvre un peu plus vers les pays tiers.
L’action 4 et 5 sont des actions plus orientées vers l’encadrement de ces programmes.
Les pays participants : les pays membres, les pays de L’EEE, les pays candidats, la Suisse, les pays des Balkans et les pays partenaires (nos voisins immédiats : ceux de l’Europe élargie)
Mme Vidal évoqua enfin la question du budget. Les négociations ne sont pas encore closes. La Commission européenne propose un budget de 915 millions d’euros et le Parlement européen demande environ 1128 millions d’euros. Cependant, elle précisa que le budget semblait, plutôt, être prévu à la baisse

M. Buisson nous confia ses espérances en la présidence autrichienne pour ces questions et donna ensuite la parole à Mme Isabelle Olivier de l’agence française du programme européen Jeunesse.

Mme Olivier, représentante de l’Agence Française du Programme européen Jeunesse, s’est réjouit de la tenue du séminaire Jamo II Arc Latin et félicita l’association Eurocircle pour la mise en œuvre de cette deuxième opération à long terme. Ce projet de mise en réseau d’opérateurs oeuvrant dans l’espace de l’arc latin a été en effet accueilli favorablement par l’agence puisqu’il s’inscrit totalement dans les objectifs qu’elle développe depuis la naissance du programme Jeunesse -et ce de manière intense ces deux dernières années - à savoir l’accès aux Jeunes avec moins d’opportunités à la mobilité européenne, et le partenariat avec les collectivités territoriales. La Commission, relayée par l’agence française, souhaite que ce dispositif soit prioritairement consacré aux Jeunes en difficulté car le programme s’avère être un véritable outil d’insertion voire d’intégration dans le parcours du jeune.
L’autre axe développé en commun avec ce séminaire, concerne le partenariat avec les collectivités territoriales. Elle présenta le désir de l’Agence nationale d’encourager les synergies entre la Commission européenne, l’Etat, les collectivités, et les associations. Sur ce sujet, l’agence a amorcé une réflexion de fond étant donné la très forte implication des collectivités au programme Jeunesse. Celles-ci sont soit directement porteuses de projet (en échange de Jeunes, en séminaires et formation, voire en SVE) soit cofinancent des projets associatifs. C’est à partir de ce constat que l’agence a commandité une étude-action, démontrant le vif intérêt des collectivités pour la mobilité européenne des jeunes avec notamment le croisement programme Jeunesse et politique de coopération décentralisée. Une journée d’étude sera réalisée avec les collectivités en 2006 pour approfondir la connaissance des pratiques et accroître les synergies. Voici les raisons pour lesquelles l’agence française, après un premier soutien en 2004, s’est de nouveau impliquée dans ce projet de mise en réseau à long terme (ce projet courant sur une année). Elle tint, enfin, à remercier les autres partenaires présents qui ont contribué au soutien technique et pédagogique de ce projet.

M. Georges Sylvestre, correspondant du programme jeunesse en région, intervint à son tour sur l’importance de la coopération entre acteurs publics et acteurs sociaux pour les jeunes ayant moins d’opportunités. Il rappela quelques chiffres clefs comme le nombre de 60 millions de jeunes en Europe en 2004 et insista sur la volonté de la Commission européenne de faire des jeunes des acteurs à part entière, par une nouvelle présentation du prochain programme « Jeunesse en action ».

Depuis 2003, le réseau JAMO mobilisa l’ensemble des acteurs publics et privés, le moteur essentiel de ce projet est le Conseil Général des Bouches du Rhône et du Var ainsi que la Direction Régionale et Départementale de la Jeunesse et des Sports et l’association Eurocircle identifié comme tête de réseau.

Il présenta le projet JAMO comme une expérimentation pertinente et souligna que les expériences réussies montrent aux jeunes qu’ils peuvent sortir de leurs contextes environnementaux et révéler des compétences.
La solution est, selon lui, de modifier toute une chaîne d’opérateurs.
Il faut des opérateurs capables d’informer et d’identifier les jeunes au niveau local, des réseaux d’actions internationaux pour favoriser une mobilité de qualité. La première tâche est de mobiliser une chaîne d’opérateurs. Il faut organiser un parcours tout d’abord au niveau local pour informer et pouvoir identifier les jeunes susceptibles d’être intéressés. Il conviendra alors, dans un premier temps, de les sécuriser, de les conditionner à sortir de leurs quartiers et de leur offrir la possibilité de partir à l’étranger pour les aider à s’épanouir. Mais il faut également travailler sur le retour des jeunes et investir les capacités acquises pour une réinsertion. Pour cela il faut une coopération locale entre animateurs éducatifs et missions locales. Il vaut mieux commencer par préparer collectivement les jeunes à la mobilité par des échanges de jeunes car on ne prend pas tout de suite la décision de partir seul à l’étranger. Après « l’échange de jeunes » ils pourront décider de faire un SVE court terme puis enfin partir en volontariat longue durée. C’est à ce titre que l’accompagnement est primordial, sans oublier qu’il s’agit d’éducation non-formelle.
Il ajouta que ce séminaire JAMO s’organisait en deux ateliers donc deux objectifs. Le premier composé des opérateurs internationaux aurait comme tâche de faire des propositions techniques pour améliorer le dispositif. Le second regroupant les partenaires publics représentant l’Arc-latin, par la présence des Conseils Généraux du Var et de l’Hérault, aurait à charge de travailler sur l’appel à proposition action 5 de coopération entre autorités locales et associations.
Il rappela enfin la nature des participants à ce séminaire.
- Les participants institutionnels sont :
- L’Arc Latin
- Les CG des Bouches-du-Rhône, du Var et de l’Hérault
- Les directions régionales et départementales de la jeunesse et des sports PACA et Languedoc Roussillon
- Les opérateurs sont :
- Eurocircle
- Peuple et culture Languedoc Roussillon
- Modernité sans exclure
- Les partenaires européens et méditerranéens
- Les collectivités de l’Arc Latin
- Les membres du réseau JAMO :
- 17 structures européennes disposant d’une expérience approfondie dans le domaine de la mobilité

Après cette introduction les membres du séminaire furent invités à rejoindre leurs ateliers respectifs pour un bref tour de table.

Atelier 1 : ARC-LATIN –Les possibilités du partenariat public-privé
Présentation des participants et réflexions sur les possibilités du partenariat public / privé au travers de l’appel à proposition action 5.

Atelier 2 : Elaboration des outils d’accompagnement et de suivi des actions de mobilité des jeunes avec moins d’opportunités
Présentation de l’ensemble des partenaires

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Atelier 1 : ARC-LATIN –Les possibilités du partenariat public-privé


Jeudi 16 février (après-midi)

L’après-midi s’organisa, pour cet atelier, en deux temps forts : la mise à plat des compétences de chacun en matière de Jeunesse et la réflexion sur l’appel à proposition de l’action 5 du programme Jeunesse.

Concernant la mise à plat des compétences en matière de jeunesse et d’international, les premiers à prendre la parole furent les délégations italiennes qui précisèrent qu’il n’y a actuellement aucune loi sur les politiques de Jeunesse dans leur pays. Mais cet aspect est en passe de changer. A Mantova un congrès est en préparation pour mars concernant les politiques Jeunesse. Il regroupera des professeurs universitaires de sociologie, des jeunes, des administrateurs locaux et des opérateurs et sera composé de divers ateliers pour apprendre notamment les techniques d’animation.
Pour les questions sur la mobilité internationale et l’emploi, la jeunesse utilise beaucoup le bureau d’information de l’université.
« EURODESK » est installé à Mantova. Il a organisé des actions 3, des SVE et il est en train d’organiser des débats pour que les jeunes puissent partir.
Linda Casta pris la parole pour demander quel était le lien entre ce bureau et les collectivités.
Simonetta Panzani représentante de la région de Mantova répondit que les deux étaient situés dans le même bâtiment mais qu’ils étaient relativement indépendants. Elle précisa que la province de Mantova correspondant à un département français était plutôt rurale et comptait environ 100 000 personnes.

Isabelle Tiscli de la région de Puglia précisa que dans son cas un programme offrant un parcours de formation était proposé aux jeunes. C’est un changement global de l’orientation de la région ; un véritable défi de transformation en une région active et jeune. Elle s’ouvre donc sur les ressources des jeunes (culture, projets) et leur donne les moyens nécessaires. L’objectif est de créer des liens, des outils pour que les jeunes deviennent porteurs de projets. Mais il s’agit également de constituer un département régional pour les politiques des jeunes synthétisant les différents départements (formation professionnelle, solidarité, citoyenneté, coopération …)

Roberta Stebel de « Europe Direct » expliqua que pour Trieste les élus ne s’occupaient que de financement. Il n’y a pas de contact direct entre élus et jeunes. C’est le travail de « Europe Direct ». Il agit en autonomie.

La délégation espagnole présenta à son tour son mode de fonctionnement en matière de politique Jeunesse. Sonia Moreno de la Diputacion de Huelva expliqua que le département agit en collaboration avec l’administration régionale andalouse. Chaque département est bien évidemment autonome mais reste coordonné à la région. Concernant le descriptif de ce département, il se compose de petits villages à la population surtout agricole avec un niveau scolaire plutôt bas. Des dispositifs d’information existent, ils sont implantés uniformément sur le territoire mais sont peu nombreux. Les trois points qui doivent être promus sont la participation, l’information générale et la formation. Le département de Huelva travaille en priorité sur la formation (école de formation sur les traditions artisanales…). Le FSE est également employé aux financements de ses formations. Elle ajouta que dans le cadre de la mobilité les universités se chargent de la promotion et informent les jeunes (étudiants). Cependant cette promotion ne touche que les jeunes déjà motivés.
Parallèlement le département essaie de développer des SVE (4-5 expériences positives) ainsi que des excursions dans la région pour motiver la jeunesse à la mobilité mais il n’apporte aucune aide financière. Un autre moyen d’action choisi par le département pour les échanges de jeunes passe par le jumelage.
Linda Casta demanda comment les jeunes étaient repérés et s’il existait une ONG pouvant aider à ce repérage.
Sonia Moreno précisa que deux structures étaient présentes, surtout dans la ville de Huelva.
M. Buisson demanda s’il s’agissait d’une politique facultative ou obligatoire en précisant que pour la France le système politique était réparti en Etat, Région et Département, ces derniers avaient vocation au politique sociale. La jeunesse faisant partie des politiques facultatives.
Sonia Moreno expliqua que la politique jeunesse n’est pas obligatoire pour le département. Il s’agit d’une politique dépendant de la région.
Georges Sylvestre lui demanda s’il existait une collaboration entre les départements ainsi que des relations entre l’Etat et les représentants Jeunesse. Elle répondit que des coopérations existaient mais qu’elles n’étaient pas systématiques. Quant aux relations, elles se font à Séville. L’Agence régionale transmet à l’Agence nationale.

Isabelle Tiscli de Puglia expliqua qu’il n’y a pas en Italie de structure définie. L’action n’étant pas centralisée elle se fait selon la sensibilité des administrateurs régionaux.
Simonetta Panzani intervint à son tour pour évoquer le problème des jeunes en difficulté. Elle expliqua que les étudiants souhaitant s’orienter sur une expérience de mobilité internationale pouvaient se rendre au bureau international de la faculté, mais que pour les jeunes des écoles professionnelles par exemple, il n’y avait pas d’équivalent.

A ce stade de la concertation, l’évidence s’affirma que la non-information des jeunes ayant moins d’opportunités sur les questions de mobilité était commune à tous les pays.

Catherine Thibaut du Conseil Général de l’Hérault signala le besoin de relais de proximité.

Catherine Ballin de l’association « Peuple et Culture » mis en garde qu’il ne fallait pas non plus aller trop rapidement vers le public cible mais qu’il fallait avant tout lutter contre l’inefficacité des structures.

Isabelle Tiscli expliqua la nécessité de partir de l’analyse du territoire et de signaler les aspects tant positifs que négatifs. Ce travail peut être géré au travers de laboratoires ou de bases de données.

Georges Sylvestre lui répondit que cette constatation était vraie mais qu’aujourd’hui les acteurs locaux connaissent leur territoire. Selon lui, la solution se situe plutôt dans la mise en place d’acteurs intermédiaires pour un réseau actif et réactif. Il faut au moins une tête de pont d’action et favoriser les structures d’accueil de SVE, d’autant que depuis leur décentralisation les démarches ont été facilitées. Le rôle de l’Agence nationale est lui aussi très important. En France elle s’organise en commission de sélection de projets.

Linda Casta intervint pour expliquer ce système : l’Etat, les Régions et les Départements, ainsi que les associations se retrouvent 5 fois par an pour sélectionner les projets.
La région organise des bourses d’aide au départ pour les jeunes, le département soutient plutôt les structures comme Eurocircle et instaure des partenariats forts avec les acteurs de rue comme l’ADDAP 13. Le coût de cette structuration n’est pas très élevé (75 000 euros).

La délégation du Conseil Général de l’Hérault expliqua son mode de coopération avec les acteurs locaux. Un soutien se fait sur les projets ruraux proposant un lien avec les questions européennes, et une politique de coordination se fait avec tous les relais locaux ainsi qu’avec les différents services (direction de l’Europe, direction internationale, direction Jeunesse). Elle précisa cependant que le budget de l’Hérault n’était pas celui des Bouches du Rhône.

La délégation du Conseil Général du Var présenta la « mission Europe » qui sert d’interface au niveau Jeunesse. Ce mode de fonctionnement est induit par l’historique du service. Avec la mise en place du SVE, il y a eu création d’un service pour sa mise en application. Progressivement, ce service est intervenu sur d’autres secteurs. Elle expliqua également que le Conseil Général versait une bourse de 764 euros pour chaque jeune avant le départ, ainsi qu’une bourse Erasmus pour les étudiants. Mais il a constaté que 80 % des partants sont diplômés.

Georges Sylvestre réaffirma que l’objectif de répondre à l’appel à proposition de l’action 5 du programme jeunesse n’était pas d’investir plus d’argent mais de faire mieux avec nos moyens.

Après une courte pause, Georges Sylvestre conclut la première thématique en reprenant la remarque de Catherine Ballin, de « Peuple et Culture », concernant la mise en évidence du minimum commun pour agir ensemble. Il annonça alors la nécessité de faire circuler l’information auprès des autres opérateurs n’étant pas présents à ce séminaire et faisant partie de l’Arc-latin. Il proposa à Simonetta Panzani d’être l’ambassadrice de ce séminaire lors de la commission citoyenneté de l’ Arc-latin qui se tiendra à Mantova.

Linda Casta rappela le mode de fonctionnement de l’Arc-latin en commissions thématiques (culture, coopération rive sud, citoyenneté, développement rural et agricole, économie et innovation…). Elle expliqua que la présidence est tournante et sera italienne à la fin de l’année. Le site internet www.arcolatino.org présente les statuts et actions. Les objectifs de l’Arc-latin sont : - la volonté d’action de lobbying auprès des institutions communautaires
- la coopération entre les membres de l’arc-latin par l’organisation de commissions thématiques.
- L’organisation structurée du territoire.

Isabelle Tiscli évoqua la pertinence de réaliser un Interreg après ce projet Jeunesse. Elle énonça cependant le problème de son devenir pour la prochaine période. Avec les nouveaux entrants le risque est, selon elle, de perdre dans la répartition des aides, mais elle craint également la création des programmes de voisinage et de proximité.

Linda Casta rassura ses craintes en lui rappelant que l’Arc-latin n’a pas vocation à se positionner sur un programme plus qu’un autre. L’Arc-latin a des objectifs, les programmes européens sont des outils.
Aujourd’hui l’outil qui nous intéresse est l’appel à proposition de l’action 5 du programme Jeunesse.
Elle expliqua également que le lobbying était très important pour ce projet. En juin prochain une délégation de l’Arc-latin se rendra à Bruxelles pour présenter ses travaux à la demande de M. Barroso.

Georges Sylvestre précisa qu’il fallait un fil conducteur pour entrer dans le dispositif.
Le projet de réponse à l’appel à proposition du programme Jeunesse doit passer par un opérateur public ou privé faisant le lien. Seul les services de l’Etat sont exclus. Il expliqua que les collectivités territoriales peuvent déposer un projet mais en France ce n’est pas le plus facile. C’est plus simple de passer par une association et de financer une structure pivot.

Les délégations italiennes énoncèrent les départements susceptibles d’être intéressés (Turin, Salerno, Pise et éventuellement Rome).

Sonia Moreno expliqua que le problème pour l’Espagne était que les départements ne s’occupaient pas de la Jeunesse. Une solution envisagée serait de ne pas considérer les départements mais les regroupements de communes qui aujourd’hui ont pris des compétences sur la question Jeunesse.

Georges Sylvestre ajouta que ce projet devait être conçu sur la base d’un partenariat public/privé et donc, pour résoudre la question espagnole, il faudrait voir avec « Barcelona Volontariat » pour qu’il trouve une représentativité dans l’Arc-latin. De plus il précisa que ce dernier était l’équivalent de la locomotive de ce projet mais en aucun cas qu’il s’agissait d’une exclusivité. Rien ne nous empêchait d’envisager des partenariats avec des régions ou des communes.

Les représentantes du CG Hérault soulevèrent ensuite la question de la quantité de partenaires dans le projet. Comment être opérationnels si l’on est trop nombreux ?

Georges Sylvestre expliqua que le réseau d’opérateurs est déjà existant mais que rien ne nous oblige à fermer la porte aux autres pays intéressés par le projet.

Linda Casta ajouta que quatre à cinq collectivités autour du projet était déjà une bonne base.
L’Arc-latin est le fer de lance, même si le projet ne regroupe en réalité que quelques départements de ce dernier. L’important est de pouvoir bénéficier de son affichage politique.

Ainsi Georges Sylvestre posa la question de l’envergure de ce partenariat à long terme. Aujourd’hui le projet est relativement restreint mais dans trois ans on sera peut-être le triple voir plus si l’on envisage un Interreg. Mais il faut constituer le noyau dur pour envisager un échange entre l’Arc-latin et le reste de l’Europe.
Il énonça alors divers besoins. Tout d’abord, il mit en avant la nécessité d’avoir des structures d’envoi capables d’aller repérer les jeunes (travailleurs sociaux) mais également des structures possédant des bases de données permettant de se connecter au réseau.
Une hypothèse de base pourrait être, selon lui, que chaque partenaire ait un ou plusieurs projets avec les autres membres du réseau ou éventuellement avec des partenaires extérieurs. Il ajouta encore la nécessité d’une formation pour les membres du réseau. C’est à ce titre que se justifie le travail de l’Atelier 2, afin d’analyser les forces et faiblesses. Il faut une professionnalisation des opérateurs qui vont se voir confier la gestion des projets Jeunesse.

Les membres présents du Conseil Général de l’Hérault, en accord avec les propos de M. Sylvestre, posèrent toutefois la question de la légitimité de la charte JAMO. Ce dernier expliqua qu’elle était le résultat du premier projet JAMO. Elle fut présentée à l’Agence française, validée puis transmise à tous les partenaires. C’est un document d’intention plus qu’une véritable charte.

Puis la question fut posée de la gestion nécessaire dans une action 2 « Service Volontaire Européen ». Il fut alors expliqué que les démarches administratives sont lourdes. Il faut en moyenne entre trois et cinq mois pour partir même si les procédures sont accélérées lorsqu’il s’agit de jeunes ayant moins d’opportunités. Une convention doit être signée entre le jeune, la structure d’envoi et la structure d’accueil. Cette lenteur se cumule au temps nécessaire à la préparation et s’oppose à l’existence de dates limites qui demandent un empressement au moment des dépôts de candidatures. Avec ce système beaucoup de jeunes se démotivent.

La dernière question de la journée concerna le financement dans le projet JAMO-Arc-latin. La réponse fut faite par M. Sylvestre qui proposa d’envisager une convention. Il précisa qu’une fois l’enveloppe déterminée, les acteurs bénéficient d’une relative autonomie.

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Vendredi 17 février (matin)

Après un bref résumé des avancées de la veille on annonça la nouvelle thématique de l’atelier : étude de l’appel à projet.

La mesure d’accompagnement a comme objectif l’amélioration qualitative et quantitative des actions. Il s’agit d’un soutien pour l’amélioration et l’innovation.
Les cinq thèmes de cet appel sont :
- la diversité culturelle et la tolérance
- l’intégration des jeunes
- l’Europe
- la citoyenneté
- la coopération entre autorités locales et ONG

Le porteur est une autorité mais peut impliquer des ONG.
Suite à cet éclaircissement, les membres de l’Atelier s’accordèrent sur l’importance de respecter une certaine harmonie entre le nombre de collectivités et le nombre d’ONG.
Il faut un équilibre structurel. Dans l’idéal il faudrait raisonner par paires (une autorité-une ONG).

La phase suivante de l’Atelier consista à rappeler les points capitaux de l’appel à projet.

-Les dates importantes du calendrier furent énoncées :
Date limite de dépôt de dossier : 1er juillet 2006
Durée du projet comprise entre 18 mois et 3 ans
La réponse de la commission européenne est prévue pour novembre 2006
Début des activités : Janvier 2007
-Le budget maximum à envisager est de 100 000 euros par an.
-Le nombre minimum de participants : 4
-Entre 10 et 15 projets seront retenus sachant que la dimension transnationale est capitale.

Les deux grandes questions seront de savoir qui sera le porteur et qu’est-ce que l’on va mettre en œuvre.

Ralf Makrutzki précisa qu’il fallait être prudent sur l’ensemble de ces conditions. Par exemple quatre participants au projet, c’est insuffisant. Le minimum doit être de cinq partenaires voir plus.

L’assemblée s’accorda à nouveau sur l’éventualité d’un partenariat soit avec la rive sud de la méditerranée soit avec les candidats à l’intégration de l’Arc-latin que sont Chypre et Malte, pour accroître le nombre de partenaires. Cette nécessité est induite par le manque de légitimité d’un partenariat avec les pays du Nord de l’Europe.

Le problème du Portugal fut ensuite soulevé. Ce pays n’est pas constitué en Département.

Puis Georges Sylvestre interrogea l’ensemble des participants à l’Atelier sur l’organisation du futur projet.
Il affirma que la première phase était de mettre en adéquation les compétences. Cette phase devra être initiée en 2006 mais confortée par la phase initiale du projet.
Linda Casta appuya M.Sylvestre. Le travail de préparation doit se faire dès 2006.
Elle annonça que la première phase de ce projet sera la création d’une base de données et l’état des lieux. La seconde phase sera une remise à niveau de tous les partenaires (formation par des experts, politique de sensibilisation aux demandes d’agréments).

Les participants s’interrogèrent ensuite sur les bonnes pratiques déjà existantes. Ainsi on mit en avant que le département de Turin avait déjà en vigueur un rapport ONG-autorité, ainsi que celui de Barcelone qui cumule également des liens étroits avec le Maroc. D’autres participants prirent encore la parole pour mentionner les différentes collaborations de chacun.
Ils prirent ensemble la décision d’insérer dans le dossier de candidature les différentes bonnes pratiques.

Puis ils revinrent sur l’importance de l’Arc-latin. La délégation du Var rappela que la commission « citoyenneté » de l’Arc-latin devrait se regrouper prochainement pour la première fois. Depuis 2002, il s’agissait de la commission « Jeunesse et mobilité ». Il y a donc déjà une base pour un nouveau projet JAMO-Arc-latin.

Puis une quantité de questions diverses furent posées :
- Qui sont les jeunes ayant moins d’opportunités dans l’Arc-latin ?
- L’innovation ne doit-elle pas également passer par l’information et l’implication des élus ?
- Pourrions-nous faire des actions jeunesse avec des pays non-membres du projet ?
- Peut-on s’appuyer sur l’Arc-latin pour porter le projet ?

Georges Sylvestre apporta en réponse que le projet devrait être envisagé à deux vitesses. D’abord au sein des pays membres du projet JAMO-Arc-latin puis à long terme avec les autres. Il insista alors sur l’importance d’une méthode de travail dès le présent atelier, afin de soumettre à la commission « citoyenneté » de l’Arc-latin l’ébauche d’une proposition.
Linda Casta ajouta que c’est lors de cette commission que seront donnés le calendrier et le budget.

Après une courte pause, Georges Sylvestre insista de nouveau sur l’importance d’un calendrier précis afin d’organiser les actions avant le 1er juillet 2006. Il proposa également la désignation d’un ambassadeur pour déterminer les partenaires du projet et demanda si « Peuple et Culture » pouvait jouer ce rôle.
Après l’accord de Catherine Ballin, il expliqua que l’Arc-latin devait lui donner les moyens financiers de le faire. Selon lui, il faudrait que la liste des participants soit établie pour fin mars afin de pouvoir faire signer la fiche de participation.
Sonia Moreno précisa toutefois que la signature de participation ne serait envisageable que si les partenaires connaissaient la part financière d’investissement.
Linda Casta rappela que cette question s’insérait dans le problème du calendrier. Il faut obtenir un accord préalable pour fin mars, la phase de rédaction doit se dérouler entre avril et mai pour une rédaction officielle en juin.
Georges Sylvestre insista sur le fait que ce projet doit être réfléchi et étudié car il s’agit d’une première expérience d’insertion sociale des jeunes. Il y a un avenir au-delà du présent appel. Le chef de fil portera et gérera le projet même si l’on peut faire appel à un prestataire extérieur.
La délégation de l’Héraut précisa que la sous-traitance n’était pas une priorité pour le dépôt de candidature à l’appel à projet. Nous pouvons simplement préciser qu’un appel d’offre sera fait pour un prestataire.

Sonia Moreno représentante de la région de Huelva questionna l’assemblée sur le nombre de partenaires. Si l’on compte trois départements français, il faudra prévoir la même configuration pour les autres pays partenaires ce qui nous fait 12 partenaires.

Linda Casta expliqua pour répondre à cette interrogation que le réseau JAMO est opérationnel depuis deux ans et le sera toujours. Ensuite il y a la logique de l’appel à projet et la logique de l’Arc-latin. Contrairement à la deuxième qui tendrait vers une collaboration importante, l’appel à projet propose des appuis financiers non proportionnels au nombre de participants.

Catherine Ballin de « Peuple et Culture » réaffirma la nécessité d’affiner le contenu et l’importance des Agences nationales. Le lobbying face à la Commission européenne doit être tridimensionnel (Autorités, Agences nationales, opérateurs)
Georges Sylvestre corrobora ses propos en proposant la création d’un groupe de pilotage restreint composé d’un ambassadeur qui sera « Peuple et Culture », d’un partenariat public et d’« Eurocircle ». Si le groupe de pilotage est franco-français, le projet lui ne l’est pas. Un groupe de pilotage plus élargi doit également être envisagé comprenant Mantova, Huelva et éventuellement Turin et Barcelone.
Ces groupes ont pour fonction de finaliser le projet. Le groupe restreint rédige et le groupe élargi valide.

Une fois cet aspect d’organisation présenté, il orienta son propos sur la méthodologie du projet quant à la mobilité des jeunes ayant moins d’opportunités. Il s’agit d’établir une véritable logique de parcours. Dans une phase 1, les jeunes intéressés sont repérés et sensibilisés par une première expérience collective comme la participation à une action 1. Dans la phase 2, l’expérience individuelle de mobilité se concrétise par un service volontaire européen court terme, puis dans l’idéal long terme. La phase 3 cible le retour du jeune en oeuvrant sur les moyens de récupérer les nouvelles expériences issues de cette mobilité pour l’intégrer dans un processus d’insertion.
L’important dans cette mobilité en SVE n’est pas de savoir ce que le jeune va apporter à la structure, mais ce que la structure va apporter au jeune.
Pour finir, il précisa que l’exemplarité de ce projet ne doit pas être dans le quantitatif mais dans le qualitatif. Pour se faire, chaque participant doit venir avec sa grille prioritaire définissant un jeune ayant moins d’opportunités.

Après un bref échange entre les ateliers où les difficultés des opérateurs furent mises en avant (problème linguistique, la mixité entre des JAMO et des jeunes sans difficulté, la professionnalisation des acteurs bien souvent bénévoles, le surcoût de la préparation des jeunes ayant moins d’opportunités).

Durant cette dernière journée de travail les participants à cet atelier s’accordèrent sur la nécessité de demander un budget de 10 000 euros à la commission citoyenneté de l’Arc-latin pour engendrer le projet.

Le calendrier prévisionnel devrait être comme suit :
- février-mars : les experts trouvent les partenaires
- 15 mars : suite à la commission citoyenneté de Mantova, les collectivités devront réaliser un petit descriptif de leur structuration.
- fin mars : accord de principe des partenaires
-vendredi 7 avril : réunion à Marseille pour un brainstorming avancé avec le groupe de travail élargi. Il faudra également pressentir le budget
-mi-avril : mandat à un prestataire de faire un état précis de leur capacité d’engagement financier et territorial
- avril-mai : rédaction du projet
-1er juin, la rédaction définitive doit être faite.


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ATELIERS 2 - OPERATEURS : ELABORATION DES OUTILS D’ACCOMPAGNEMENT ET DE SUIVI DES ACTIONS DE MOBILITE DES JEUNES AVEC MOINS D’OPPORTUNITEE

Jeudi 16/02/06 – Après-midi

Dans cet atelier, l’attention fut portée sur les avantages et plus-values apportés par la mobilité chez les jeunes ayant moins d’opportunités, mais également, les difficultés rencontrées pour la mettre en pratique.
Dans un premier temps les participants s’accordèrent sur l’efficacité de l’outil « échange de jeunes » tout en remarquant unanimement que le conditionnement d’un jeune en difficulté au départ est souvent très délicat. Pour ces jeunes, cette perspective peut paraître effrayante.

-Le premier obstacle à la mobilité mis en évidence fut la barrière linguistique.
Il fut rapidement démontré que la langue utilisée n’a pas vraiment d’importance puisque d’autres moyens de communication non-verbaux ont fait leurs preuves comme la danse, le comportement, la gestuelle, ou le jeu. Ces outils favorisant l’échange doivent être utilisés.
Cependant il ne faut pas non plus nier le fait que cette différence linguistique puisse représenter un frein à la mobilité des jeunes.
Afin de remédier à ce problème, l’assemblée proposa la création de formations linguistiques aussi bien pour les jeunes que pour les opérateurs, avant le moindre échange. Ces formations permettraient d’atténuer cette première réticence à l’échange.
Il est vrai que la maîtrise de l’anglais basique serait très bénéfique dans ce genre d’actions.
Une seconde réflexion permit de proposer une familiarisation des jeunes à l’anglais par la pratique d’une écoute radiophonique anglophone.

-La deuxième thématique abordée fut la richesse de l’ouverture culturelle permise par la mobilité.
Partir à l’étranger signifie découvrir une nouvelle culture. Proposer à trois ou quatre jeunes de partager ensemble, dans le même appartement, ce genre d’expérience est une très bonne initiative.
Mais là encore quelques réticences demeurent.
Il serait donc bénéfique pour un volontaire, de commencer par un « échange de jeunes » (action 1 du PEJ) pour dépasser ses craintes. Cette mise en confiance le rassurerait pour une expérience en SVE avec d’autres jeunes ou seul.
Suite à ces réflexions autour des réticences au départ, les partenaires furent invités à visionner un document vidéo sur le thème de la solidarité. Ce documentaire mettait en avant les besoins techniques et humains pour favoriser la mobilité et la participation active du jeune tant dans une démarche citoyenne que pour son propre devenir.
Un second film fut présenté. Entièrement réalisé par des jeunes n’ayant aucune notion de l’anglais, il illustra l’implication des jeunes au-delà de leurs difficultés.
Il en ressortit que l’apprentissage des langues devait être motivé, car le jeune souhaitant partir à l’étranger prendra forcément conscience de la nécessité de l’outil linguistique et s’investira sérieusement dans son apprentissage.
-Si la mise en relation des actions 1 et 2 fut approuvée par l’ensemble des participants, la question des formations ou stages rencontra quelques réticences. Formation et stage de groupe coûteraient beaucoup d’argent à des structures pour la plupart associatives.
L’idée fut alors émise de travailler sur des groupes restreints à deux volontaires.

-La thématique suivante souleva le problème du logement, à la fois cher et rare.
Après discussion, les participants parvinrent à une conclusion portant plusieurs solutions possibles.
Pour venir à bout de cette situation, il pourrait être intéressant de développer des partenariats avec des associations pour le logement, comme par exemple « l’association des jeunes travailleurs » en France.
Des partenariats pourraient également être constitués avec des hôtels pour héberger les jeunes.
Il pourrait être envisagé un système de réciprocité : travailler pour être hébergé ou encore être hébergé par des personnes âgées ayant besoin de compagnie.
Les Grecs par exemple organisent leurs échanges en période estivale (« summer camp »)
On peut aussi imaginer comme en Espagne de loger les SVE en collocations avec des jeunes en Erasmus, ou bien de regrouper les volontaires de plusieurs associations d’accueil (partenariat associatif)
En Estonie, les structures bénéficient d’un budget supplémentaire de leur agence nationale pour les jeunes handicapés.
On peut également envisager un partenariat avec l’armée pour mettre à dispositions des locaux vacants.
Enfin il faut souligner l’importance pour un jeune en SVE de vivre avec d’autres jeunes et de ne pas être trop isolé.
Pour certains le problème du logement conditionne la volonté d’accueillir un SVE.
Il semble nécessaire d’impliquer d’avantage les collectivités dans les questions de logement des volontaires.

-La quatrième thématique abordée fut la formation des jeunes et des tuteurs.
Intervention de Catherine Ballin (ass. Peuple et culture)
Catherine Ballin annonça d’abord que la question des formations des jeunes et encadrants était en étude et pourrait être envisagée. Elle ajouta que le groupe cible JAMO est une des priorités de l’Agence française. Si leur resocialisation doit passer par un circuit de formation, la mobilité, quant à elle, est un outil pouvant participer à leur réinsertion. Elle rappela que la question de l’accompagnement devait être étudiée au sein de cet atelier.

Les objectifs principaux sont les suivants :

Nous devons aussi déterminer combien de temps serait nécessaire à l’accompagnement d’un jeune.
Pour permettre la mobilité il est important :
- D’avoir un entretien personnalisé avec le jeune
- De déterminer son profil, est-il capable de quitter son environnement ?
- De connaître ses motivations (être utile, quitter son environnement, avoir une expérience européenne, et professionnelle…)
- De bien identifier ses centres d’intérêt
- De bien lui faire comprendre qu’il ne part pas en vacances

Les buts d’un stage à l’étranger :
- Offrir une expérience de la vie collective dans un lieu qui leur est inhabituel,
- Leur faire découvrir autre chose que leur environnement
- Les ouvrir à la communication
- Leur « apprendre » à développer leurs capacités à s’exprimer

Pour cela il faut :
- Les préparer moralement,
- Travailler sur la notion de respect,
- Il est question d’apprentissage interculturel, donc savoir quelle place ils ont et pourraient avoir
- Leur faire avoir une expérience directe pour les rendre capables de gérer les situations de conflits.
- Leur permettre de dépasser leurs peurs, de se projeter dans l’avenir, et de se lancer de nouveaux défis.
- Leur donner une expérience en immersion afin de leur permettre d’affronter des situations de conflits.
- Les mettre en contact avec les tuteurs d’accueil

La logique de cette démarche est de partir de l’individu pour arriver au collectif. Il faut avoir une flexibilité pédagogique pour s’adapter aux besoins des jeunes, les tuteurs doivent être disponibles 24 h /24 et 7j / 7 tout au long du stage. Cependant, il est indispensable de connaître les personnes responsables de l’accueil pour instaurer une relation de confiance
Lorsque le jeune est décidé à partir à l’étranger la structure d’envoi doit être capable de le renseigner sur la structure d’accueil et d’informer cette dernière sur les buts, motivations et, tout ce qui concerne le jeune pour une préparation réciproque. Une condition à cette démarche doit être le respect de la confidentialité.
-L’évaluation est également importante. Un tuteur pourrait évaluer quotidiennement le jeune pour un dialogue permanent.
Le retour doit être aussi une phase importante dans le processus. Le jeune passera un entretien spécialisé pour l’aider à mettre en valeur les compétences acquises pour en faire de nouvelles compétences professionnelles.
-Enfin la question de la gestion des réseaux fut abordée.
Les participants s’accordèrent sur l’instauration d’une relation de confiance et de complémentarité pour éviter une répétitivité dans les entretiens avec les jeunes, vecteur de lassitude et de découragement. Ce perfectionnement doit être effectif tant au niveau local qu’au niveau international.

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ATELIERS 2 - OPERATEURS : ELABORATION DES OUTILS D’ACCOMPAGNEMENT ET DE SUIVI DES ACTIONS DE MOBILITE DES JEUNES AVEC MOINS D’OPPORTUNITES

Vendredi (matin)

Après un bref résumé des aboutissements de la veille, les travaux reprirent sur la thématique de l’auto médiatisation.
Il fut proposé la création d’un film spécifiquement dédié à la mobilité des JAMO. Sa particularité serait d’exclure la parole, tout en montrant les différentes étapes du programme d’échange, de la préparation au bilan. L’idéal serait de filmer un échange bilatéral pour plus de commodité.
L’intérêt serait d’élaborer un message qui pourrait être compris universellement.
Cet outil offrirait un impact plus important à la phase de préparation des jeunes souhaitant s’intégrer dans un processus de mobilité.
Il serait pertinent d’expérimenter cet outil dès 2006 afin d’évaluer les résultats en 2007.
En cas d’échec, lors de la préparation de l’échange, le film pourrait également être exploité pour frapper les esprits et changer les mentalités.

Intervention de Michael Diebold (ass. MSE SUD – Moderniser Sans Exclure) sur l’Auto médiatisation : Un outil pour documenter, valoriser et évaluer le progrès dans les parcours d’insertion des jeunes.

Illustration d’un outil, une idée de film qui pourrait être utilisé dans le cadre J.A.M.O, qui exprime l’exclusion de la parole, c’est une auto médiatisation qui permet de trouver des solutions. Ce film montrerait les différentes étapes du programme d’échange et nous permettrait de prendre un peu plus de distance… « Pour les écouter plus »:
La démarche d’auto médiatisation comme vecteur de développement de la mobilité des jeunes
Notre projet ci-dessous repose sur l’hypothèse, que la mise en place d’une recherche/action, à partir de la démarche d’auto médiatisation, pourrait permettre de:
• Susciter une expression collective des jeunes, qui « n’osent pas » s’inscrire dans les programmes de mobilité, avec l’intention d’explorer et de travailler AVEC eux les freins et les résistances ;
• Susciter un échange et une confrontation entre des jeunes ayants moins d’opportunités de plusieurs pays, sur la base des K7 produites;
• Valoriser les parcours des jeunes, qui ont fait des expériences de mobilité en Europe;
• Participer à une amélioration de la qualité des informations et des services en amont et en aval des séjours dans chacun des pays en consolidant les réseaux transnationaux ;
• Contribuer à une meilleure articulation entre les porteurs de projets et les collectivités territoriales de l’ARC LATIN ;
• Produire un support vidéo de valorisation des programmes de mobilité (EVS, JAMO, …) et plus largement d’une citoyenneté européenne et d’un mieux vivre ensemble.
Michael Diebold indiqua que cet avant-projet, enrichi par les remarques et suggestions des participants présents, devrait permettre de construire une proposition d’action avec des partenaires de plusieurs pays (France, Italie, Espagne, Allemagne). Il présenta 2 films, l’un de 20 min avec des témoignages de jeunes en insertion, Mission Locale, formateurs et responsables d’entreprises, et l’autre de 7min avec une expression de jeunes apprentis et de tuteurs sur la difficulté de choisir un métier. La présentation fut composée de 4 parties :
1. Éléments de réflexion sur le contexte et les enjeux
2. Les apports liés à l’utilisation de la vidéo
3. L‘état d’esprit et les conditions de l’intervention
4. Un scénario de déroulement

1. Éléments de réflexion sur le contexte et les enjeux
Il rappela dans ce premier point les conditions des jeunes ayant moins d’opportunités face à la mobilité.
La mobilité des Jeunes Ayant Moins d’Opportunités (JAMO) en Europe est organisée pour tenter de trouver des solutions pour ceux et celles qui ne parviennent pas à utiliser correctement les systèmes éducatifs et de formation professionnelle existants.
L’objectif de ces dispositifs consiste à permettre aux jeunes de s’orienter vers de nouveaux secteurs, de s’épanouir et d’acquérir de nouvelles capacités, car l’acquisition de compétences clés et de connaissances linguistiques offrent de nouvelles perspectives. Ces dispositifs doivent s’inscrire dans une dynamique de projet global au service de l’insertion socioprofessionnelle de jeunes européens en difficulté.
Depuis sa création en 1996, le Service Volontaire Européen (S.V.E.), propose l’accès des jeunes en difficulté à ces programmes, qui constituent l’une des priorités de la Commission européenne, car au-delà des apports pour les personnes, ces actions contribuent également à renforcer la coopération entre les différents pays et d'instaurer une culture de paix et de tolérance.
De nature différente, ces solutions ont comme point commun d'associer les compétences et des moyens humains pluridisciplinaires en réunissant la plupart du temps au niveau local trois acteurs complémentaires :
• Des opérateurs associatifs en contact direct avec les jeunes (Missions Locales, Centres Sociaux, Maisons de quartier, clubs de prévention, …)
• Une structure impliquée dans les programmes européens
• Une collectivité territoriale en charge des politiques de jeunesse et de formation
Le Réseau JAMO, animé de façon transnationale par l’association EUROCIRCLE, en partenariat avec la DRJS et les services du CG 13, conduit depuis plusieurs années des analyses concernant le développement de la mobilité européenne des jeunes en difficulté, handicapés ou ayant moins d’opportunités. Malgré des expériences, qui attestent que les échanges de jeunes, lorsqu’il y a une bonne préparation, constituent un bon moyen pour susciter l’envie des jeunes de s’impliquer dans leurs futurs projets professionnels, il reste beaucoup à faire. En effet, plusieurs séminaires internationaux, notamment en Région PACA, ont abouti aux même constats :
1. Un accueil favorable et une volonté certaine avec un fort potentiel pour mobiliser les jeunes
2. un déficit de connaissance et une absence de savoir-faire de la part des acteurs locaux en matière de programme de mobilité de jeunes
3. ayant pour résultat des difficultés pour faire profiter le groupe cible de ces programmes.
Ces travaux exploratoires, en collaboration avec une quinzaine de pays, ont montré le besoin de créer et d’améliorer les structures de soutien. Comment mieux se servir des programmes ? Comment créer des nouveaux outils de diffusion, comment mieux informer, orienter et accompagner les jeunes ?
Depuis la rencontre de Lisbonne, la Commission a affirmé son souhait de favoriser l’accès des plus défavorisés à ce dispositif, notamment en développant des SVE de courte durée.
L’ambition de ce projet est de mettre en évidence et de démontrer que la mobilité internationale des jeunes peut être un outil pertinent pour l’insertion sociale des jeunes. Les apports liés à l’utilisation de la vidéo …
Rappelons que dans cette intervention, basée sur la réalisation de documents audiovisuels, le film n’est pas une fin en soi, ni un produit à consommer. Il constitue le support permettant à des groupes de personnes de s’exprimer, à des organismes, qui le souhaitent d’interroger leur fonctionnement à partir des témoignages. L’outil vidéo constitue donc un moyen qui permet l’analyse des pratiques et la confrontation des représentations de chacun.
Dans un deuxième temps, sur la base de ces témoignages, avis et propositions des rencontres-débats sont filmées permettant de recueillir le point de vue de l’environnement, et d’enrichir le film initial avec les regards et les contraintes des responsables économiques, institutionnels, techniques et politiques.
Dans cette production collective, la réalisation du film n’est que le prétexte, qui va permettre des rencontres, des regards croisés et mettre en lumière les espoirs, les obstacles, les contraintes, les représentations, les logiques sous-jacentes et les relations entre les participants d’une démarche commune.

2. Les apports liés à l’utilisation de la vidéo
L’automédiatisation contribue à travers l’enregistrement et le visionnage de son propre point de vue, à une prise de recul aussi bien par rapport à l’activité, que par rapport aux autres acteurs impliqués. Dans les bilans individuels d’actions passées, des participants rapportent : «…ce qui était difficile, c’était de trouver les mots justes", "accepter mon image à l'écran", "oser parler" et pour d'autres, et parfois les mêmes, "me censurer et contrôler mes émotions, tellement j'avais gros sur la patate … ». L'ensemble des dimensions évoquées donne lieu à des cheminements individuels qu'un autre participant résume ainsi : « La présence de la caméra et de l'intervenant de Moderniser Sans Exclure Sud nous oblige à prendre sur nous pour écouter les autres jusqu'au bout et ne pas parler tous en même temps comme on a tellement l'habitude de le faire au quotidien et cette écoute, même si elle est difficile à tenir, nous permet d'aller jusqu'au bout de nos idées, d'argumenter et de développer nos réflexions»

La vidéo permet également de mieux comprendre des situations.
Les cassettes permettent de rendre compte des préoccupations et propositions d’un petit groupe initial et, sans gommer les différences de point de vue, elles permettent, au contraire, de les approfondir. Chacun peut revenir sur ce que lui-même ou d’autres ont dit. Les montages vidéo, par la diversité, l’authenticité et la force des points de vue, parfois contradictoires, mais toujours respectueux, donnent à comprendre comment chacun vit sa liberté et sa responsabilité. Ils facilitent les échanges car chacun est invité à se mettre à la place de l’autre et à se poser les questions de l’autre. Penser l'avenir en termes d'action…
La réalisation des cassettes vidéo permet de passer du discours de la plainte ou des émotions comme la colère ou l’indignation, des sentiments d’impuissance à l’expression de besoins précis, à l'affirmation d'une dignité et d'une responsabilité fortement revendiquée.

Michael Diebold ajouta encore que cette méthode d’auto-médiatisation favorise la transmission d’ expérience.
Les cassettes vidéo facilitent la démultiplication des situations de diffusion. Elles permettent ainsi de débattre avec des personnes qui ne participeraient pas à des réunions publiques et dont on ne pourrait, autrement, connaître les idées, les propositions. Les films servent ainsi d'introduction et de support à des débats très divers, avec des publics hétérogènes dans leur composition et leurs attentes. Les rencontres contribuent à l’enrichissement des analyses et propositions initiales. Ainsi il a été constaté que, pour un réel changement de représentations et de développement d’actions concrètes, la manière dont on construit, diffuse et complète le film, importe autant que le film lui-même.

Ces films aident, encore, à la décision.
Ils placent les destinataires (responsables administratifs techniques et politiques) en situation d’écoute, dans les réunions débats et encouragent des changements dans les processus de décision.
En résumé, cette démarche propose d’explorer et de mettre en débat les dimensions qualitatives d’une situation de formation et de travail à travers les perceptions subjectives des acteurs.

3. L‘état d’esprit et les conditions de l’intervention
La réalisation et la diffusion des films permettent d’éclairer les écarts de représentation, les incompréhensions, les références identitaires et professionnelles propres aux acteurs. Les croisements de regards mettent en évidence les points de vue respectifs, les systèmes de contraintes propres à chacun. La mise en oeuvre s’inscrit dans un ensemble de règles déontologiques et méthodologiques, dont il faut rappeler ci-dessous quelques aspects.
Un engagement de tous
La prise de parole constitue un engagement, un investissement, mais aussi une prise de risque. La préparation et la mobilisation des acteurs en amont de l’intervention constituent une condition impérative à la mise en place de la démarche. La diffusion du vidéogramme doit être accompagnée et dynamisée par le commanditaire du projet. Le partenariat entre MSE, le commanditaire et les autres acteurs locaux, ne s’arrête donc pas à la réalisation du vidéogramme, mais se poursuit dans le cadre d’une stratégie de diffusion à organiser ensemble.
La durée
Les groupes doivent être constants, ce qui signifie que la question de l’engagement doit aussi être posée en terme de durée. Ce qui est recherché est l’aboutissement à une expression responsable et collective, dépassant les discours individuels, convenus ou supposés attendus. La caméra agissant en miroir, renvoie séance après séance le travail de construction de cette parole qui, petit à petit prend forme et trouve sa force dans la réflexion et la prise de distance dont elle témoigne. La présence régulière des participants est donc un gage important pour la réussite du projet.
Le volontariat
La diffusion des images produites dans le cadre de l’auto-médiatisation est subordonnée à l’accord des participants. Ils sont informés de la destination des vidéogrammes et des utilisations potentielles. En particulier, ils sont informés du fait que les vidéogrammes produits peuvent constituer des supports de communication au-delà de cercles de diffusion restreints.
La transparence
Un retour d’informations sur les utilisations et les effets des films sont organisés auprès des groupes producteurs. Lors des diffusions, les vidéogrammes sont présentés dans leur totalité. Ils ne font donc pas l’objet de présentations partielles afin d’éviter toute décontextualisation des propos qui s’y tiennent. Si un montage de plusieurs vidéogrammes est réalisé, c’est avec l’accord du groupe producteur.

4. Une hypothèse de déroulement …
La mise en place d’une expérimentation dans le cadre des échanges de jeunes pourrait s’envisager en 6 étapes et s’étaler sur une durée de 13 à 18 mois.

Phase 1
Préparer et initialiser (5 mois )

- Créer une instance de pilotage du projet
- Clarifier et valider les objectifs, les cibles (Réservé à l’Arc Latin ?)
- Élaborer une proposition chiffrée
- Repérer des territoires potentiels et des ressources locales dans 3 à 4 pays européens, vérifier les conditions de faisabilité avec l’existence d’une volonté d’expression et d’écoute
- Organiser un atelier transnational de formation permettant le transfert de la méthode sur les équipes de chaque pays,
- Constituer les groupes et organiser les calendriers de réalisation
Phase 2
Etre à l’écoute des résistances (2 mois)

- Mettre en place et animer dans chacun des pays des séances d’expression
avec des groupes de jeunes, qui n’osent pas participer à des programmes de mobilité
- Réalisation d’un document par chacun des groupes avec traduction des films
- Echanges de K7 entre les différents groupes
- Visionnage et approfondissement des échanges
Phase 3
Mettre en débat les résultats (2 mois)

- Mettre en place des rencontres filmées dans chaque pays entre les jeunes
« hésitants » et des jeunes ayant participé à des programmes de mobilité
- Enrichissement des films et échanges de K7 entre les différents groupes
Phase 4
Analyser les conditions de réussite (1 mois)

- Réalisation d’un film de synthèse
- Séminaire de bilan transnational avec les représentants de tous les acteurs (Jeunes, accompagnateurs, responsables des collectivités locales, …)
- Elaboration d’une stratégie de diffusion des productions
Phase 5
Diffuser les films pour faire connaître 2 à 8 mois

- Mise en oeuvre de la stratégie de diffusion définie en phase 4
- Mesure des résultats
Phase 6
Bilan final et valorisation

- Présentation des résultats au cours d’un colloque international

Suite à cet exposé sur l’auto-médiatisation, les participants poursuivirent leurs réflexions sur les outils nécessaires au développement de la mobilité chez les Jeunes ayant moins d’opportunités.
L’association Eurocircle intervint sur l’élaboration des outils d’accompagnement et de suivi des actions de mobilité des jeunes avec moins d’opportunités:
La première étape fut la critique du site SOS SVE
1. Les projets sont en anglais donc constitue un frein pour les jeunes JAMO.
2. Les projets ne sont pas mis à jour, ils ont évolué ou sont terminés.
3. Il n’y a pas les dates des prochaines places disponibles (deadline et date du début du service volontaire (perte de temps))
4. On ne peut pas modifier les données sur la base, donc on ne peut pas actualiser le projet qui est agréé pour 3 ans. L’idée est de pouvoir modifier son projet sur la base et donc de le réactualiser
(Le jeune ne se fait pas une fausse idée).
5. Le jeune ne peut pas se faire une idée très concrète d’un projet donc il faut créer un lien « ancien volontaire du projet » qui permette au jeune de communiquer et de se faire une idée plus précise de son sve.
6. Il faut des photos pour donner envie aux jeunes de partir

La seconde étape concerna la base de donnée pour JAMO.
EUROCIRCLE propose un site en plusieurs langues pour qu’elle soit accessible à tous.
Eurocircle a crée un lien sur le site avec les ex SVE pour qu’ils puissent directement dialoguer entre jeunes. Il faudrait imager les projets avec des photos des tuteurs et de l’environnement d’accueil et rajouter une rubrique pour le logement avec des photos, et une autre dans laquelle les jeunes puissent exprimer leurs difficultés leurs sentiments…
Les autres raisons pour lesquelles cette base ne fonctionne pas :
- Pas accès aux ordinateurs
- La langue
- Les animateurs ne se servent pas du moyen technique et ne donnent pas accès aux postes


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Vendredi (après-midi)
Après la pause repas les deux assemblées se retrouvèrent en séance plénière pour mettre en commun leurs avancées.
La question était de savoir comment intégrer le projet JAMO au sein de l’Arc-latin, en tenant compte des constatations des acteurs européens Jeunesse.
Après la présentation des conclusions des deux ateliers, les échanges permirent d’aboutir à deux constatations :
-chacun doit s’auto-évaluer afin de valoriser ses compétences et améliorer ses points faibles.
- il faut développer des outils nouveaux comme l’auto-médiatisation pour pousser les jeunes à la mobilité.
Les méthodes utilisées pour la mobilité JAMO sont différentes dans chaque pays. Il faudrait créer une base de données dans laquelle il serait possible d’identifier les acteurs et dire avec qui ils pourraient travailler.

La question majeure qui fut alors posée concerna l’adéquation du projet Jamo et de l’Arc Latin.
Le nouvel appel « grande échelle » du programme Jeunesse apparaît comme une possibilité fortement envisageable.
Pour porter ce projet il faut définir les acteurs. L’enjeu principal est son aspect à grande échelle et le fait qu’il permettrait de développer des activités.
La confidentialité entre le jeune et le formateur est très importante. Il faut définir clairement le projet au sujet des films grâce auxquels nous pourrions témoigner des expériences positives des jeunes sur le terrain pour l’Arc Latin.
Conclusion : Chacun à son niveau doit valoriser ce qu’il fait, dire concrètement ce qu’il peut développer et améliorer.
Postulat : nous pensons que la mobilité peut être une opportunité donc il est nécessaire de prouver que cela en est une et réussir à convaincre les jeunes.

 

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Samedi 18 février (Matinée)
Après un bref échange entre les ateliers où les difficultés des opérateurs furent mises en avant (problème linguistique, la mixité entre des JAMO et des jeunes sans difficulté, la professionnalisation des acteurs bien souvent bénévoles, le surcoût de la préparation des jeunes ayant moins d’opportunités).

Atelier 1 : ARC-LATIN –Les possibilités du partenariat public-privé

Durant cette dernière journée de travail les participants à cet atelier s’accordèrent sur la nécessité de demander un budget de 10 000 euros à la commission citoyenneté de l’Arc-latin pour engendrer le projet.
Le calendrier prévisionnel devrait être comme suit :
- février-mars : les experts trouvent les partenaires
- 15 mars : suite à la commission citoyenneté de Mantova, les collectivités devront réaliser un petit descriptif de leur structuration.
-mi-avril : mandat à un prestataire de faire un état précis de leur capacité d’engagement financier et territorial
- fin mars : accord de principe des partenaires
-vendredi 7 avril : réunion à Marseille pour un brainstorming avancé avec le groupe de travail élargi. Il faudra également pressentir le budget
- avril-mai : rédaction du projet
-1er juin, la rédaction définitive doit être faite.
Le dernier point abordé posa la demande à Eurocircle de réaliser un e-group pour la mise en commun.

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Atelier 2 : Elaboration des outils d’accompagnement et de suivi des actions de mobilité des jeunes avec moins d’opportunité

Bourse d’échange de partenaire


1. ACTION 2 : SVE court terme

Porteur: Host Pistes Solidaires
Coordinateur: Eurocircle.
Contact: bsoulae@yahoo.fr
Tel: 00 33 6 62 54 26 61
Activité principale: Former les jeunes aux logiciels 3D et réaliser avec lui un film vidéo
Date limite: 1er Novembre 2006
Partenaires interessés: Continuous action, Nowy staw foundations.

2. ACTION 2 : SVE court terme
Porteur :“Youth in action” “ Saku Youth Center”
“Let’s developing together”
Roasitu local community
Durée : 3 semaines – 3 mois
Organisation coordinatrice : NGO continuous action in Estonia
Contact :continuousaction@hot.ee
Date limite: 1er Novembre 2006.

3. ACTION 2 : long terme pour septembre 2006
Porteur: “kindergarten Kulafera”
Activité principale : Travail créatif avec les enfants, notion de base en anglais
Durée : 10 mois à Tallinn
Date limite : 1 Avril 2006.

4. ACTION 1 : Projet en Turquie
Age: 19-21 / 18-22
Contact: Vita: vitatita@yahoo.com
Pays: Lithuania
Titre: About ART
Groupe cible: jeunes en difficulté (19-21) 5+1 leader
Partenaires potentiels: Romania – Millennium Center, Poland, Lithuania, Turkish
Date limite: 1er Septembre 2006.

5. ACTION : 1 pour les futurs SVE COURT TERM/JAMO. Action de sensibilisation grâce à une action 1.
Groupe cible : Jeunes polonais, roumains et français.
Sujet: SVE court terme
SVE 3 pays
Partenaires potentiels: Addap 13, Millennium center / Victor, Continuous action Nowy Staw Poland
Date limite: 1er Septembre 2006
Projet: France/ Marseille

6.ACTION 2 : SVE court terme - 3 places dans des structures à Marseille
Porteur: coordinateur Eurocircle.
Contact: Roussely Elsa 03 33 4 91 42 94 75
e-mail : eurocircle@ec-network.net
Sujet :culture/ environnement / sport
Partenaires potentiels: Barcelona voluntary Millennium canter / Romania continuous action Nowy Staw Foundation
Date limite: 1er Novembre 2006
Projet: France.

7.ACTION 1 : Dans le Nord Est de l’Hongrie
Porteur: Angol Muhely
Participants: entre 16 et 20 ans / 6 + 1 of the leader country
Contact: 03 36 30 349 04 50
Sujet: trésors Culturels, redécouverte de la lecture, restitution d’un texte écrit, recentrage sur la culture du pays, littérature
Date limite : 14 Août – 22 Août

8. Action 1
Porteur: Grèce
Contact: 00 30 23 10 55 26 55
info@KidinAction.gr
Titre : Creativity III
Sujet: théâtre de rue, vidéo
Participants: 18 –25 ans, les encadrants peuvent être plus âgés / 15 countries

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JAMO 2 : ANNEXE : Programmes et participants

Programme du séminaire :

Jeudi 16 Février :

9.00 9.30 : Installation
9.30 : Discours de bienvenue
M. Guérini, Président du CG Bouches du Rhône
M Bombin, Conseiller Général du Var
M. Massey, Directeur régional de la DRDJS, PACA

10.15 : Pause café, conférence de presse et allocutions des partenaires institutionnels
10.45 : Discours de bienvenue
- Corinne Vidal, Commission européenne , représentation à Marseille
- Madame OLIVIER, Agence française Programme européen Jeunesse
- Ralf Makrutzki, Eurocircle: Présentation du programme et des participants
11.15: Discours d’introduction
- Réseau JAMO : Origine et perspective (DRDJS) + Discussion plénière Georges Sylvestre
- Présentation des ateliers Linda Casta Atelier 1
Ralf Makrutzki Atelier 2
- Présentation des partenaires internationaux
12.10 : Début des ateliers : Tour de table
13.00 : Déjeuner à la cafétéria CG 13
14.30 : Reprise des ateliers

Atelier I : ARC LATIN - Les possibilités du partenariat public-privé (DRDJS)
Organisation:
Linda Casta CG 13 et Laurent Duplan CG 83
Animation : Georges Sylvestre DRDJS
Articulation des collectivités locales avec les opérateurs de mobilité internationale, pour une proposition pertinente au service des jeunes en difficulté :
- Echange d’expérience, le cas des collectivités françaises en appui au réseau JAMO
- Les compétences spécifiques des partenaires publics sur les politiques de Jeunesse
- Les modes opératoires entre collectivités au sein de l’Arc Latin pour une collaboration transnationale.
- Comment répondre à l’appel à proposition de la Commission européenne « le cas du réseau JAMO » ?

Jeudi
- Les possibilités du partenariat public-privé
Articulation des collectivités locales avec les opérateurs de mobilité internationale, pour une proposition pertinente au service des jeunes en difficulté.
- Echange d’expérience, le cas des collectivités françaises en appui au réseau JAMO
- Les compétences spécifiques des partenaires publics sur les politiques de Jeunesse
- Les modes opératoires entre collectivités au sein de l’Arc Latin pour une collaboration transnationale, réussi.
Comment répondre à l’appel à proposition de la Commission européenne : cas du réseau
JAMO .

Vendredi matin:
Objectif : Mise en perspective :
Mise en stratégie des possibilités de chaque collectivité, et définition des critères opérationnels JAMO/ Arc Latin.
Adéquation entre les attentes et les besoins des collectivités territoriales à partir des possibilités repérées sur les territoires et des opérateurs de terrain :
- Quels projets, quelles actions avec quels moyens financiers ( appel à projet de grande échelle, Pic Interreg, EQUAL , Agence Nationale du programme jeunesse... )
- Restitution et visualisation sous forme de tableaux synthétiques des possibilités et des contraintes pour une mise en oeuvre opérationnelle du calendrier 2006- 2007.


Atelier II : Elaboration des outils d’accompagnement et de suivi des actions de mobilité des jeunes avec moins d’opportunités:
Animation : Ralf Makrutzki, EC, Nicole Suarez, DRDJS

Jeudi
14.30 – 15.15 h : Présentation des participants européens et français et de leur structure.
15.15 – 16 h : Table ronde des opérateurs JAMO, définition des problématiques des partenaires, échange de bonnes pratiques (Act.1et SVE) (Modérateur : Laure Légier, CRIJ)
16 – 16.15 h: Pause
16.15 – 17 h : Intervention de peuple et culture sur la formation des opérateurs
17h – 17.30h : Discussion sur les possibilités de transfert avec les partenaires européens
17.30 – 18.00 : Résumé (cahier de charge) et organisation


Vendredi matin
9.30 – 10.15 h : Intervention de MSE sur l’Auto médiatisation : un outil pour documenter, valoriser et évaluer le progrès dans les parcours d’insertion des jeunes.
10.15 – 10.45 h : Discussion sur les possibilités de transfert du concept de l’Auto médiatisation pour des actions de mobilité des jeunes.
10.45 – 11h : Pause café
11.00 – 12.30 : Les systèmes d’accompagnement
- Proposition bases de données Internet : Act 1 Echanges, Act 2 postes SVE court terme
- Présentation du site Internet JAMO
- Proposition d’un séminaire spécifique aux opérateurs SVE court terme, création de postes.
12.30 – 14.30 h : Déjeuner à la cafétéria CG 13
14.30 - 15.15 h : Plénière (Animation: Linda Casta)
Synthèse et compte rendu de l’atelier 2 : synthèses des bonnes pratiques dans la perspective du projet « grande échelle ». Présentation des propositions européennes.
15.15 - 16 h : Synthèse et compte rendu de l’atelier 1 :
Proposition des bonnes pratiques pour le Suivi JAMO 3 : « Grande Echelle »
Réflexion sur la charte JAMO

Samedi (Modérateur : Franck Buijtenhuijs, LUCK)
Bourse d’échange de partenaires

Proposition concrète pour le projet « grande échelle »
Repas de clôture avec des spécialités des pays partenaires


1) Participants
ATELIER 1 : Collectivités
DRDJS: SUAREZ, Mme AMELINEAU, M SYLVESTRE/ M FERRIER
CG des Bouches du Rhône : J. M. BUISSON, L. CASTA, J.C. BOURNEZ, Alain DEVAUX
CG Vars : Relations Internationales : L. DUPLAN, Alexandra, QUILICHINI
CG Vars : Lieux de Vie : Marjorie BORG, Corinne CARRERAS
CG Hérault : Relations Internationales, Jeunesse : Catherine THIBAUT, Elisabeth ARLET
CG Gard : Relations Internationales, Jeunesse :
AFPEJ : Isabelle OLIVIER
Ville de Marseille DGASSU : Gaétan FAUCI
Espagne, Diputacion de Huelva: Sonia MORENO
Italie Provincia du Mantova: Simonetta PANZANI
Italie Regione Puglia : Isabelle TISCLI

ATELIER 2 : Opérateurs
OPERATEURS EUROPEENS
Espagne - Barcelona Volontariat : Guillaume TONNAIRE
Espagne - Universidad Publica de Navarra, Pamplona : Cristina Vera PEREZ
Italie - Cooperatia Sociale ONLUS, Vicenza : Marianna BAGNAROLI
Italie - Europe Direct, Triest : Roberta STEBEL
Allemagne - Bildungsmarkt eV , Berlin : Markus KLOPSCH
Pologne - Nowy Staw Foundation, Lublin : Aleksandra Krygier
Lituanie - L’Agence des échanges Jeunes, Vilnius  : Vita PAVILIONYTE
Lituanie - L’Agence des échanges Jeunes, Vilnius : M. Eduard
Lituanie - Balte Latino : Rasa KAROUN
Estonie - NGO Continuous Action, Talinn : Elen BRANDMEISTER
Roumanie - Millenium Centre, Arad : Victor ROMAN
Hongrie - Artemisszio : Kornélia BOTH
Grèce - Kids in Action, Thessalonique : Dimitris VAXTANIDIS
Ukraine -moloda prossvita Hostelling International : Olena Filatova

OPERATEURS FRANCAIS
EUROCIRCLE, Marseille : Makrutzki ,Roletto, Roussely, Stallmann, Viglielmo, Dobrovolny, Guerini,
Peuple et Culture, Montpellier : Catherine BALLIN
CRIJ,Paca : Laure LEGIER
Ecole 2ème Chance, Marseille : Anna RODRIGUEZ
Mission Locale de Marseille : C. PAUL, C. MANOLO
ADDAP 13 Marseille : H. COIFFET, T. COUDERC, A.BOUZRIBA
Pistes Solidaires, Toulon : Bertrand SOULCIE
Regain, Avignon : Yannick ROSADA
Aide aux Jeunes Travailleurs, Marseille : Sébastien CHALLIET
Tétraèdre Passage, Marseille : Sylvie MALHERBE
LUCK : Franck BUIJTENHUIJS
BIJ DU PAYS D'ARLES : Marjorie BARRUEL
Odel Var : Julie PERI
Touiza Solidarité : Annabelle HUYNH
MSE : Michaël DIEBOLD


PROPOSITION EUROCIRCLE : Cahier des charges

A) Création d’infrastructures nécessaires /Partenariat public - privé :
- Définition des partenaires des réseaux locaux, départementaux ; régionaux et transnationaux
- Coordination des réseaux
- Installation et coordination de comité de pilotage

B) Développement de nouveaux outils pour les Jeunes en difficultés, support technique :
- Site Internet : JAMO, actualisation, mise à jour et intégration des éléments nouveaux.
- Act. 1 - Base de données JAMO. Recherche de partenaires pour les échanges des jeunes du réseau JAMO
- Act 2 - Base de données des postes sve court terme des partenaires JAMO
1. Définition du poste, coordonnées des structures et des responsables
2. Description concrète du travail à faire
3. Dates pour les prochaines vacances
4. Photos et vidéos de l’environnement du poste et du tuteur.

C) Développement de nouveaux outils pour l’évaluation et la valorisation des parcours des jeunes JAMO inscrit dans une action de mobilité européenne : l’Auto médiatisation

D) Elaboration et réalisation d’un concept pour une formation des animateurs et pour l’accompagnement individualisé des jeunes en difficultés

E) Elaboration et réalisation d’un concept pour la motivation, la mobilisation, le recrutement des jeunes en difficulté.

F) Elaboration et réalisation d’un concept pour la création des postes SVE court terme : Coopération avec les 4 acteurs locaux les plus important ;
- spécialiste mobilité européenne/coordinateur
- spécialiste travailleur social/pédagogue auprès du groupe cible Jamo
- Structure d’accueil : environnement/ animation/sport/artistique/etc.
- Administration/collectivités

G) La réciprocité : Engagement des partenaires du réseau JAMO sur la création des postes d’accueil SVE court terme et des échanges de Jeunes

H) Nécessité d’impliquer d’avantage les collectivités dans les questions de logement.

I) Mettre en place un concept de formation linguistique.

 

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Compte rendu du comité de pilotage JAMO du lundi 10 avril

Liste des invités présents :
Sylvestre Georges - DRDJS-PACA
Bournez Jean Claude - CG 13 Jeunesse
Devaux Alain - CG 13 Jeunesse
Fauci Gaetan - DGASSU
Legier Laure - CRIJ PA
Francois Stéphane - ADDAP 13
Chaillet Sébastien - AAJT
Roussely Elsa  - Eurocircle SVE
Makrutzki Ralf  - Eurocircle
Giraud-H Annie   - Mouvement européen
Coustet Isabelle - Parlement européen

1. Le 13 mai – JAMO, YAP et la Journée de l’Europe :
Cette réunion a commencé par l’évènement de la journée de l’Europe du 13 mai portée par L’ADDAP 13 qui aura lieu sur l’esplanade St Jean. M Stéphane François, directeur de l’ADDAP 13 Centre, a présenté cette journée /évènement qui s’inscrit dans le cadre du projet YAP.
Il a souligné la présence d’un point presse entre 15h30 et 16h où seront conviés les élus du Conseil Général et d’autres membres officiels des différentes institutions comme Mme Dominique Carlotti en tant que députée européenne et conseillère générale déléguée à la protection de l’enfance au Conseil Général 13.
Il est prévu une visite du site pour ces personnes.
Pour le village Europe, Stéphane François propose un maximum de 4 tentes de 30m carrés à dispositions des associations travaillant avec les programmes européens et demande aux structures d’établir très rapidement leur demande pour le matériel nécessaire ( tables, chaises, connexion Internet, écran.... L’animation du village Europe est sous la responsabilité d’Eurocircle et de ses partenaires engagés dans cette journée. Il est nécessaire de prévoir des animations pour le public cible (les jeunes de 8 à 14 ans et les 14-18 ans) a rappelé M. JC Bournez, directeur du Service Jeunesse du Conseil Général 13. Le Conseil Général s’inscrit dans le village Europe et propose un stand d’information pour les jeunes.
Les partenaires prévus au village Europe sont des organisations impliquées dans les programmes européens : Eurocircle, Pistes Solidaire, Compagnons bâtisseurs, Unis-Cité, Le Mouvement européen, Europe Direct, la Maison du Volontariat Internationale.
Le mouvement européen représenté par Mme Annie Giraud met à disposition un kit Europe de l’Education Nationale ainsi que des fiches techniques (destinées aux jeunes des collèges et lycées) .
Mme Isabelle Coustet, représentante du Parlement européen sur Marseille met gracieusement à disposition du matériel pédagogique européen en direction des jeunes pour cette grande manifestation et prévoit d’informer et d’inviter des députés européens sur le site. Elle tient particulièrement à la présence de Mme CARLOTI, députée européenne.
Mme Coustet a également invité l’équipe d’Eurocircle à la conférence de presse du 5 mai 2006 à la représentation du parlement européen à Marseille afin de présenter le projet de la journée de l’Europe du 13 mai et de faire entendre des témoignages de volontaires européens.
M. Gaëtan Fauci, chargé de mission à la DGASSU de la ville apporte sa contribution pour toute demande technique particulière pour cette journée du 13 mai sur l’esplanade St Jean (installation du réseau Internet, restauration...)

En ce qui concerne l’animation du Village Europe, Laure Légier a proposé sa participation en tant que responsable du pôle Europe du CRIJ et souhaite faire intervenir des lauréates marseillaises d’une Action 3 du Programme Jeunesse et d’une action « Initiative Jeune », qui ont réalisé une exposition photographique sur les Balkans.
D’autres jeunes de la région Paca ayant réalisé des projets européens, seront invités au village Europe pour témoigner de leurs projets et promouvoir tous ces dispositifs auprès des jeunes présents à cette journée.
M. Georges Sylvestre, correspondant régional du Programme européen Jeunesse, en collaboration avec l’Agence Nationale du Programme européen pour la Jeunesse et Eurocircle, rassemblera pour cette journée du 13 mai, les volontaires de l’action 2 en cours de volontariat dans la région PACA. Il leur offre la possibilité de se rencontrer et de promouvoir le SVE auprès des jeunes marseillais rassemblés le 13 mai ainsi que de présenter, auprès de la télévision locale, leur expérience en France.
Eurocircle prend en charge l’organisation du Village Europe et réunira ses partenaires le mardi 25 avril pour la grande réunion de préparation organisée par l’ADDAP13, à la Maison Départementale de la Jeunesse et des Sports.

2. Activités 2006
- EC est labellisés " SOUTIEN DES ORGANISMES ACTIFS AU NIVEAU EUROPEEN DANS LE DOMAINE DE LA JEUNESSE ”
- SVE long terme :11 volontaires envoyés, depuis notre agrément comme structure d’envoi, à travers l’Europe et les pays partenaires, comme la Bulgarie ou la Turquie.
- SVE court terme, coopération avec le Conseil Régional et les missions locales de Marseille, pour accompagner les jeunes vers la mobilité internationale grâce au SVE. Un financement du Conseil Régional vient renforcer cet accompagnement et, EUROCIRCLE prévoit d’envoyer sur la durée du projet, 12 jeunes en SVE court terme.
- Avec le programme Leonardo Mobilité, nous avons pu accueillir 12 jeunes « JAMO » de Berlin dans les restaurants du Cours Julien à Marseille pour des durées de 2 à 3 mois.
- Projets suite de JAMO 1 : les projets YAP (Addap 13) SEE LARGE, (Mission locale) sont en cours.
- Séries d’échanges, Action 1 pour les jeunes n’ayant jamais eu accès à la mobilité internationale.
- CREATIVITY 3 Thessalonique / Kids in Action/ jeunes de l’ADDAP13
- MULTILATERAL préparation SVE court terme Marseille /partenaires JAMO/Eurocircle/MVI/ADDAP13
- Propositions actions 1à l’envoi: 8 projets en Europe avec notre Partenaire Pistes Solidaires.
- EC devient structure de coordination : Le foyer des Jeunes travailleurs et le théâtre le Petit Merlan demandent de recevoir des jeunes volontaires et est encours de créer d’autres postes SVE long et court terme.
- Projets en développement : ACP (avec Léo Lagrange) et Plan D avec des centres sociaux de Marseille.

3. Séminaire JAMO II – Arc Latin, préparation « Grande échelle »
Après avoir présenté les actions prévisionnelles pour l’année 2006, Ralf Makrutzki a développé les divers champs d’actions d’Eurocircle pour le « Projet Grande Echelle » s’inscrivant dans le programme J.A.M.O.
A) Création d’infrastructures nécessaires /Partenariat public/ privé :
Définition des partenaires des réseaux locaux, départementaux ; transnationaux
Coordination des réseaux et de comité de pilotage
B) Développement de nouveaux outils pour les Jeunes en difficultés, support technique :
Site Internet : JAMO mise à jour et intégration des éléments nouveaux
Act. 1 - Base de données JAMO pour les échanges des jeunes
Act 2 - Base de données des postes sve court terme des partenaires JAMO
1. Définition du poste, coordonnées des structures et des responsables
2. Description concrète du travail à faire
3. Dates pour les prochaines vacances
4. Photos et vidéos de l’environnement du poste et des tuteurs.
C) Développement de nouveaux outils pour l’évaluation et la valorisation des parcours des jeunes JAMO inscrit dans une action de mobilité européenne : l’Auto médiatisation
D) Elaboration et réalisation d’un concept pour une formation des animateurs et pour l’accompagnement individualisé des jeunes en difficultés
E) Elaboration et réalisation d’un concept pour la sensibilisation, la mobilisation et le recrutement des jeunes en difficultés
F) Elaboration et réalisation d’un concept pour la création des postes SVE court terme :
G) La réciprocité : Engagement des partenaires du réseau JAMO sur la création des postes d’accueil SVE court terme et des échanges des Jeunes
H) Nécessité d’impliquer d’avantage les collectivités dans les questions de logement.
I) Mettre en place des concepts de formation linguistique.

4. Création de postes court terme
Rassemblement des structures locales et européennes pour la création de postes/ réciprocité des échanges SVE court terme dans le réseau JAMO
Lors de ce comité de pilotage plusieurs suggestions ont été faites afin de créer des postes de SVE court termes dans la région PACA :
Dans le cadre du Programme JAMO, M. Gaëtan Fauci propose de créer des postes de SVE courts termes au sein des différentes antennes de la DGASSU.
Georges Sylvestre propose d’intégrer 2 nouvelles structures agréées sur l’accueil de volontaires en court terme, de la région PACA dans notre réseau JAMO.
Sébastien Chaillet nous invite à rencontrer le réseau « GRAINES », rassemblant des structures environnementales, qui doivent se retrouver pour la journée « MER EN FETE » sur le bateau, le Napoléon.

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